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Pénurie de lait en perspective
Publié dans Business News le 02 - 07 - 2018

La rareté exponentielle du lait fait l'objet de discussions quotidiennes chez la plupart des foyers tunisiens. Des bruits concernant une éventuelle augmentation des prix, ont provoqué une monopolisation et l'absence de lait sur le marché. Certains professionnels parlent même d'une possible pénurie. Focus sur une vraie polémique en perspective.

Constat général. Arrivant en grande surface, les rayons du lait sont pratiquement vides. Lait entier ou 0%, pour le reste chaque client a droit à un ou deux paquets. Certains vendeurs usent du système D pour les clients privilégiés, les six briques de lait partent dans un emballage cadeau, ou dans un carton et le tour est joué. Le client est aux anges content de sa trouvaille inespérée. Voilà où en est la réalité du marché. Des litres de lait étaient, jadis, déversés dans la nature, aujourd'hui, obtenir quelques litres devient un luxe.


La raison première revient aux bruits qui ont couru concernant une éventuelle augmentation des prix de 200 millimes/litre. Les réseaux de monopolisation se sont activés pour le stockage du lait, pour le redéployer sur le marché une fois que la décision officielle des hausses soit prise.

C'est dire qu'il ne s'agit pas de simples rumeurs infondées. En effet, Yahia Massoud, membre du bureau exécutif de l'Union des agriculteurs chargé de la production animale, avait affirmé, depuis le mercredi 27 juin 2018, que le prix d'une brique de lait atteindra très prochainement 1.300 millimes. Il avait, même, assuré que le gouvernement avait promis une augmentation comprise entre 200 et 260 millimes par litre. Toujours selon lui, le glissement du dinar et la hausse des prix du fourrage (matière première achetée en devise), le coût de production du lait est en train d'augmenter à vue d'œil. « Si on veut que l'agriculteur s'en sorte, il faut que le prix soit de 1.500 millimes, le prix atteindrait 1.900 millimes si le système tombe. Les agriculteurs sont en train de vendre leurs bétails, selon nos estimations 30.000 vaches tunisiennes ont été vendues à l'Algérie », a-t-il souligné.
Et d'ajouter que l'année dernière le stock de lait était de 58 millions de litres de lait en cette même période de juin. Cette année, il n'est que de 17 à 18 millions de litres de lait. Le stock ne permet pas d'atteindre le mois de juillet et l'agriculteur étant perdant choisira plutôt de vendre son bétail, a-t-il affirmé.

« Nous voulons la libéralisation des prix. Nous réclamons la mise en place d'une stratégie nationale, où on accorderait des subventions aux agriculteurs pour qu'ils puissent produire eux mêmes leur fourrage », a-t-il martelé.

Toutefois, le ministre du Commerce, Omar Béhi avait démenti, dans la journée même, une quelconque augmentation du prix du lait, contredisant l'annonce de l'Union des agriculteurs faite le matin même.

Catégorique, il a assuré « Non, il n'y aura pas de hausse des prix de lait ! ». Et d'ajouter : « Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, les augmentations sont annoncées par l'Etat et jusqu'à ce moment l'augmentation du prix du lait n'est pas prévue ». Ceci dit, le ministre a souligné que les négociations sont toujours en cours.

Les propos de ministre, ont été appuyés par Boubaker Mehri, président de la Chambre syndicale des industries laitières, qui a assuré, ce matin du lundi 2 juillet 2018, qu'il n'y a eu aucune décision d'augmentation du prix du lait. « Aujourd'hui, il y a une baisse de la production aussi bien au niveau de l'agriculture qu'au niveau des industriels. Certains ont procédé à l'augmentation des prix sans aucune consultation. Ni l'agriculteur, ni l'industriel n'en sont responsables. Cependant, il y a une grande monopolisation et aucun contrôle de la part de ministère du Commerce », assure Boubaker Mehri.

Il a indiqué que le manque de lait est dû aux bruits faisant état de l'augmentation des prix, soulignant qu'aucune décision n'a été prise dans ce sens. « La baisse de la production revient à l'exaspération de l'agriculteur qui vend à perte. L'agriculteur vend à 766 millimes/litre, ce qui ne couvre même pas le coût de production. Nous avons revendiqué une augmentation de 180 millimes/litre : 134 millimes qui reviendront à l'agriculteur, et 46 millimes pour l'industriel. Nous avons voulu donner un signal vert aux producteurs, mais aucune suite n'a été donnée à notre requête », a-t-il expliqué.

Et d'ajouter, que la réserve actuelle de lait ne pourra, probablement, pas couvrir tous les besoins de la Tunisie d'ici la fin de l'année, affirmant qu'il y aura recours à l'importation, « Cela dit, nous sommes totalement contre l'importation du lait. D'ailleurs, les prix du lait importé seront exorbitants. Malheureusement, la mauvaise gestion des autorités a contribué à la détérioration du système de la production laitière ».

Selon certains experts, les tergiversations du gouvernement quant à l'approbation de l'augmentation revendiquée, serviront à l'ouverture du marché vers l'importation de lait de la Turquie. Une hypothèse qui trouve sa justification dans les éléments faisant état d'une éventuelle pénurie du stock actuel du lait, puisque les réserves actuelles ne couvriront pas les besoins locaux d'ici la fin de l'année. Cela dit, ça reste une hypothèse qui ne trouve aucune confirmation officielle.
Ainsi, une conférence de presse sera tenue dans la journée de demain à l'UTICA, pour annoncer les mesures qui seront prises à la suite des négociations entre les autorités de tutelle, l'Utap, la chambre syndicale ainsi que les parties intervenantes dans l'affaire.

En tout état de cause, la production de lait constitue une véritable problématique, aussi bien pour les industriels que pour le producteur. L'augmentation des prix ou encore l'absence de lait est l'un des calvaires des familles tunisiennes, les autorités se trouvent dans l'obligation de trouver un accord satisfaisant entre tous les acteurs.


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