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L'entreprise autrement : Consommation, le règne de l'anarchie
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 05 - 2019


Par Foued ALLANI
Il baigne dans une formidable anarchie. Il coule plutôt. Il, c'est notre état lié à la consommation. Et, chose encore plus grave, il ne fait que nous entraîner avec lui, depuis de longues années dans sa descente aux abîmes. Traduire, vers la dépendance totale et le mal-développement.
D'aucuns, experts ou non, vous diront que nous avons atteint, hélas, le point de non-retour, et ce, malgré les multiples efforts fournis par différentes parties dans le but d'éviter cette issue devenue fatale. Très difficile pour nous, sinon impossible, du moins dans l'état actuel des choses de faire marche arrière. Certains, et ils sont nombreux, ont un intérêt vital que cette situation morbide perdure.
Inutile, donc, de parler, ici d'un modèle à changer puisqu'il est impossible de considérer l'existence de ce genre de montage intellectuel, en présence de l'anarchie. Il s'agit, par conséquent, de tout mettre en œuvre pour concevoir un modèle durable et productif, oui productif, de consommation. Et faire en sorte, après, de l'appliquer progressivement.
Le magma actuel se présente, comme déjà dit, comme un état tragique croulant sous les paradoxes et les dysfonctionnements avec une formidable fuite en avant. Une situation découlant de l'incapacité des gouvernements qui se sont succédé aux commandes du pays depuis plus d'un demi-siècle, à extraire le pays de ce bourbier.
Nos pratiques en matière de consommation sont donc totalement irrationnelles. L'un des exemples les plus édifiants est le paysan qui achète le pain et le lait en paquet de chez l'épicier le plus proche. Autre exemple et non des moindres : le jeune, au chômage, qui grille cigarette sur cigarette et sirote café sur café.
Troisième exemple du même genre, la mère de famille presqu'illettrée qui exhibe, à longueur de journée et non sans fierté, son Smartphone très sophistiqué. Ou bien ces bébés devenus enfants qui sont encore en couches culottes. Ou encore ces familles démunies qui font tout pour s'acheter le mouton de l'Aïd.
Des pratiques aussi erronées que néfastes qui puisent leur bien-fondé dans une culture de plus en plus matérialiste et individualiste et qui se sont transformées, au fil du temps, en habitudes, puis en normes sociales pour, enfin, être érigées en vérités absolues, donc des valeurs sacrées, au grand dam des réalités du pays, des connaissances scientifiques, de l'efficacité et autres.
Gaspillage, gestion de l'offre au lieu de la demande, frime, engouement pour tout ce qui est exotique, dérèglement inquiétant au niveau de l'identification des priorités, autant de concepts à coller à ces pratiques que l'on rencontre aussi bien au niveau des ménages qu'à celui de l'Etat ou à celui des entreprises économiques.
Le tout exaspéré par un laisser-faire révoltant et honteux de la part des autorités publiques qui ne semblent pas concernées par ces pratiques. Pire, elles semblent même les encourager pourvu que sa majesté le consommateur ne se plaigne pas. Avec comme imposant tribut, cet effort de compensation qui se révèle lui aussi l'un des moteurs du gaspillage.
Ces autorités nous ont livrés, rappelons-le, pieds et poings liés au surendettement, à la pollution, aux maladies, aux pénuries, réelles, possibles et imaginables, aux déficits de tous genres, aux multiples visages de la spéculation, participant ainsi à la liquidation, même physique, d'organes entiers de notre appareil productif. Un coût qui atteint des chiffres astronomiques.
Autre conséquence et non des moindres de ces pratiques suicidaires, la paupérisation rampante de la population avec la fonte à vue d'œil de la classe dite moyenne, garante de la stabilité sociale et politique et important réservoir de recettes fiscales pour l'Etat et pour la production des élites.
Nous ne manquerons pas de citer, ici, la généralisation de la corruption, grande ou petite, vraie gangrène qui est en train de ronger tout le pays, le commerce parallèle, la contrebande, la fuite des devises, celle des cerveaux, etc. Autant de fléaux difficiles à éradiquer sans le recours, comme déjà dit, à la conception et à la mise en œuvre d'un bon modèle de consommation. Nous y reviendrons.


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