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Sur quel pied danse-t-on ?
Instance vérité et dignité
Publié dans La Presse de Tunisie le 04 - 08 - 2015

Sihem Ben Sedrine déclare qu'il n'y a jamais eu menace de démission collective, contrairement à ce que Zouheïr Makhlouf lui reproche. En tout cas, il semble qu'à l'IVD, le projet présidentiel sur la réconciliation économique ait produit des effets, et pas des moindres.
Les divisions qui minaient le Conseil de la direction de l'Instance vérité et dignité (IVD), bien avant même que celle-ci ne s'installe dans son siège à Montplaisir et qu'elle n'entame ses activités, ont-elles fini par éclater au grand jour et être servies avec les détails au public qui s'intéresse à la marche de l'Instance, intérêt qui a gagné en ampleur avec l'annonce du projet de loi présidentiel sur la réconciliation économique ?
Et les langues commencent à se délier (contrairement à Noura Borsali et à Khemaies Chammari qui refusent toujours de dire pourquoi ils ont claqué la porte, se contentant de répéter que la vérité sera révélée un jour ou l'autre) pour que les Tunisiens découvrent que les choses ne sont pas au beau fixe au sein de l'IVD et que ses dirigeants ne sont pas sur la même longueur d'onde.
C'est du moins ce que l'on peut souligner en découvrant les déclarations de Zouheir Makhlouf, membre de la direction de l'Instance, qui tempête : «Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi cherchent, par leurs déclarations incendiaires et la surenchère à laquelle ils se livrent contre le gouvernement et la présidence de la République, à torpiller le processus de la justice transitionnelle. En menaçant d'une démission collective de la part des membres de l'Instance au cas où le projet de loi soumis par le chef de l'Etat serait adopté par le Parlement, Sihem Ben Sedrine dépasse toutes les limites. Quant à Khaled Krichi, qui se proclame porte-parole de l'IVD sans que personne ne l'en ait chargé, il appelle à une deuxième révolution qui sera, à ses dires, plus ravageuse que celle du 17 décembre - 14 janvier. Pour moi, ce sont des déclarations inacceptables et un discours inadmissible, irrationnel et participant de la culture de la surenchère qui n'a plus droit de cité en Tunisie, cinq ans après la révolution et à l'heure où le processus de la justice transitionnelle est sur la bonne voie».
Il ajoute : «Quand le projet de loi sur la réconciliation économique proposé par le chef de l'Etat a été porté à la connaissance de l'opinion publique, nous avons publié un communiqué dans lequel nous avons appelé à un dialogue serein dans le but de parvenir à une solution consensuelle. Et nous avons demandé à ce que ce dialogue se déroule sous la coupole du Parlement. Malheureusement, j'ai été surpris par la volte-face opérée par Sihem Ben Sedrine et Khaled Krichi appelant à rompre tout dialogue avec les autorités et menaçant d'une démission collective qui mettrait fin à l'Instance vérité et dignité, et allez savoir si on pourra élire une nouvelle direction. On voulait interagir positivement avec les trois présidences (de la République, du gouvernement et du Parlement). Mais avec ce nouveau discours d'incitation à la rébellion, on risque de voir tout ce que nous avons entrepris jusqu'ici tomber à l'eau. D'ailleurs, on est en train de récolter les retombées désastreuses de ce comportement inacceptable puisque déjà, on sent que les autorités avec lesquelles on entretenait de bons rapports jusqu'ici, ne nous accordent plus la même attention et ne nous écoutent plus comme auparavant, pour ne pas dire qu'elles ne nous accordent plus de crédit. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de rompre le silence et d'exprimer ma colère et mon opposition à cette dérive qui pourrait torpiller le processus même de la justice transitionnelle».
Pour conclure, Zouheir Makhlouf précise : «Ayons le courage et l'honnêteté de reconnaître que le projet de loi de réconciliation économique soumis par le chef de l'Etat est bien plus profitable au pays et à l'économie nationale que le mécanisme prévu dans la loi portant création de l'Instance vérité et dignité. Il suffit de faire remarquer aux détracteurs du projet de Caïd Essebsi que la loi sur l'Instance vérité et dignité ne prévoit pas de dédommagements qui seront payés par les hommes d'affaires acceptant de se réconcilier avec l'Etat et de lui rendre son argent. A l'opposé, dans le projet présidentiel, ils seront obligés de verser à l'Etat un dédommagement de l'ordre de 5% pour le compte de chaque année dont ils ont profité».
«La démission collective, on n'y pense même pas»
Du côté de l'Instance vérité et dignité, Sihem Ben Sedrine est tranchante : « La démission collective n'est pas à l'ordre du jour. On n'y pense même pas. Quand un journaliste m'a demandé qu'est-ce que le conseil de direction de l'Instance va décider au cas où le projet de loi présidentiel serait adopté et que les remarques de l'IVD seraient rejetées, je lui ai répondu que nous prendrons la décision opportune à ce moment-là, mais sans menacer de démission collective.
Pour le moment, nous avons demandé une audience auprès de l'Assemblée des représentants du peuple et nous voulons qu'il y ait un débat public sur ce sujet que nous considérons comme décisif pour l'avenir de la transition démocratique. Quant aux déclarations de Zouheir Makhlouf, je n'en ai aucune idée. J'en prendrai acte et s'il y a une réponse, ce sera au nom de l'IVD et non pas en mon nom personnel.»


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