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Le sens du partage
FOOTBALL
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 08 - 2010

Il y a des entraîneurs dont le travail est aussi fondé sur l'établissement des relations humaines avec les joueurs, outre l'aspect technique de jeu. Au fait, c'est une question de complémentarité et jamais d'exclusion. Il faut faire jouer un football que les gens aiment regarder et que les joueurs aiment pratiquer. Peut-être que Marchand devrait réfléchir à cela.
Il est des équipes qui, d'une façon ou d'une autre, ont besoin d'être secouées, de se remettre en cause. Elles se doivent d'évoluer, de s'ouvrir à des choses nouvelles. Sinon elles finissent par régresser, par sombrer… La défaite de l'équipe de Tunisie contre le Botswana lors du premier match des éliminatoires de la CAN 2012 était au fait la conséquence d'un manque évident de stratégie et d'application dans le jeu. Le rendement des joueurs, leur comportement sur le terrain sont encore là pour le prouver. Mais de manière encore plus précise, c'est à se demander si l'équipe ne savait pas vraiment gérer ses matches, ou encore doser ses efforts? Si ce n'était pas aussi et davantage une question de choix et d'appréciation qui arrivent à manquer à un ensemble qui semblait perdre ses repères, là où il lui fallait pourtant bien débuter pour bien se relancer? Si ce n'était finalement qu'une confusion dans la définition des priorités. Apparemment, la sélection s'était trompée de contexte, mais aussi d'adversaire. Le Botswana, aujourd'hui leader du groupe avec six points, n'était nullement apprécié à sa juste valeur. Une grande erreur dans la mesure où cette défaite aussi surprenante soit-elle, et de surcroît à domicile, risquerait de conditionner le parcours de l'équipe jusqu'à la fin des éliminatoires. Plus encore : l'équipe de Tunisie est contrainte désormais à n'envisager que la seule alternative de la victoire dans son match de cet après-midi contre le Tchad à Ndjamena. C'est le seul moyen susceptible de lui permettre de se réhabiliter. Autrement, un match nul, un point en deux matches, ou une nouvelle défaite seraient de nature à compromettre réellement ses chances de qualification.
Il faut dire que cette trajectoire déclinante de l'équipe de Tunisie aurait dû soulever bien avant le match contre le Botswana une véritable prise de conscience de la part de toutes les parties concernées et notamment les hommes de la FTF pour empêcher les dérives de certains joueurs et favoriser un environnement plus sain dans le groupe.
Comment y croire ?
Il y a donc comme une sorte d'impératif qui pointe à l'horizon de la sélection et il concerne notamment non seulement la justesse des choix tactiques et techniques susceptibles de doter le jeu de sa véritable signification, de sa véritable raison d'être, mais de tout le mode d'emploi de l'équipe. Dans son état actuel, il lui manque une chose fondamentale, la base de tout comportement, de tout accomplissement : l'épanouissement dans le jeu. Une équipe et ses joueurs se doivent de s'épanouir en permanence, de libérer leur capacité d'improvisation. C'est ce qui manque de plus en plus à la sélection, surtout dans sa version actuelle et dans tout ce qu'elle donne l'impression d'entreprendre et d'accomplir. Quand tout cela arrive justement à manquer, les solutions deviennent rares et l'on finit par tomber dans la passivité et même la confusion. Il nous semble que c'est la défaillance qui a le plus participé au développement d'un certain «malaise» dans le jeu et dans le rendement de l'équipe. Pourtant ce ne sont pas les joueurs qui manquent et nous sommes même tentés d'affirmer que dans la génération actuelle, il y a beaucoup de talents qui attendent de percer, mais qui, en même temps, ont encore besoin d'être encadrés et mis sur la bonne voie..
Autant dire que la sélection est appelée aujourd'hui à se démarquer de ses temps de passage habituels et à tracer sa route avec le talent qu'on ne manque pas de lui prêter, l'ambition dont elle a vraiment besoin, le mental qui lui est nécessaire et la réussite qu'elle ne semble pas jusqu'ici trouver. Dans son expression collective et dans le message qu'elle s'efforce de délivrer, elle se doit assurément d'évoluer. Tout en conservant forcément ses vertus traditionnelles enfouies au plus profond d'elle-même. Il y a désormais de nouvelles tendances vers lesquelles elle devrait s'orienter, de nouvelles prérogatives de nature à lui servir à relooker son style, à étoffer son registre, en y ajoutant de nouvelles valeurs, de nouveaux atouts…
Bertrand Marchand devrait pour sa part en saisir l'opportunité. D'abord, celle d'assumer pour la première fois de sa carrière le statut de sélectionneur. Ensuite, celle d'accompagner une nouvelle génération de joueurs sur laquelle on ne peut pas tomber tous les temps. Il y a des entraîneurs dont le travail est aussi fondé sur l'établissement de relations humaines avec les joueurs, outre l'aspect technique de jeu. Au fait, c'est une question de complémentarité et jamais d'exclusion. Il faut faire jouer un football que les gens aiment regarder et que les joueurs aiment pratiquer. Peut-être que Marchand devrait réfléchir à cela. Il doit créer l'environnement dans lequel Darragi et toute la nouvelle génération montante vont vraiment jouer, s'y épanouir et s'y faire vraiment plaisir. Cela ne manque pas de rappeler une vérité : on a le résultat qu'on mérite. On peut aussi ajouter : dis-moi comment tu joues et je te dirai quel résultat tu peux obtenir. Au-delà des systèmes de jeu, des différents schémas susceptibles d'être mis en place par le sélectionneur et des innombrables associations qu'il finirait par dessiner au fil des matches, deux sujets nous interpellent : 1-Les joueurs ont besoin de pratiquer le même jeu. La ligne de conduite et les principes collectifs doivent être facilement identifiables, quel que soit le choix des hommes. 2-L'utilisation des joueurs et leur complémentarité (technique, physique, tactique) est un facteur déterminant dans la bonne marche de l'équipe. Sur un terrain de football, on est censé parler le même langage. L'équipe de Tunisie peut-elle aujourd'hui y parvenir? En manifeste-t-elle une réelle envie ? Sur le terrain ou ailleurs, elle devrait ressembler à une équipe au vrai sens du terme. Si contre le Botswana, elle n'est pas arrivée à retrouver une maîtrise technique acceptable et une solidité défensive correcte, son animation collective, son efficacité offensive, (au regard de sa possession de la balle, de ses atouts individuels, de sa capacité d'accélération, de sa qualité de mouvement, de son utilisation des intervalles, de son habilité à créer les espaces), restent d'une évidente perfectibileté…. D'ailleurs on ne peut continuer à jouer n'importe comment. On doit justement prendre conscience de l'importance du jeu hautement inspiré et seul capable de donner un sens au rendement des joueurs. C'est un éclairage supplémentaire que Marchand se devrait ainsi d'apporter aux diverses options et choix tactiques. Les restrictions du pa ssé, les tendances inexplicables et sans raisons ont d'une façon ou d'une autre bouleversé la manière d'évoluer de l'équipe. Si autrefois, on ne pouvait se retenir devant le gâchis dans lequel elle s'était précipitée, on ne peut aujourd'hui s'interdire d'entrevoir les signes d'une nouvelle renaissance et d'une véritable et nécessaire réconciliation.


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