L'assaillant de Nice serait tunisien, selon les médias français    Tunisie-audio : Khaled Hayouni : " L'interdiction de déplacement entre les villes ne concerne pas les villes du Grand Tunis"    Tunisie-audio : Changement des horaires des bus, métros et TGM suite au changement des horaires du couvre-feu    Mohamed Larbi Bouguerra: Netanyahou, bientôt orphelin de Donald Tromp ?    DE PARTOUT...DE PARTOUT...    Espérance de Tunis : Abderrahmane Meziane sur le départ    El Kamour, jusqu'à quand ?    Budget de l'Etat et financement intérieur : La réponse du ministre des finances au Gouverneur de la Banque Centrale    Au Grand Tunis : La circulation n'est pas interdite entre les gouvernorats de Manouba, Ariana, Ben Arous et Tunis, et ni soumise à autorisation    Libye: 782 nouvelles infections au coronavirus enregistrées    CONDOLEANCES : Rafika AYED    CONDOLEANCES    Football : Programme TV de ce jeudi 29 octobre 2020    L'attaque de Nice.. Le bilan s'alourdit. Nouvelles données sur l'assaillant    France : Nouvelle attaque armée à Avignon    Tunisie – Des mesures, oui... Pertinentes, on ne sait pas... A partir de quand, Dieu seul le sait !    Eliminatoires CAN 2021 : Vers le report du match Tunisie-Tanzanie ?    Volleyball | Calendrier de la fin de la saison : A quand le feu vert?    L'EST recrute Farouk Ben Mustapha : Le jeu de la hiérarchie et de la concurrence ...    Menace de dissolution du bureau fédéral : Qui a tort, qui a raison ?    Bilel Sahnoun, Directeur Général de la Bourse de Tunis : «Pour la cotation en Bourse des entreprises publiques»    Le maire de Nice : Je confirme que tout laisse supposer à un attentat terroriste    Express    COVID-19 : Les nouvelles restrictions décidées en Tunisie    Moyens de transport public et protocole sanitaire : Inconscience et laisser-aller des usagers !    France : Trois morts et plusieurs blessés dans une attaque au couteau à Nice, l'auteur interpellé    Wissam Ziadi et Marouen Ben Rejeb, co-fondateurs de l'association méditerranéenne ART et Nature (AMAN) à La Presse : «Boubli» cible les jeunes au cœur de la ville    Liste de 21 applications mobiles dangereuses téléchargeables sur Play Store à supprimer    Fête du Mouled : Les vœux de La Presse    Météo | Températures maximales comprises entre 20 et 25 °C    Banque Nationale Agricole : Un PNB de 457 millions de dinars (fin septembre 2020)    Les 5 raisons de chasser en Tunisie    Hamouda Ben Slama: Non, il (Macron) ne renoncerait pas aux caricatures (de Mahomet) !...    Tunisie : Visite du chef de la diplomatie nippone début décembre    Duel surprise Trump-Biden dans l'Etat de Géorgie    Route cinématographique en Tunisie sur les traces des films cultes, pour la promotion du tourisme durable    Une nébuleuse et des ruches    L'origami, l'art du pliage de papier    Une bataille entre l'ancien et le moderne qui en cache d'autres    STB : Un PNB de 411 millions de dinars (30 09 2020)    L'art urbain tunisien visible sur la clôture de l'ambassade de la Tchéquie à Tunis    Hichem Mechichi à propos de la lutte contre le Covid-19 : Les résultats obtenus jusqu'à présent sont toujours inférieurs aux attentes espérées    AMVPPC : appel à projets pour la valorisation du patrimoine culturel par le numérique    Création auprès de la présidence de la République d'une commission chargée de la restitution des fonds détournés    Espace «Préface» à Sousse : Activités maintenues    USA : Mélanie Trump : " Nous devons garder Donald à la Maison-Blanche pour qu'il puisse finir ce qu'il a commencé "    Ooredoo unit ses forces et poursuit son soutien national pour lutter contre la propagation du Covid-19    Tunisie: Exportation de 343.000 tonnes d'huile d'olive en 11 mois pour 2,78 millions de dinars    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Principe de l'alternance au pouvoir à Ennahdha : Ghannouchi rappelé à l'ordre
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 09 - 2020

Ennahdha n'a jamais connu pareille situation et autant de problèmes. Le constat est sans appel : le parti n'est plus à l'abri de grandes fissures. Le maintien, ou pas, de Rached Ghannouchi à la tête d'Ennahdha est de nouveau placé sous les projecteurs. Les événements qui s'enchaînent à un rythme effréné du côté de Montplaisir font en tout cas craindre aux sympathisants du parti de le voir au bord de l'implosion.
La question de la présidence du mouvement Ennahdha et la situation de Rached Ghannouchi au sein de son propre mouvement refont surface. Eclipsé pendant plusieurs semaines par l'actualité politique et parlementaire, le maintien, ou pas, de Rached Ghannouchi à la tête d'Ennahdha est de nouveau placé sous les projecteurs.
Dans un dernier rebondissement de taille, un groupe de dirigeants au sein d'Ennahdha, appelé ouvertement le «Cheikh» à renoncer à toute intention de se présenter à un nouveau mandat à la tête du parti. Rappelant leur leader à l'ordre, ils ont réfuté toute modification du règlement intérieur du parti, car pour eux, c'est une ligne rouge. En effet, cent membres du mouvement Ennahdha, y compris des dirigeants de premier rang comme Abdelatif Mekki, Samir Dilou ou encore Mohamed Ben Salem, des membres du bureau exécutif, du Conseil de la choura et du bloc parlementaire, ainsi que certains dirigeants régionaux, ont signé une pétition adressée au chef du parti, Rached Ghannouchi, lui demandant d'annoncer clairement qu'il ne se présentera pas à un nouveau mandat. Pour eux, il n'est pas question de modifier le règlement intérieur du parti en vue d'ouvrir la voie à un troisième mandat consécutif pour Rached Ghannouchi, d'autant plus que le parti doit garantir le principe de succession au pouvoir.
La pétition, rédigée en six pages, dresse un bilan négatif du rendement de la « présidence historique » du parti déplorant la vague de démissions de dirigeants ayant eu lieu ces derniers mois.
«Le changement des constitutions et des lois pour permettre aux présidents et aux dirigeants de se maintenir au pouvoir est le propre du despotisme et du parti unique; il affaiblit le mouvement, le décrédibilise et justifie plus les retraits de ses membres», a-t-on expliqué. Et pour bien montrer leur détermination, les signataires ont menacé même de démissionner de ce parti islamiste, si Rached Ghannouchi ne respecte pas leurs requêtes dans un laps de temps défini. Joints par La Presse, certains signataires de ce document ont refusé de commenter son contenu, affirmant qu'ils ne le feront que lorsque Rached Ghannouchi réagira. Une position qui révèle certainement un état d'effervescence au sein du parti de Montplaisir au point que les affaires de sa cuisine interne sont exposées aux médias, un fait rarissime chez Ennahdha.
« Un contexte démocratique »
Pour le chef du bloc parlementaire du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, dont le nom ne figure pas sur la liste des signataires de la pétition, les remous au sein d'Ennahdha ne sont qu'un indice de plus qu'il s'agit d'un mouvement démocratique. En effet, revenant sur cet appel que certains observateurs de la scène politique ont qualifié d'historique et d'inédit, Bhiri a choisi d'investir dans ce nouveau rebondissement pour redorer l'image d'Ennahdha déjà déstabilisée par la récurrence des conflits internes. Il a tout de même insisté sur le fait que le congrès doit être tenu dans les délais impartis, soit vers la fin du mois de décembre prochain. Assurant que la liberté d'expression est garantie et que toute personne ayant un avis «différent» peut l'exprimer librement, il voit en cette situation «un signe de bonne santé pour le parti».
Sauf que pour Rached Ghannouchi, la situation est loin d'être confortable. Pire encore, il est au centre de toutes les tensions. A l'intérieur de son parti, la pression ne cesse de monter pour l'éjecter de son siège, même image au sein de l'Assemblée des représentants du peuple où sa situation ne cesse de se fragiliser, comme le soulignent de nombreux blocs parlementaires qui comptent présenter une nouvelle motion de censure à son encontre. En effet, les paris sont lancés, après qu'il l'a échappé belle et failli être destitué du perchoir il y a quelques semaines, Rached Ghannouchi doit maintenant affronter ce que certains observateurs appellent une rébellion au sein de son parti.
Tout l'enjeu réside donc dans l'éventuelle modification de l'article 31 du règlement intérieur du parti. Lequel article dispose « qu'aucun membre ne peut assurer la présidence du parti plus de deux mandats consécutifs. Une fois élu, le président du parti se consacre à sa mission. »
Pour les signataires de cette pétition, il est hors de question de le modifier, alors que pour ceux qui soutiennent encore Rached Ghannouchi, « le règlement interne du parti n'est pas un Coran ».
Au fait, Ennahdha n'a jamais connu pareille situation et autant de problèmes en interne depuis sa fondation. Le constat est sans appel : le parti n'est plus à l'abri de grandes fissures en son sein. Depuis quelques mois, il est livré à l'effervescence interne mais aussi aux attaques sans merci, notamment au Parlement. Les évènements qui s'enchaînent à un rythme effréné du côté de Montplaisir font en tout cas craindre aux sympathisants du parti de le voir au bord de l'implosion. Mais nous sommes encore loin de ce scénario, d'autant plus que le parti de Rached Ghannouchi a toujours su contenir les multiples crises qu'il a connues.
En tout cas, Rached Ghannouchi a toujours fait planer le doute concernant son avenir à la tête d'Ennahdha, se contentant de dire à de multiples reprises que « les différends sont naturels, Ennahdha n'est pas une prison et ses affiliés ne sont pas dans une caserne », et de rappeler que le congrès du mouvement n'a pas été reporté, mais la crise sanitaire liée au Covid-19 en est la cause.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.