Sousse Nord: coupure massive d'électricité dimanche, préparez-vous!    Exposition hommage à Habib Bouabana du 28 mars au 18 avril 2026 à la galerie Alexandre Roubtzoff    Météo en Tunisie : légère hausse des températures au Nord et au Centre    Guerre au Moyen-Orient et sécurité énergétique en Tunisie: d'une vulnérabilité subie à une stratégie d'indépendance    Tunisie : Explosion des exportations d'huile d'olive    Tuberculose en Tunisie : 80 % des 1 500 cas annuels d'origine animale    75 % des médicaments en Tunisie sont fabriqués localement    Philippe Garcia annonce la participation active de la Tunisie à quatre événements majeurs    Saison Méditerranée 2026 : Louis Logodin annonce une programmation culturelle franco-tunisienne    La Tunisie au cœur des grands rendez-vous franco-africains en 2026    Moyen-Orient : les événements internationaux de 2026 maintenus, assure l'ambassadrice    La Société des Transports de Tunis organise des sorties culturelles pour les écoles primaires    Météo en Tunisie : nuages passagers, pluies éparses sur le nord    Riadh Zghal - Des statistiques: l'image brute d'une réalité complexe    Kaïs Saïed met le focus sur les salaires et les pensions des retraités    Tunisian Water Days 2026 : La Tunisie célèbre la 1ère édition des journées de l'eau du 22 au 26 mars    Désertif'actions: un sommet important à Djerba    Trump reporte les frappes sur l'Iran : un répit diplomatique qui apaise les tensions    Chilly-Mazarin réélit Rafika Rezgui, mairesse d'origine tunisienne    Météo en Tunisie : temps nuageux sur l'ensemble du pays    Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste de France, est décédé    Le fenugrec ou helba: Une graine ancestrale aux vertus multiples    Mahmoud El May - Choc énergétique global : l'entrée dans une stagflation durable    Lors d'un échange avec Emmanuel Macron: Kaïs Saïed appelle à réviser l'accord de partenariat avec Union européenne et à récupérer les fonds détournés    Mondher Mami: Le métronome du protocole    Aïd El Fitr: Leaders vous souhaite une fête de joie, de partage et d'espérance    Festival International de Cerfs-Volants en Tunisie : Tout savoir sur l'édition 2026 portée par les vents de la mer et le Sahara    Le Galaxy S26 Ultra intègre le premier 'Privacy Display' de Samsung, directement intégré à l'écran    Tunisie – Grâce présidentielle : libération de 1473 détenus à l'occasion de Aid El Fitr et la fête de l'indépendance    CAN 2025 : Sénégal privé du titre, le Maroc champion    Saison Méditerranée 2026 : une place de choix à la Tunisie en France avec plusieurs programmes    Le paradoxe de la « qualité » académique : standardiser l'enseignement supérieur, à quel prix ?    Comprendre le Moyen-Orient, ce foyer de crises    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Marie Curie: Une figure scientifique emblématique et un modèle pour toutes les femmes    Arbitrage tunisien : 16 arbitres sanctionnés par la Fédération    "Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Mondher Msakni: L'orfèvre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Un marathon insoutenable»
Boubaker Hannachi: (préparateur physique du CA)
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 12 - 2015


Risque de surmenage
«Un marathon» : voilà comment Boubaker Hannachi voit le rythme endiablé de la compétition, joint aux différentes échéances continentales des sélections (Chan, Can, U23). Le préparateur physique du CA n'y va pas de main morte en analysant le calendrier et en décrivant les dérives y afférentes et les conséquences sur l'athlète: « Nous sommes en présence d'un rythme effréné, un calendrier vertigineux, des matches et des compétitions qui s'enchaînent à n'en plus finir. Si le sport, dans son ensemble, est dans la surenchère des compétitions depuis plusieurs décennies, le football, sport-roi par excellence, pousse plus loin que les autres sports. Les compétitions se chevauchent et les muscles sont sollicités de manière permanente et sans aucun répit. Certes, les différents tournois officiels cherchent à maintenir ce qui fait l'intérêt d'une rencontre sportive, l'intensité dramatique, au-delà d'un simple match. Cela permet, aussi, d'avoir une forte visibilité. Mais le sport n'en sort pas toujours gagnant. Maintenant, c'est la dictature du show-business. Les équipes sont dans une logique de chiffres d'affaires, de maximisation des profits. Plus il y a de matches, plus ça paie. Comme si les clubs sont engagés dans une course aux points. Nous voulons juste que certaines choses changent. Qu'il y ait un peu plus de répit, une meilleure coordination, un agenda qui ne change pas au gré des participations continentales. Ce n'est pas déraisonnable. Or, les instances qui gèrent les calendriers n'entendent vraiment pas réduire la cadence. Chaque tournoi représente des revenus supplémentaires. Finalement, on se rend compte que le seul seuil à ne pas dépasser, c'est la saturation totale des spectateurs. Qu'il semble lointain, le temps où le football s'était construit à une époque où naissait le rythme travail-loisir ! Car, maintenant, et logiquement, on en vient à se demander comment il est physiquement possible de tenir pareils rythmes. Je ne vous cache pas mon scepticisme. Mais en tant que préparateur physique, je dois tout mettre en œuvre pour y arriver. Normalement, dès qu'il y a des courbatures, on considère qu'il faut trois jours pour récupérer. Outre le fait qu'il faut alléger le calendrier, il faut aussi mieux l'organiser géographiquement. Mais ce n'est pas évident, car il existe des contraintes et des obligations, qu'elles soient sportives ou financières, incitant à disputer certains tournois. Le football a adopté ce rythme en raison de la manne financière qu'il génère. Tenir la cadence, gérer le surmenage, c'est un exercice de haute voltige tantôt».
Récupération
active et récupération passive
«Vous savez, en Europe, les séances sont poussées et nombreuses, ainsi que le nombre de matchs disputés. Ils ont, certes, mis la barre assez haut, mais ce n'est pas sans avoir étudié et retourné la question sous tous les angles. Primo, du côté du vieux continent, la pré-formation à la base obéit à des principes scientifiques bien précis. Les jeunes débutent leur cursus à six ans. A 17 ans, ils ont pratiquement achevé leur formation et il ne reste que l'apprentissage. Ils sont accompagnés dans leur évolution par des tests physiologiques et d'aptitude, tout en appréciant leur morphologie et leur résistance. Chez nous, on place la charrue avant les bœufs. Globalement, nos joueurs ne sont pas prêts à enchaîner les rencontres à un rythme effréné. Certes, la préparation d'avant-saison permet de parer au plus urgent. Mais, grosso modo, le rythme tantôt saccadé, de temps à autre endiablé, peut avoir des répercussions sur l'organisme, ce dernier ayant des limites. Cependant, il y a toujours des solutions pour, du moins, limiter les dégâts. Sans parler de remède miracle, la récupération est le leitmotiv pour tout compétiteur qui veut persévérer et enchaîner. Il faut dans ce cas d'espèce dissocier la récupération active et la récupération passive. Les étirements, une alimentation équilibrée (en sels minéraux, en vitamines et en sucres lents), les massages, l'hydratation, les exercices en bassin indispensables pour l'éveil des muscles (car réalisés en apesanteur), les bains de glaces, les bains turcs (hammam) pour évacuer les déchets métaboliques, tout cela est indispensable pour tenir le coup et suivre le rythme imprégné. Au final, je vous affirme que l'on peut récupérer à 90% d'une débauche d'efforts si l'on suit à la lettre tous ces préceptes. Sauf qu'en Tunisie, nous sommes encore très loin du compte...»


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.