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Réintégration de 15 mille élèves
Abandon précoce et échec scolaires
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 03 - 2016

Le prochain grand chantier de la réforme de l'éducation, c'est l'enseignement personnalisé, a lancé le ministre
de l'Education, Neji Jalloul
En dépit d'un défaut de moyens, le ministère de l'Education ambitionne d'engager une réforme globale et ce en comptant sur des partenariats incluant notamment les entreprises économiques et des composantes de la société civile. Même si l'on est dans la phase de diagnostic de certains axes, le ministère avance sur d'autres axes tels que la formation et le recyclage des instituteurs ou encore la lutte contre l'abandon scolaire précoce qui est actuellement à plus de 10% dans le primaire tout comme dans le secondaire.
Le ministre de l'Education, Neji Jalloul, a annoncé hier que son département préconise de rouvrir les instituts de formation et de recyclage des instituteurs et des professeurs et ce pour combler, selon ses dires, les défaillances sur les plans pédagogique et psychologique chez les instituteurs dans leurs méthodes d'éducation.
Affichant la volonté du ministère de redorer le blason de l'éducation tunisienne et de lutter contre l'abandon scolaire précoce, Neji Jalloul a affirmé, hier lors d'une journée d'étude autour de cette question sensible, que 15 mille élèves ayant abandonné l'école ont été réintégrés pour poursuivre leurs études.
Souffrant d'un défaut de moyens par rapport à ses ambitions, le ministère de l'Education a opté pour des partenariats avec les entités économiques ainsi que les associations qui se penchent sur cette question d'échec scolaire et d'abandon précoce. D'ailleurs, plusieurs représentants d'associations étaient présents à cette journée d'étude et ont assisté au processus du dialogue national autour de la réforme de l'éducation.
Enseignement personnalisé
Bassem Loukil, directeur exécutif de la Fondation Amana et responsable d'un important groupe économique, est revenu sur l'incompatibilité de la formation de nos jeunes avec les besoins des entreprises, usines et autres entités dont celles de distribution. «Il faudra repenser le contenu de la formation et programmer des formations ciblées. Il y a un décalage entre ce qu'on a comme formations et les besoins du marché de l'emploi. Pour remédier à ce décalage, il y a des solutions efficaces comme le recyclage et la formation continue. En termes de priorités, ce sont les régions qui souffrent du défaut de développement qui sont à cibler en premier pour leur donner les moyens de se développer davantage. Nous avons quelque 600 mille chômeurs. Si nous ne procèdons pas à des formations ciblées, ce chiffre ne sera certainement pas réduit !», s'est alarmé Bassem Loukil, dont la fondation qu'il préside est en partenariat avec le ministère de l'Education sur certains projets, notamment dans les régions intérieures du pays. Loukil a souligné que les solutions pour lutter contre l'abandon scolaire précoce devront englober les volets transport, équipements et autres.
Reprenant le sujet des solutions à entériner pour réduire l'abandon scolaire précoce, le ministre a indiqué que le diagnostic de ce phénomène et de ses causes est déjà établi avec des listes des enfants concernés. Et d'ajouter qu'on est passé à l'action en termes de solutions en réintégrant quinze mille enfants. Sauf que la réintégration n'est pas l'unique solution puisque ces derniers pourront au bout d'un mois quitter l'école de nouveau ! D'où, d'après lui, l'intérêt de l'enseignement personnalisé et spécifique. «Alors que le ministère a déjà effectué tout un travail de formation des cadres, de recyclage du corps enseignant et des psychologues qui vont assister les écoliers, beaucoup d'efforts restent à entreprendre. C'est une tâche très difficile et le ministère de l'Education à lui seul ne peut l'assurer !», a-t-il lâché. Dans cet ordre d'idées et vu l'énorme travail qui doit être accompli, Neji Jalloul a lancé un appel à toutes les composantes de la société civile, organisations professionnelles, ONG et autres pour dire que des enfants abandonnant l'école représentent un danger pour la société et pour eux-mêmes, un fardeau pour leurs familles. Sur le plan juridique, un projet de loi est en cours d'élaboration, selon le ministre, et qui rend obligatoire la poursuite d'une formation jusqu'à l'âge de 20 ans, soit au sein d'un établissement ordinaire d'enseignement, soit dans une école de formation professionnelle.
D'autre part, il a insisté sur le devoir de changer de méthodes pédagogiques. «Il faut que le traitement de l'enfant soit dans sa dimension individuelle lors de son éducation et non en tant que partie d'un groupe ; d'où l'appellation d'enseignement personnalisé. Ça sera le grand chantier de la réforme de l'éducation et c'est un processus qui va s'étendre sur des années, sauf que c'est une responsabilité nationale. Cela nécessite l'implication de plusieurs ministères dont ceux de l'Enseignement supérieur, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, de la Jeunesse et du Sport, de la Culture, ainsi que les hommes d'affaires, la société civile et les médias. Ce processus, nous l'avons entamé, il y a un an, avec un dialogue national impliquant tous les acteurs. Aujourd'hui, nous connaissons tous les problèmes de l'éducation ainsi que les solutions adéquates et nous avons commencé la réforme, qui ne devra, en aucun cas, être politisée !». Et en réponse à une question portant sur la propagation des idées extrémistes chez les jeunes, le ministre a indiqué que ce phénomène ne relève pas uniquement de l'éducation. Il a affirmé que son département a prévu des solutions provisoires à l'instar de l'intensification des activités culturelles et sportives. Aussi, Jalloul préconise sur le plan structurel de repenser l'éducation. Et d'expliquer : «C'est offrir aux enfants de l'espoir et un avenir meilleur. C'est aussi cette formation personnalisée et c'est l'obligation de poursuivre une formation après l'âge de 16 ans en envoyant 50% des enfants abandonnant l'école à 16 ans faire une formation professionnelle, notamment technologique. L'option est de repenser l'éducation en tant que formation de ressources humaines. C'est ainsi qu'on élimine les cause du chômage, de la délinquance, de la criminalité et de tous ces maux dont on se soucie». Par ailleurs, le débat de cette journée d'étude a porté, entre autres, sur les enfants ayant des difficultés psychologiques et physiques et le traitement adéquat dans le milieu scolaire. D'après certains militants de la société civile, ces derniers souffrent de défaut de mécanismes qui leur permettent de poursuivre leur vie scolaire convenablement. Tant de chantiers en un seul chantier ! La réforme de l'éducation pourrait prendre des années avant de voir des résultats concrets dans la société...


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