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Le cercle infernal
Marchés publics et corruption
Publié dans La Presse de Tunisie le 06 - 05 - 2016

Chaouki Tabib : «Certains corrompus occupent des postes de décision au sein de l'administration tunisienne»
Plusieurs associations et organisations se sont associées hier à l'Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), pour organiser une rencontre autour du thème des marchés publics et des outils à mettre en œuvre pour se prémunir contre le risque de fraude et de corruption. Le président de l'Inlucc, Chaouki Tabib, s'est dit à cette occasion surpris du volume important des marchés publics aux alentours de 15 milliards de dinars (chiffre avancé par Adel Ghozzi, président de l'Association des cadres de contrôle, d'inspection et d'audit dans les structures publiques tunisiennes — Accia). «Il n'est pas possible de contrôler la bonne gestion d'un tel montant avec seulement 450 cadres et un système législatif qui a besoin d'une révision», a affirmé Chaouki Tabib. Selon les normes internationales, il faut un contrôleur pour 300 fonctionnaires, mais pour le moment, nous sommes loin du compte».
25 propositions
D'ailleurs, les intervenants ne sont pas venus uniquement pour critiquer le système, mais également pour proposer un certain nombre de recommandations à même d'améliorer la transparence dans ce domaine décrié. En effet, pas moins de 25 propositions ont été formulées par le Pnud, l'Inlucc, Accia et l'Association tunisienne des contrôleurs publics. L'une des revendications les plus urgentes est la mise en place d'un Conseil national des commandes publiques, une structure déjà prévue par la loi 1039-2014 réglementant les marchés publics. Les intervenants poussent également vers la publication de dossiers modèles pour les marchés publics dans le but de limiter les approximations. Estimant que les acheteurs publics manquent de formation et sont parfois livrés à eux-mêmes, ces organisations appellent à investir dans la formation universitaire et à encourager la recherche scientifique dans ce domaine. «La feuille de route » propose également de soumettre les contrats publics de plus de 50 millions de dinars «obligatoirement à l'audit externe» ainsi que la désignation d'un auditeur interne permanent pour accompagner le contrat. Pour sa part, le président de l'Accia, Adel Ghozi, a mis en évidence, lors de son intervention, ce qui pourrait déclencher la suspicion de corruption ou de fraude. Pour lui, la corruption n'est pas simplement le détournement de fonds publics. «Tout a un coût, le retard dans l'exécution des projets ou dans la mise en place des projets dans les conseil régionaux font perdre de l'argent au contribuable», a-t-il tenu à préciser.
Les signaux d'alerte
Pour ce qui est de la suspicion de fraude, Adel Ghozi explique que certaines observations peuvent mettre la puce à l'oreille des contrôleurs. Ainsi, les achats effectués à des prix anormalement bas doivent alerter, tout comme une fluctuation substantielle des prix entre des achats de même nature.
«Quand une route est refaite chaque année, ou qu'une nouvelle construction tombe en lambeaux au bout de quelques mois, il faut qu'une alerte soit lancée car dans ce cas, il y a bien une suspicion de fraude», a-t-il conclu.
Le président de l'Inlucc a déploré que dans ce domaine, il existe un laisser-aller inacceptable et un système de corruption est toujours en place. « Certains corrompu occupent des postes de décision au sein de l'administration tunisienne », a déclaré Chaouki Tabib.
«Plusieurs études font état de 2.000 milliards de pertes dues à la corruption et à l'absence de mécanismes de bonne gouvernance, indique Chaouki Tabib. C'est un chiffre effrayant confirmé dernièrement par l'un des ministres du gouvernement». Il ajoute notamment que la corruption est l'une des principales raisons du recul du taux de croissance (l'Etat subit des pertes de 25% de la valeur totale des marchés publics en raison de la corruption).
Selon lui, ces pertes poussent l'Etat à s'endetter et à s'endetter encore auprès des institutions internationales. «Des dettes qui à leur tour seront détournées et on continuera à prendre en otage les générations futures, c'est un cycle sans fin», a-t-il déclaré, tout en appelant le gouvernement à traiter plus sérieusement les dossiers de corruption.


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