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Abattage : Nabeul dans la ligne de mire des défenseurs des animaux
Publié dans La Presse de Tunisie le 06 - 12 - 2022

Suite aux dernières tueries de chiens de rue, la municipalité de Nabeul est la cible des défenseurs des animaux : les vidéos de témoignages ont été partagées massivement sur tous les réseaux sociaux et les critiques pour dénoncer cet acte intolérable se multiplient.
Face aux derniers abattages survenus à Nabeul, les défenseurs des droits des animaux ont organisé, samedi 2 décembre devant la Jarre de Nabeul, une manifestation pour protester et dire ''Stop'' à ces pratiques cruelles qui ont lieu depuis des décennies et qui ont redoublé d'intensité depuis les six derniers mois.
Les manifestants réclament aux municipalités de prendre leurs responsabilités pour éviter la surpopulation animale et les cas de rage pour protéger les citoyens et pour que les animaux ne paient pas, au prix de leur vie et de leur souffrance, par défaut. Ils demandent aussi que les abattages soient abolis en Tunisie et que les programmes de «Tnvr» soient généralisés à toute la Tunisie, sans exception.
Des promesses vaines
Il faut savoir que fin octobre dernier, la municipalité de Nabeul avait reçu les associations, bénévoles et vétérinaires, à la demande de ces derniers, suite à des abattages. Une réunion à l'issue de laquelle la municipalité avait déclaré être favorable à l'arrêt de cette pratique. Les participants étaient repartis confiants, suite à la promesse de la création d'un refuge et d'un centre de stérilisations et vaccinations. Alors que pour la mairesse, Mme Besma Matoug, elle affirme n'avoir pas été informée de cette dernière série de sniping.
Mais malheureusement, l'action de l'abattage est généralisée sur tout le territoire (Béjà, Gafsa, Djerba, Nabeul...). Et, depuis fin juillet, sur les réseaux sociaux, les publications et vidéos témoignant de ces nuits de l'horreur affluent. Les snipers tirent à vue et ne se donnent souvent pas la peine de ramasser les cadavres. Comme pour Djerba où plusieurs chiens ont été laissés en décomposition jusqu'à ce qu'ils soient enterrés par les associations. Ou comme devant la bibliothèque Khaznadar, un chien a été tué et laissé à la vue des passants... voire des enfants.
Les images visionnées sur les réseaux sont terribles : fond sonore avec bruits des cartouches et cris de souffrance et de terreur des chiens. Elles montrent des policiers traînant des chiens pour les jeter dans une camionnette, des animaux ensanglantés, certains morts, d'autres blessés et rampant à la recherche d'un abri pour se mettre en sécurité... Ces vidéos ,insoutenables de cruauté, sont partagées inlassablement sur tous les réseaux sociaux, à l'international..., avec des commentaires en arabe, français, espagnol, allemand et anglais, dénonçant et condamnant la Tunisie.
Qui peut arrêter ce carnage ?
Pourtant, malgré le tollé, rien ne semble pouvoir arrêter la machine infernale, ni la colère et les cris de désapprobation des citoyens tunisiens, pas plus que ceux de la communauté internationale. On ne note aucun signe de fléchissement des autorités pour revenir sur leur décision. Est-ce que les voix de ces citoyens tunisiens comptent ? Celles de ces femmes et ces hommes qui ont compris, depuis longtemps, que ces pratiques cruelles d'un autre temps ne peuvent se poursuivre.
Si seulement la volonté politique y était, la situation n'en serait pas à ce degré de gravité et d'urgence. Des années durant, les alertes et les demandes de la protection animale tunisienne d'ouvrir des centres de stérilisations et de vaccinations sur tout le territoire ont été ignorées et balayées ostensiblement d'un revers de main ou parfois même, traitées avec mépris par certaines municipalités.
Pourtant, la solution est là ! Il suffirait de s'atteler à stériliser massivement pour freiner les naissances et étendre la vaccination contre la rage à tous les animaux des rues. Alors, pourquoi refuser de se conformer aux préconisations des organisations mondiales de santé humaine et animale qui, scientifiquement, ont prouvé que les abattages ne résolvent rien et que la seule méthode ayant prouvé son efficacité est le «Tnvr» (Trap-Neuter-Vaccinate-Release) qui consiste à capturer les chiens, les stériliser, les vacciner et les remettre sur leur lieu de vie. Ce procédé a permis, en quelques années, dans plusieurs pays, de réduire les contaminations par morsures et ainsi supprimer radicalement les cas de rage humaine. Alors, pourquoi persister dans ces pratiques cruelles qui perdurent depuis des décennies et qui ont démontré leur inefficacité ?
Certes, certains habitants ne souhaitent plus voir de chiens dans leur rue, mais ils doivent comprendre que laisser ce territoire vacant laissera la place libre à d'autres chiens (non vaccinés et non stérilisés) qui viendront l'occuper à leur tour avec tous les risques que cela comporte. Et, la spirale des naissances et de la peur, se poursuivra à l'infini.
Les animaux ne naissent pas agressifs
Le collectif Tunisia Animals Voice déplore le manque de sensibilisation des citoyens aux attitudes à adopter face à un chien errant. «Les animaux ne naissent pas agressifs. C'est l'humain qui est en cause dans ce comportement. Cette peur ancestrale face aux chiens provoque des réactions qui sont mal interprétées par l'animal. Quand les gens croisent un chien dans la rue, la plupart, par peur, se mettent à courir. Le chien, guidé par son instinct de chasseur, voit en lui une proie et ira le pourchasser. Certains vont même jusqu'à leur jeter des pierres et se sentant en danger, le chien ne peut que répondre par de l'agressivité et pour se protéger, ce dernier ira attaquer la personne en question», indique un membre du collectif à La Presse.
La même source ajoute que toute action a un effet. Les crimes que nous commettons contre les animaux imprègnent l'inconscient collectif et forgent les générations, celles présentes, mais encore celles futures : «… Révoltons-nous contre l'ignorance, l'indifférence, la cruauté qui, d'ailleurs, ne s'exercent si souvent contre l'homme parce qu'elles se sont fait la main sur les bêtes. Rappelons-nous, s'il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, qu'il y aurait moins d'enfants martyrs s'il y avait moins d'animaux torturés…», a dit Marguerite Yourcenar.
Pour conclure, notre interlocuteur affirme que « nous portons la lourde responsabilité d'avoir persisté dans nos erreurs et, un jour ou l'autre, nous devrons faire face aux regards inquisiteurs de nos enfants et petits-enfants, nous demandant comment nous avons pu laisser ces crimes s'accomplir».


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