Le Japon rend hommage à Bourguiba à Monastir    La patente devient électronique : une nouvelle plateforme digitale attendue en septembre    Bonne nouvelle pour les entrepreneurs : baisse de 50% des frais dès juillet    Mondial 2026 : l'Italie à la place de l'Iran ?    Fini l'anarchie !...L'Etat frappe d'une main ferme contre les occupants illégaux du domaine public    Météo en Tunisie : brouillard le matin, orages et pluies intenses l'après-midi    Aides sociales en Tunisie : 280 dinars, qui en profite et comment les obtenir ?    ATB aux côtés de la profession pharmaceutique: un engagement renforcé via le CNOPT    Titre    Royaume-Uni: une loi historique contre le tabac    Palais El Abdelliya organise la 4ème édition de l'initiative 'Un monument... et des enfants'    Zouhaïr Ben Amor: L'espèce humaine face à ses propres limites biologiques    Film Michael : Jaafar n'a pas imité, il est devenu le nouveau Michael Jackson dans l'opus hommage    Le ministre réunit Hamdi Meddeb et Mohsen Trabelsi : que se passe-t-il ?    La faculté de médecine de Sousse lance le projet "Biogene 4 Med" pour la recherche sur les maladies cancéreuses    L'Université de la Manouba et la Fondation Tunisie pour le Développement signent un partenariat stratégique    ESS – Espérance : où et quand suivre la finale en direct    Météo en Tunisie : cellules orageuses locales accompagnées de quelques pluies l'après-midi    "Crise du carburant : Lufthansa annule 20 000 vols et bouleverse son programme"    Marchés apaisés : le pari de Donald Trump fait grimper l'or    Scatec inaugure deux centrales photovoltaïques phares à Tozeur et Sidi Bouzid    Mare Nostrum Voice Festival en Tunisie pour une 3ème édition au Théâtre de l'Opéra de Tunis    Météo en Tunisie : températures toujours en légère hausse    Les étudiants de l'Université de Sfax entrent dans le Guinness des Records avec une startup IA    Ooredoo Tunisie, sponsor officiel de la 50e édition du festival international de Dougga    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    Neïla Chaabane - Le professeur Sadok Belaïd nous a appris à réfléchir et à questionner la règle de droit    Qui était Driss Guiga, ancien ministre décédé ce dimanche    Driss Guiga, ancien ministre de Bourguiba, est décédé    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    Visite nocturne surprise de la ministre de la Justice à Ben Arous    Passerelles Savoirs-Médias : la FTDJ, SavoirsEco et Expertise France engagent une dynamique inédite pour rapprocher recherche et médias en Tunisie    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Au bout de la logique sportive
Billet
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 02 - 2018


Par Jalel MESTIRI
Rien n'est plus exemplaire dans notre sport, dans le sport d'aujourd'hui. Ni l'ambiance, ni les rapports humains, ni le niveau des rémunérations, ni le mode de vie, ni la gestion, ni la gouvernance des instances. Les abus de pouvoir et l'ingérence outrepassent les compétences. La confusion dans les rôles et dans les prérogatives fait que chaque partie ne reconnaît plus l'indépendance de l'autre. Des intervenants à différents niveaux sont désormais là où ils ne sont pas censés être....
Effort collectif et individuel, respect des règles, intégrité, intérêt supérieur, quelle valeur éducative et quelle exemplarité du sport tunisien ?
Il nous vient à l'esprit que l'authenticité et la conformité n'ont jamais été aussi compromises qu'aujourd'hui. Bafouées même. Le sport est devenu mystérieux et énigmatique. Voire étrange pour ceux qui ne savent pas l'apprécier à sa juste valeur. Le risque de l'assèchement est réel, tout comme la menace de s'égarer sur un terrain glissant.
Au-delà des attitudes le plus souvent curieuses et pour le moins dénuées de sens de la responsabilité, que ce soit sur les terrains, dans les coulisses, mais aussi sur les plateaux de télévision, c'est l'excès de zèle et l'incapacité d'agencer et de conjuguer les efforts qui entraînent les différents acteurs dans les sentiers battus. Cela prend des proportions encore plus alarmantes lorsque le contexte sportif devient explosif. Cette ambiance de polémique et d'altercation permanente qui ne cesse de conditionner le paysage a fini par devenir une source de pessimisme et de doute. Chose qui a conduit à faire une élite qui se plie à toutes sortes de pratiques étrangères aux champs des compétences et des valeurs sûres.
Il s'agit, en fait, d'une crise sportive institutionnelle qui recouvre plusieurs enjeux apparents et d'autres sous-jacents. D'où les conflits d'intérêts entre les différentes parties et qui nous poussent à nous interroger sur la question de la gouvernance : qui dirige le sport en Tunisie?
Tant que les plaies restent toujours ouvertes, tant que les manquements à tous les niveaux empêchent les intervenants à se fondre dans un cadre défini et à en façonner les règles, la médiocrité prospère et la patience devient insoutenable.
Le sport tunisien connaît sa propre crise de gouvernance. Il fonctionne depuis quelque temps dans une prétendue spécificité qui ne fait qu'engendrer les dérives et les dérapages successifs et accablants. Une spécificité qui sert de paravent pour tenter de cacher la prosaïque d'une réalité amère. On tire trop sur la corde. Le discours est d'une pauvreté désobligeante. On s'indigne de débats en manque de vérité. A aucun moment, en tout cas, les orateurs (ils sont de plus en plus nombreux) ne donnent l'impression de pouvoir se réhabiliter.
Rien n'est plus vraiment exemplaire dans notre sport, dans le sport d'aujourd'hui. Ni l'ambiance, ni les rapports humains, ni le niveau des rémunérations, ni le mode de vie, ni la gestion, ni la gouvernance des instances. Les abus de pouvoir et l'ingérence outrepassent les compétences. La confusion dans les rôles et dans les prérogatives fait que chaque partie ne reconnaît plus l'indépendance de l'autre. Des intervenants à différents niveaux sont désormais là où ils ne sont pas censés être.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.