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Jamel Znaïdi, ancien volleyeur d'exception du COK et de l'équipe nationale : «Le COK pourrait rester le fief du volley-ball»
SOUVENIRS, SOUVENIRS...
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 03 - 2018

Tout comme La Marsa, Sidi Bou Saïd, Tunis ou Sfax, Kélibia est l'un des temples du volley-ball en Tunisie. Cette superbe région côtière du Cap Bon, gâtée par la nature avec ses plages au sable blanc, a donné par le biais de son club local, le COK, un grand nombre de volleyeurs ayant largement contribué à ancrer la suprématie du volley-ball tunisien à l'échelle africaine et arabe. Parmi les volleyeurs de gloire du Club Olympique de Kélibia, il y a notre invité d'aujourd'hui, Jamel Znaïdi.
Ce blondinet à la taille d'un peu moins de deux mètres faisait le bonheur de tous les Kélibiens tout au long des années 70 et 80 grâce à ses belles performances de redoutable attaquant. Malgré ses soixante-trois ans bien sonnés, il reste encore une icône à la notoriété indéfectible tellement ses prouesses avec le COK et l'équipe nationale sont impérissables. Quand il était au firmament de sa gloire, les Kélibiens ne juraient que par son nom puisqu'il était la star du sport numéro un de la région. Aux côtés de ses camarades historiques (eux aussi) : feu Moncef Meselmani, Mohamed Ben Cheïkh, Ridha Ben Cheïkh, Néjib et Jamel Jenhani et tant d'autres, il était le benjamin chouchouté par le Tout-Kélibia. Car, même s'il n'avait que 17 ans en 1972, il était déjà l'un des piliers du «six» de base du grand COK d'antan.
«En effet, à l'époque, avant ma révélation, le COK comptait dans ses rangs une star monumentale, la perle noire Hammouda Ben Messaoud qui était un attaquant hors pair ayant marqué la plus grande partie de la prestigieuse histoire du volley-ball à Kélibia. Seulement, ce dernier est allé monnayer son talent sous d'autres cieux, en Belgique exactement. Il avait laissé un grand vide difficile à combler et une grande amertume chez les Kélibiens qui le chérissaient outre mesure. Et pour consoler les Kélibiens, notre grande personnalité volleyballistique de toujours, en l'occurrence Si Hassen Ben Cheïkh, les a rassurés quant à une très proche relève qui sera assurée par un autre grand attaquant en herbe, allusion faite à ma personne. Heureusement que je n'ai déçu personne puisque dès l'âge de 17 ans, j'étais déjà pièce maîtresse au COK et en même temps un joueur international confirmé. C'était exactement en 1972», raconte Jamel.
«Ma belle saga»
On sait tous que le volley-ball est, aux côtés du handball, le sport collectif le plus capé en Tunisie à l'échelle africaine et arabe. Et que pour qu'un joueur parvienne à voler la vedette aux autres, que ce soit au sein de son club ou en équipe nationale, il faut qu'il soit doté de potentialités vraiment exceptionnelles. Et c'est bien le cas de Jamel Znaïdi qui était un vrai athlète. Il avait une détente qui lui permettait de survoler le contre adverse ainsi que des smashs tellement puissants qu'ils faisaient mouche presqu'à tous les coups. «Ce n'est pas uniquement ça. Il y a aussi l'amour et le respect que je vouais à mon sport en me soumettant à une hygiène de vie rigoureuse. C'est d'ailleurs ce qui explique la longévité caractérisant ma carrière qui s'est étalée sur une bonne vingtaine d'années au top niveau, c'est-à-dire de 1970 à 1991. Au cours de cette belle saga, j'ai récolté plusieurs trophées : meilleur joueur du monde arabe en 1980 lors du Championnat arabe des nations en Syrie, 7 coupes de Tunisie avec le COK (de 1972 à 1989), une participation à la Coupe du monde de volley-ball avec l'équipe nationale au Mexique en 1974. Et j'ai eu l'honneur de jouer aux côtés et contre les meilleurs volleyeurs de tous les temps en Tunisie, dont entre autres feu Raja Haïder, Samir Lamouchi, Moncef Ben Soltane, Nacer Bounatouf, Samir Tebourski, Youssef Besbès, Abdelaziz Derbal, Abdelaziz Boussarsar, Rachid Boussarsar...
Avec moi, le COK est devenu la grande équipe de coupe par excellence. En témoignent nos trois Coupes de Tunisie remportées d'affilée (1974-1975-1976) sur un total de huit coupes glanées entre 1972 et 2011».
C'était du temps où nos sportifs en général et nos volleyeurs en particulier jouaient pour le plaisir et pour les couleurs qu'ils défendaient avec une incomparable bravoure. «Quand je me rappelle que nos primes de consécration étaient de l'ordre de 20D, je ris tout court. Aujourd'hui les volleyeurs de premier ordre sont devenus des millionnaires. Je ne les envie pas, mais je ressens quand même une certaine injustice sans pour autant me lamenter sur mon sort car, Dieu merci, je n'ai pas à me plaindre».
«Notre volley-ball n'a pas évolué»
Sur un autre plan, en piochant pour une comparaison entre le volley-ball d'hier et celui d'aujourd'hui, auprès de l'illustre Jamel Znaïdi, il n'a pas mâché ses mots. Pour lui, «Fini l'engouement de jadis! Et ce qui m'inquiète le plus, c'est que l'on ne réserve plus à la formation des jeunes l'intérêt qu'elle mérite. Celui dont elle bénéficiait généreusement par le passé. Nos formateurs patentés évoluent tous à l'étranger dans les pays des pétrodollars. Des entraîneurs comme Hassen Ben Cheikh ou feu Hassine (Zizi) Belkhouja et tant d'autres ayant marqué d'une pierre blanche la formidable histoire de notre volley-ball n'arrêtent pas d'habiter mon esprit.
Dommage qu'en Tunisie on ne sait pas marcher sur les traces de nos grands hommes ni préserver nos acquis. Car, le volley-ball a ramené des dizaines de satisfactions à la Tunisie. A mon avis, il mérite beaucoup plus d'intérêt et de moyens que ce qu'on lui accorde maigrement de nos jours».
C'est toute la morale que nous donne Jamel Znaïdi, ce grand nom du volley-ball tunisien... et kélibien.


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