L'UGTT examinera ce dimanche les développements survenus sur la scène politique et électorale    Me Kamel Ben Messaoud invite tous les avocats à défendre les libertés et le droit à la suite de l'arrestation de Nabil Karoui    Tunisie – Nizar Ayed : Qui peut être derrière une affaire qui rend autant service à Nabil Karoui ?    Tunisie – Le parti « Au cœur de la Tunisie » accuse Chahed et lave de tout soupçon la justice et la police    Ligue 1 : formation rentrante de l'Espérance de Tunis contre l'US Tataouine    La Poste Tunisienne revient sur les perturbations survenues dans certains de ses bureaux de poste    Ligue 1 : formation probable du Club Africain contre le Stade Tunisien    Ligue 1 : Programme TV de la première journée    La Télévision tunisienne transmettra les matchs de la première journée de la Ligue 1 Pro    Arrestation de Nabil Karoui : L'Association des Magistrats Tunisiens réagit et appelle à clarifier la situation à l'opinion publique    Corée du Nord- Pyongyang effectue de nouveaux tirs de missiles    Tunisie: L'arrestation de Nabil Karoui s'est déroulée en toute légalité, selon le Parquet    Plusieurs arrestations à Kairouan    Extrémisme Violent, Ouverture de l'Appel à propositions pour le financement de projets de recherche    Par Chokri Azzouz : Empêchement provisoire ou abandon volontaire ? Propos sur le la délégation de ses pouvoirs par le Président du Gouvernement    En photos : Découvrez les trois nouvelles gammes Love Nature d'Oriflame    En photos: les jeunes de Ras Jebel honorent l'histoire de la ville    Ondes électromagnétiques : Le magazine 60 millions de consommateurs épingle trois fabricants de téléphones portables    Météo du Weekend : Des chutes de grêle par endroits, aujourd'hui    Huawei Y9 Prime 2019 : Une expérience unique de caméra selfie rétractable    En vidéo : Safi Saïd réagit à la polémique autour des candidats binationaux    Tunisie-Ligue 1 (1ere journée) : Un objectif commun pour tous    Volley-Mondial U19 : Première victoire pour la Tunisie aux dépens de la Biélorussie    Journées de la Céramique d'Art de Carthage: 1ère édition du 31 août au 08 septembre 2019    Journées de la coopération Tunisie- européenne de la Recherche et de l'Innovation, les 9 et 10 Septembre    OPPO Signe des accords sur des brevets avec Intel et Ericsson pour augmenter ses    Lancement d'appels à candidature à des programmes dédiés aux startups Tunisiennes    Programme TV du vendredi 23 août    LG et LUMI s'associent pour offrir une solution d'IoT plus complète pour chaque maison    Boga lance une campagne marquée par le renouvellement de son image    Nouvelle composition de l'ARP    Incendies catastrophiques en Amazonie    La Poste Tunisienne certifiée Masterpass QR    Une statue pour rendre hommage à l'artiste défunt Sofiène Chaâri    Festival Carthage 2019 : 5000 livres seront offerts au public en marge du concert de Lotfi Bouchnak    Mohamed Ali Chihi – Ambassadeur de Tunisie à Moscou – décoré de la médaille de la Coopération russe    PANDA TOUR    Trois cinéastes Tunisiennes au programme de la 44ème édition du TIFF 2019 du 5 au 15 septembre    Alain Giresse s'en va – La FTF annonce la résiliation à l'amiable de son contrat !    Le festival de La Goulette accueille la pièce de théâtre ‘'Juif''    Fin de la cavale du meurtrier de Farès, le jeune serveur tunisien d'origine Djerbienne tué par balles pour un sandwich    Slah Mosbah aux festivals : programmé à son insu    L'aéroport de Tunis-Carthage ouvre à nouveau ses portes au public dès jeudi 22 août    Rendez-vous avec le Grand Gala de l'Opéra Italien au théâtre de Carthage    Le visa Schengen sera désormais plus dur à obtenir    Syrie: Les forces du régime entrent dans une ville clé du nord-ouest du pays    Depuis onze jours, des dizaines de migrants restent bloqués en mer    10 blessés dans l'atterrissage en urgence d'un Airbus sur un champ de maïs    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





BCE sera-t-il de nouveau candidat ?
La présidentielle en questions
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 01 - 2019

L'éventuelle candidature de BCE pour un second mandat est un fréquent sujet de conversation qui divise les Tunisiens, y compris ceux, majoritaires, qui l'avaient élu en 2014.
Après une réponse affirmative tranchée de la part de Faouzi Elloumi, Boujemâa Remili, qui l'avait vu en tête-à-tête, a explicité l'attitude du chef de l'Etat à l'égard de cette question qui taraude l'esprit de nombreux Tunisiens.
Béji Caïd Essebsi ne compte pas se représenter mais pourrait changer d'avis si le congrès électif démocratique de Nida Tounès était effectivement organisé et était couronné de succès, et que ce soit le parti qui, alors, le désigne officiellement en tant que son candidat.
Cette question de l'éventuelle candidature de BCE pour un deuxième mandat est un fréquent sujet de conversation qui divise les Tunisiens, y compris ceux, majoritaires, qui l'avaient élu en 2014. Car une partie de ces derniers sont très critiques à l'égard de la gestion de Nida Tounès par Hafedh Caïd Essebsi et considèrent que le Président n'a pas usé de son autorité de capitaine de fait, pour ramener la barque dans le droit chemin.
Un bon candidat, malgré l'âge
Mais Béji Caïd Essebsi reste pour un bon nombre de ses électeurs de 2014 un éventuel bon candidat pour cinq années supplémentaires, n'était la question de l'âge. Ce que d'autres bajboujistes réfutent en mettant en avant son génie politique, son aura, son expérience et ses relations. Et de les voir se lancer dans le rappel des épisodes où, comme un magicien, il a su nous sortir indemnes du goulot de la bouteille.
N'oublions pas son appel à rééquilibrer l'échiquier politique après la victoire écrasante d'Ennahdha aux élections de l'Assemblée constituante, puis son accord miraculeux avec Ghannouchi à Paris et sa victoire massive à la présidentielle grâce au vote utile.
Donc, s'agissant de BCE, les pronostics sont jouables, car le problème de l'âge est contrebalancé par la compétence que lui reconnaissent même ses adversaires. Comme ce fut le cas en 2014, où la direction d'Ennahdha avait donné une consigne officielle en sa faveur. Même si, lors du vote, cette consigne s'est avérée être un leurre, puisque les votes islamistes ont été réservés à Moncef Marzouki.
Les autres candidats possibles
En tête, il est utile d'aborder les hypothèses nahdhaouies. Le parti islamiste a semblé, un moment, tenté par une candidature à la présidence, et l'on a vu Rached Ghannouchi à la télé en tenue de gala demander à Youssef Chahed de choisir entre son maintien au poste de chef de gouvernement et se porter candidat. Mais, depuis, Ghannouchi semble avoir décroché et le parti affirme n'avoir pas encore abordé la question de la présidentielle.
Cela n'empêche pas une possible approche originale que pourrait appuyer Ennahdha, celle qui resservirait la stratégie du consensus avec les modernistes mais, cette fois-ci, en optant pour Morjane comme symbole et, derrière lui, une masse de destouriens non engagés et des pères de famille tranquilles disposés à composer avec le projet islamiste. Sachant, par ailleurs, que Morjane est apprécié pour ses qualités de patriote et d'homme d'Etat par des destouriens et des non-destouriens qui apprécient son calme et sa modération.
L'hypothèse Abbou
L'hypothèse Abbou vient naturellement à l'esprit, dans la mesure où il représente désormais un courant atypique et qu'il n'a jamais nié qu'il pourrait être candidat. Mais, alors que son parti prépare son congrès prévu fin mars, et qu'il semblerait devoir s'y hisser de nouveau au poste de secrétaire général, des bruits semblent rapporter l'existence d'une polémique de coulisse sur le «choix du meilleur candidat» entre monsieur et madame, qui s'appuie sur les bons scores attribués par les sondages à Samia Abbou.
Mais les chances de Mohamed Abbou, en cas de candidature, sont plus évidentes, du fait de son ancienne proximité des leaders nahdhaouis qui est susceptible de lui rapporter des voix, voire d'opter pour lui en tant que candidat officiel d'Ennahdha. Et ce, malgré son positionnement déclaré actuel, opposé autant à Ennahdha qu'à Nida.
Le droit absolu de Youssef Chahed
Youssef Chahed est le possible candidat le plus controversé et le plus silencieux quant à ses éventuelles ambitions présidentielles. L'idée qu'il puisse se présenter inquiète plusieurs parties. La première à l'avoir exprimée est, certes, Ennahdha, mais elle est, depuis, embarquée dans la même galère dans un mutisme parfait sur les intentions des deux alliés.
Ennahdha pourrait bien vouloir enfoncer le clou en préférant Chahed tant à Morjène qu'à Abbou, mais le chef du gouvernement s'applique, en toute occasion, à ressortir ses racines destouriennes et démocratiques. La sagesse recommande donc une formule anglaise aussi célèbre que simple : « wait and see ! ».
Mais, s'agissant de son droit à se présenter aux prochaines élections, que ce soit législatives ou à la présidentielle, tout le monde a compris que c'est son droit le plus légitime et que vouloir l'en empêcher serait une bataille antidémocratique perdue d'avance.
Que compte faire BCE ?
La bonne question de nature à déterminer les chances des différents candidats possibles à la présidence de la République, c'est de savoir quelle sera en définitive l'attitude du chef de l'Etat. Car sans lui en face, n'importe qui pourrait bien tenter le coup, y compris Mehdi Jomaâ, Néjib Chebbi ou encore Mondher Zenaïdi.
S'agissant de BCE, les recoupements et indiscrétions orientent vers la remise en selle du concept bourguibiste de Front national, qui avait permis, lors des élections de la première Assemblée constituante, en 1956, la victoire massive du parti néo-destourien. Son actuel appui discret à l'Ugtt et sa proximité de l'Unft lui ouvrent cette opportunité. Reste l'Utica. Mais manque à l'appel le grand parti populaire qu'était le Destour. Est-ce que l'actuel Nida Tounès peut vraiment faire l'affaire ?
Surtout que le nouveau parti en préparation risque de le vider de nombre de ses militants.
Ce qui est sûr, c'est que Béji Caïd Essebsi ne sera pas tendre avec Ennahdha, même si ce dernier, qui le craint plus que tout, tentera jusqu'au bout de l'amadouer. Mais les bases islamistes réclament d'afficher leurs couleurs et rêvent d'une revanche sur le candidat des femmes.
Quoi qu'il en soit, il est utile d'insister auprès de tous ceux qui sont au pouvoir pour qu'ils n'utilisent ni l'autorité ni les moyens de l'Etat pour se faire élire. Cela concerne aussi bien les trois présidents que les ministres des partis au gouvernement.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.