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L'effondrement de la dictature et le faux alibi de Netanyahu
Chronique du temps qui passe
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 01 - 2011


Par Hmida Ben Romdhane
Dans l'euphorie qui a suivi le renversement de la dictature en Tunisie, la dernière chose à laquelle on puisse penser c'est l'avis du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, sur les événements qu'a vécus le pays. Toutefois, on ne peut pas ne pas réagir quand ce responsable israélien exploite cette victoire sur la dictature et, tout en la dénaturant, l'utilise pour justifier son intransigeance et son refus de l'idée même d'un processus de paix.
Au cours de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres israéliens, Netanyahu a affirmé que «les troubles qui secouent la Tunisie illustrent l'instabilité généralisée dont souffre le Moyen-Orient», soulignant «la nécessité de fortifier la sécurité israélienne, même et surtout en cas de signature d'un accord avec les Arabes». Il ajoute : «Nous devons jeter les bases d'une sécurité maximale dans tout accord que nous faisons. Nous ne pouvons pas simplement dire ‘‘nous signons pour la paix''. On ne peut pas fermer les yeux et dire «nous avons fait la paix. Non, nous n'avons jamais la certitude que la paix sera réellement appliquée et mise à l'honneur».
Netanyahu s'accroche aux événements que connaît notre pays pour justifier son refus de se retirer des territoires occupés, comme il l'a fait avant avec les événements qu'ont connus l'Iran, le Liban, l'Irak, etc.
Heureux de trouver dans les événements que connaît notre pays un nouvel alibi, le Premier ministre d'Israël a un intérêt évident à ce que les troubles ne s'arrêtent pas. Et à ce niveau, son intérêt coïncide avec ceux du dictateur Ben Ali dont les milices armées tentent désespérément de semer la panique au sein de la population et le désordre et l'instabilité dans le pays.
Netanyahu passe à un autre niveau de démagogie quand il affirme que ce qui se passe aujourd'hui en Tunisie «illustre l'instabilité généralisée dont souffre le Moyen-Orient». Il y a une instabilité au Moyen-Orient, c'est évident. Mais cette instabilité est le résultat de décennies de guerres, d'occupation et de répression entreprises par les gouvernements israéliens successifs, plutôt qu'une «illustration» de ce qui se passe en Tunisie.
Les événements de cet hiver chaud en Tunisie n'ont rien à voir avec «l'instabilité généralisée» dont parle le Premier ministre israélien. Ils sont le résultat d'un ras-le-bol généralisé contre une dictature mafieuse qui a érigé le népotisme, la corruption et l'appropriation des biens publics par la famille régnante en système de gouvernement.
Netanyahu n'a pas été le seul à s'inquiéter de la situation en Tunisie. Deux de ses ministres ont tenu à exprimer leurs soucis. Le premier redoute que les événements ne «favorisent la montée de l'islamisme», et le second s'inquiète encore plus pour nous puisque, d'après lui, «les Arabes détrônent un dictateur pour le remplacer par un autre.»
Il faut absolument rassurer ces deux ministres, d'autant que l'un d'eux, Sylvain Shalom, est natif de Tunisie. L'effondrement de la dictature de Ben Ali ne va pas favoriser la montée de l'islamisme, pour une raison très simple. Il y a un rempart en Tunisie que l'extrémisme islamiste ne peut pas franchir. Ce rempart repose essentiellement sur le tempérament du Tunisien. Un tempérament dominé par un fort penchant pour la modération, la tolérance et le respect de la liberté religieuse.
Il faut rassurer aussi les deux ministres de Netanyahu sur l'autre «crainte» exprimée. Les Tunisiens ont chassé un dictateur, mais ne le remplaceront pas par un autre. La dictature corrompue et pourrie de Ben Ali les a vaccinés à tout jamais contre le risque de se faire piéger par un troisième dictateur. On a eu deux qui ont cumulé à eux seuls plus de 55 ans de pouvoir absolu. C'est plus que suffisant.
Maintenant que les troubles en Tunisie se réduisent chaque jour un peu plus, que la vie a repris normalement, que le gouvernement d'union nationale est en place, que les commissions d'enquête sur la corruption et sur les abus de pouvoir s'apprêtent à entamer leur travail et que des élections générales sous supervision internationale pointent à l'horizon, Netanyahu et ses ministres doivent aller chercher ailleurs un nouvel alibi pour justifier une politique abhorrée aux quatre coins du monde.


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