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Kadhafisme : le commencement de la fin
Commentaire
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 03 - 2011


Par Salah Ladgham *
Le Conseil de sécurité vient de voter une résolution (1973) concernant la crise libyenne qualifiée d'historique par Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies.
Présentée par la France et le parrainage de la Grande-Bretagne et du Liban, représentant les pays arabes au conseil, cette résolution a obtenu le vote de 10 membres du conseil et l'abstention de 5 (la Russie, la Chine, l'Allemagne l'Inde et le Brésil).
S'agissant de l'abstention des deux membres permanents, la Chine et la Russie, on peut le déplorer certes, mais on peut le considérer comme un moindre mal. Ayant à l'esprit le poids des relations économiques de ces deux pays avec la Libye, la politique russe en Tchétchénie et celle de la Chine dans la province du Xinjiang à l'égard des Ouigours, ethnie turcophone musulmane, on comprend mieux l'attitude de ces pays au Conseil de sécurité.
Par contre, la position de l'Allemagne, puissance européenne, constitue une déception.
Au surplus, elle fragilise la cohésion de ses partenaires européens, à un moment particulièrement délicat des rapports de ces pays avec le monde arabe qui, par le truchement de la Ligue arabe, a plaidé en faveur de la protection du peuple libyen sans défense face aux exactions des troupes du colonel Kadhafi. Comment peut-on justifier cette abstention alors que l'Allmagne a envoyé un contingent militaire en Afganistan? Enfin, on est en droit de se demander alors pourquoi l'Allemagne revendique un siège permanent au Conseil de sécurité si elle n'est pas disposée à assumer ses responsabilités internationales, d'autant plus qu'il s'agit d'une action décidée par le Conseil de sécurité‑? Pour revenir à cette résolution, on retient tout d'abord qu'elle constitue une victoire diplomatique de la France. En effet, après l'attitude pour le moins timorée de Paris concernant la révolution tunisienne et les propos décevants de Madame Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères à l'époque, suggérant de faire profiter la police de Ben Ali du savoir-faire reconnu de la police française, la diplomatie française, sous l'impulsion du président Sarkozy, s'est ressaisie à temps pour venir au secours des Libyens écrasés par l'énorme machine de guerre du dictateur de Tripoli.
Cela dit, il importe de souligner que c'est la première fois que les Nations unies autoriseent l'emploi de la force dans une opération de protection d'une population civile dans un pays méditerranéen.
La résolution votée le 17 mars précise le mandat de cette force en ces termes : le Conseil de sécurité, considérant que les attaques systématiques qui ont eu lieu en Libye contre la population civile peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité, exprimant sa détermination à assurer la protection des civils et des zones peuplées par des civils, autorise les Etats membres à prendre toutes les mesures nécessaires et décide d'établir une interdication de tous vols dans l'espace aérien de Libye.... Elle autorise également tous les Etats membres à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter cette interdication...
En résumé, ce texte est assez vague pour permettre à la coalition d'ajuster la portée des moyens pour accomplir la mission qui lui est dévolue.
Après six jours de raids aériens, plusieurs objectifs militaire sont touchés : bases aériennes, radars, missiles de défense antiaérienne, centre de commandement, tanks etc. La ville de Benghazi, bastion de la rébellion, n'est plus menacée par les forces de Kadhafi après l'intervention des avions français. Mais les brigades de Kadhafi tiennent encore plusieurs villes : Misrata, Ras Lanouf, Zouwara… Ce sont les armements lourds des forces de Tripoli qui sont venus à bout des insurgés armés de kalachnikov et sous-encadrés. Les coalisés n'ayant pas l'intention d'engager des troupes au sol, se trouvent devant un dilemme.
Si l'objectif inavoué semble être le changement du régime, car on voit mal comment assurer la protection de la population civile sans mettre hors d'état de nuire Kadhafi et ses séides, la seule solution qui reste est celle d'armer les insurgés et d'empêcher le ravitaillement des troupes du colonel Kadhafi infiltrées dans les villes.
Après 42 ans de pouvoir dictatorial, le régime est à bout de souffle, et ce ne sont pas les gesticulations de son leader vieilli qui vont le sauver. Il y a deux semaines, les insurgés étaient à quelques kilomètres de Tripoli. C'est l'hésitation des partisans de l'intervention qui a permis le retournement de la situation en faveur du régime de Tripoli.
Les membres de la caolition redoutent l'enlisement. Des divergences surgissent entre les USA et les membres de la coalition. Finalement, ils se sont mis d'accord sur la répartition des tâches : la responsabilité de la mise en œuvre de l'interdiction du survol de l'espace aérien est confiée à l'Otan, les Européens gardent le pilotage politique et la protection de la population civile. Cela dit, il n'y a pas d'autre choix que celui de redonner espoir à la révolution libyenne pour triompher des ses ennemis en lui fournissant les moyens dont elle a besoin.
Car il ne faut pas se faire d'illusion, la stabilité de cette région est à ce prix.


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