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Sauver l'Institut supérieur d'histoire du Mouvement national
Lettre ouverte au ministre de l'Enseignement supérieur
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 06 - 2011


Par Fayçal CHERIF
Il est certain que la Révolution du 14 janvier a rompu avec une administration oisive et répressive. Et bien que les temps changent, l'Institut Supérieur d'Histoire du Mouvement National qui incarne notre mémoire nationale demeure en marge de ces glorieux changements. Le Directeur actuel de l'Institut, désigné par Ben Ali, qui a obtenu un prix présidentiel de ses mains et malgré d'incessantes plaintes envoyées (10 en tout) au Ministère depuis sa désignation en 2008, continue ses fonctions et ses agissements en toute impunité. De sa gestion, on retient le blocage du rapatriement des archives françaises qui constituent la principale préoccupation de l'Institut. Pendant les trois années de sa direction, le budget afférant a été détourné vers d'autres buts extra-scientifiques ce sont quatre chercheurs qui s'en occupent et le directeur veut à tout prix les isoler et les marginaliser. Or, ce travail de rapatriement constitue un devoir patriotique puisque ce sont les archives de notre mémoire nationale collective indispensables à la recherche historique de la Tunisie. Il ne daigne même pas réunir les Conseils Scientifiques et ceux d'Administration dans les strictes limites de la loi qui organise l'Institut ; il décide seul ! se croyant au-dessus de la loi. Ce gaspillage inédit de l'argent public (je suis moi-même membre du Conseil d'Administration, j'en suis témoin et j'ai émis des réserves là-dessus) s'accompagne d'un abus de pouvoir et d'un harcèlement quotidien à mon égard et suis privé de tout, même d'une attestation de travail ! Et cela se fait en ce mois de mai 2011 !! Nous avons réitéré notre plainte le 2 février et le 12 avril 2011 auprès du ministère mais rien n'est fait ; même pas une réponse écrite : on se demande toujours les raisons de cette impunité ?!
Le Conseil Scientifique et le Conseil d'Administration de l'Institut comprennent des membres désignés par le président déchu, et ne sont autres que des notoires du RCD et conseillers de Ben Ali : Abdelkrim Azaïez, Hédi Baccouche, Hamed Zghal et j'en passe. Que font ces personnalités après le 14 janvier ? Est-ce qu'ils travaillent pour la recherche historique ou sont-ils l'œil vigilant du pouvoir déchu ? Il serait grand temps que le politique ôte ses occupations du savoir et qu'enfin la recherche pure reprenne son rôle dans notre Institut.
Cet appel que je lance, et qui est le énième cri aux dirigeants de ce pays, tente de sauver cette haute institution de ces hommes de l'ombre qui ont figé notre Institut depuis bien des années et continuent à le faire après le 14 janvier sans vergogne. La preuve est qu'après le 14 janvier aucune activité scientifique en rapport avec notre glorieuse révolution n'a été programmée. Il faut dire que la révolution les a atterrés et les a condamnés au silence ; le deuil est roi. Je pense qu'il est de notre devoir de rendre la considération à notre Institution et ce, en abrogeant simplement la loi qui réglemente ses structures, chose qui a permis dans le passé l'infiltration de ces membres «Rcdistes». L'Institut devrait être entre les mains du Ministère de l'Enseignement Supérieur et non une filiale du RCD; pas comme les Directeurs désignés l'ont toujours fait pour l'aligner au politique. Son autonomie scientifique ne pourrait se faire sans des élections libres. Celles-ci doivent éventuellement intégrer la Faculté des Lettres de la Manouba (Département d'Histoire) afin que les chercheurs qui ont des calculs ou qui ont eu des alliances douteuses avec les directeurs successifs ne peuvent plus composer en bloc ou par parrainage. Par ailleurs, les candidats à la direction doivent être des chercheurs de l'Institut en tenant compte de quatre principaux critères : la spécialité, la qualité des publications, le grade et l'âge du candidat. L'Institut demeure malheureusement l'otage d'une législation qui l'accable et des personnalités qui le dirigent avec ignominie. Par ailleurs, ce travail que je qualifie de devoir national avant tout doit se faire par un changement structurel au niveau de la loi 633 de 1990 qui le régit, et qui est devenue de surcroit obsolète. Il serait très souhaitable que l'Institut soit uniquement régi par les lois réglementant les Facultés et les Instituts Supérieurs. Nous, chercheurs, sommes prêts, à apporter du nôtre afin de promouvoir notre Institut pour qu'il participe d'une façon active et académique à l'écriture et la réécriture de notre Histoire hors de toute considération politique ou de personnes.
F.C
*(Enseignant chercheur permanent à l'Institut supérieur d'histoire du Mouvement
national)


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