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Exploitation intelligente des zaouias
La Lettre de Kairouan
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 06 - 2011

La ville de Kairouan compte un grand nombre d'anciens petits oratoires de quartier et un nombre important de zaouias édifiées généralement à proximité d'un tombeau appartenant à un illustre personnage de la ville.
Quelques zaouias sont actuellement habitées par des familles nécessiteuses, d'autres ont été aménagées pour abriter des ONG ou des administrations, à l'instar de la délégation régionale à la culture qui siège à Sidi Ben Khoud, de l'Association de sauvegarde de la Médina de Kairouan à la zaouia de Sidi Abid Ghariani tandis qu'un dispensaire a élu domicile à Sidi Abdelkader et le mausolée de Sidi Siouri a accueilli les activités de l'Association des mathématiques.
Notons que d'autres zaouias, à l'instar de Sidi Amor Abada, ont été aménagées en musées.
Ces initiatives louables méritent d'être étendues pour accueillir les services de plusieurs ONG sans domicile fixe.
Construites généralement en briques pleines, ces zaouias n'ont besoin ni de climatiseurs en été, ni de chauffage en hiver.
Lutte contre les incendies
D'autre part, tous les moyens sont mobilisés dans le gouvernorat de Kairouan pour surveiller 24h sur 24 les étendues forestières et céréalières afin de faire face à d'éventuels incendies qui pourraient survenir à tout moment en cette période estivale.
Mais là où le bât blesse c'est lorsqu'en passant par Djebel Zaghouan (délégation de Oueslatia), couvert d'une végétation forestière dense, composée de pins d'Alep, de lentisques et de romarin, on remarque la présence d'une dizaine de citernes d'un poste avancé de lutte contre les incendies d'une capacité de 20.000 litres d'eau équipées d'une motopompe et d'une potence vide.
Impensable en cette période caniculaire dans une région montagneuse et forestière jouxtant des champs de céréales.
Pour la destruction des guêpiers
Par ailleurs, en cette période estivale, la guêpe, cet insecte à l'abdomen jaune rayé de noir, commence à attaquer les cultures et cause des dégâts aux pommes, aux poires, aux pêches et aux prunes. «L'utilisation des insecticides pour la tuer n'est pas la meilleure solution pour lutter contre ce genre d'insectes car le recours à ces moyens affecte sérieusement les abeilles dont le miel est une source de revenu importante pour un grand nombre de familles...», nous confie Mokhtar Khammari, un apiculteur à Aïn Jloula, avant d'ajouter : «Le seul moyen possible pour lutter contre ces insectes dont les piqûres sont parfois mortelles est la destruction des guêpiers. Donc une campagne pour la destruction des guêpiers est souhaitable pour protéger nos cultures».
Notons que tout au long de l'année, les agriculteurs kairouanais sont sur le qui-vive pour protéger leurs récoltes. Ainsi en hiver, ils ont à faire face à des millions d'étourneaux qui attaquent leurs olivraies. A la fin du printemps, c'est au tour des moineaux de s'abattre sur les grandes cultures, affectant entre 5 et 10% de la récolte céréalière, sans oublier les sangliers qui continuent de causer des dégâts importants aux récoltes dans les vergers et dans les champs.
Découverte d'une grande citerne voûtée
Contrairement aux autres grandes métropoles de l'époque médiévale qui disposaient de beaucoup de sources et de rivières, le problème de l'eau fut crucial à Kairouan dominée par les sebkhas et qui se trouve dans une dépression aride mais balayée par des oueds intermittents.
C'est pourquoi, depuis la fondation de la ville, les différents princes et gouverneurs ont œuvré à pallier cette défaillance. C'est ainsi que plusieurs puits et majels ont été creusés et un grand nombre de bassins ont été aménagés, et ce, pour assurer la collecte des eaux et de leur exploitation pour lutter contre la soif dont souffrait la population.
Ceci explique donc la découverte, de temps à autre lors de travaux de fouilles ou de restauration de bassins, de citernes et de réservoirs d'eau. En 2005, par exemple, lors des fouilles dans la cité royale de Sabra El Mansouryya, une équipe d'archéologues français a découvert un très grand bâtiment avec des murs très épais installé dans un vaste bassin abandonné.
Autre exemple : les bassins Dahmani, datant du début du IXe siècle, n'ont été découverts que dans les années 1960.
Et tout récemment, lors de travaux de sauvegarde de la mosquée Negra, tombée en désuétude, on a découvert l'existence d'une grande citerne intacte voûtée de 6 mètres de profondeur et s'étendant sur 360 m2 édifiée depuis longtemps pour stocker les eaux pluviales afin d'approvisionner la population en eau. Notons que c'est sur ce réservoir couvert qui a gardé toutes ses caractéristiques architecturales qu'a été édifiée en 1948 la mosquée Negra.
Il va sans dire que cette découverte a favorisé les rumeurs à Kairouan et les informations sur Facebook.
L'essentiel pour les membres de la commission de sauvegarde de la mosquée Negra est de continuer les travaux de restauration dans de bonnes conditions tout en exploitant touristiquement le réservoir, ce qui nécessitera davantage de soutiens financiers et de contribution scientifique d'archéologues et de chercheurs.


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