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Faillite d'un système
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Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 09 - 2011


Par Foued ALLANI
La décision américaine d'opposer, au moment du vote, son veto contre l'adhésion de la Palestine en tant que membre à part entière à l'ONU, annoncée avant même que ce pays ne dépose, vendredi dernier, sa demande à ce sujet revêt plusieurs significations, suscite un certain nombre d'amères constatations et rappelle plusieurs légitimes revendications.
Cette position, non dépourvue de calculs mesquins et qui a provoqué l'indignation de la majorité des membres de la communauté internationale, s'inscrit hélas en porte-à-faux contre le droit naturel du peuple palestinien à lutter pour son indépendance et contre la volonté de la majorité des membres de la société internationale qui a déjà reconnu l'Etat palestinien et son droit à adhérer en tant que membre à part entière à l'ONU, et ce, près de 63 ans après sa création.
Un acte qui s'ajoute à tant d'autres dans le même sens et qui ne fait que confirmer le rôle des Etats-Unis comme défenseurs de l'oppression, de l'illégalité et de l'injustice.
Bref, un ennemi de la paix et allié inconditionnel d'Israël, l'Etat hors-la-loi par excellence.
Un acte rendu possible grâce à un système onusien devenu obsolète depuis des lustres et qui ne sert que les intérêts des forces du mal, puisqu'il favorise l'hégémonie des superpuissances au détriment des autres Etats et de leurs peuples respectifs.
Un désordre mondial ennemi de la paix
Cela démontre encore une fois que l'ordre mondial, ou plutôt désordre mondial, actuel incarné par l'ONU ne pourrait être que générateur de tensions, de crises et de conflits divers, car il est le fruit d'une situation exceptionnelle qui dure depuis 1945 basé sur l'instrumentalisation de l'organisation onusienne au profit des intérêts exclusifs des superpuissances.
Ainsi la société internationale est prise en otage par le «bras armé» de l'ONU appelé Conseil de sécurité qui est lui-même pris en otage par les cinq membres permanents.
Pire, ce conseil a, à chaque fois, brandi le fameux chapitre VII de la charte des Nations unies qui lui donne la possibilité d'utiliser la force pour régler conflits et différends et l'a mis en application, sauf quand c'est Israël qui agresse et qui piétine la charte. A ce moment-là, c'est le chapitre VI, qui se limite aux recommandations, qui est évoqué.
Une situation qui dessert en long et en large les intérêts de la société internationale et qui dresse mille et un obstacles sur la route de la paix universelle, pourtant premier objectif des peuples des Nations unies.
Cet état de fait doit donc prendre fin et laisser la place à un nouveau système qui respecte la volonté des peuples, s'élève contre les injustices, défend les faibles et fonctionne selon des règles démocratiques, où il n'y a pas de place pour le «deux poids deux mesures».
Le système actuel est non seulement impuissant à imposer la paix, mais il a, à plusieurs reprises, été à l'origine de plusieurs catastrophes. Sa gestion du dossier palestinien en témoigne, mais aussi son impuissance à arrêter certains massacres tels que celui de Serebrenica en 1995 ou du Rwanda en 1994.
La dictature du monde dit «libre»
La position de Washington est par ailleurs honteuse du fait qu'elle émane de la superpuissance mondiale qui s'adjuge le rôle de parrain du processus de paix au Moyen-Orient, alors qu'elle se permet de priver un peuple sans défense de ses droits les plus élémentaires. Etat belliqueux puisqu'en guerre un peu partout dans le monde, les Etats-Unis ont toujours piétiné la légalité internationale, imposé la loi de la jungle et ressuscité la diplomatie de la canonnière.
Son histoire contemporaine est jalonnée d'atteintes aux droits des peuples à la liberté et à la dignité, alors qu'ils prétendent être le bastion du monde libre et le champion des droits de l'Homme.
Possédant le budget militaire le plus important du monde (le tiers du budget mondial), les Etats-Unis ont également d'autres tristes records à faire valoir, pays le plus pollueur, le plus endetté, le plus agressif. Bref, un vrai despote mondial, arrogant et jouissant d'une impunité illimitée. Son peuple est pris en otage par les puissants lobbies financiers, de l'armement, sioniste, etc. Il a, lui aussi, bien besoin d'une révolution qui le libérera d'une dictature à peine voilée, bénéficiant d'une mascarade de pratiques soi-disant démocratiques où le président est la marionnette et les lobbies les meneurs du jeu.
Obama en est l'exemple le plus expressif, le plus tragi-comique. L'actuel président des Etats-Unis qui, depuis mai dernier, trouve en effet un réel plaisir à s'offrir en serpillière aux sionistes dans l'espoir de se faire réélire, a été en fait choisi avec les caractéristiques qui lui sont propres afin de restaurer l'image de son pays, bafouée et traînée dans les caniveaux par son prédécesseur. Tout a été, en effet, réglé comme sur du papier à musique de façon à redorer le blason du pays de l'Oncle Sam (discours fanfaronnant à l'adresse des arabes et des musulmans, Prix Nobel de la paix…). Ayant pris goût au jeu, Obama a essayé de se montrer entreprenant en faveur d'une solution équitable pour le conflit israélo-palestinien. Il a été tout de suite douloureusement échaudé par les sionistes et, depuis il essaye par tous les moyens de se rattraper, y compris celui de se montrer complètement mesquin.
D'injustice en injustice
L'impasse dans lequel se trouve ledit conflit depuis des années ne sert hélas les intérêts de personne, même pas ceux d'Israël lui-même, lui qui est à l'origine de ce blocage. Il ne sert que les intérêts de ceux qui désirent que la région reste une véritable poudrière afin d'exploiter son instabilité au profit de leur triste commerce néocolonialiste. Parmi eux, les gouvernants réels de cet Etat hors-la-loi, créé de toutes pièces par l'ONU contre les principes mêmes du droit international, qui refuse de définir ses frontières (entorse grave à la définition juridique d'un Etat), qui rejette toutes les initiatives de paix juste et équitable, qui occupe les terres de ses voisins, se permet d'accomplir des actes de guerre où cela lui paraît utile (autre Etat même lointain, eaux internationales…) qui attaque même les Nations unies (assassinat de Folke Bernadotte, médiateur de l'ONU en 1948, bombardements meurtriers de l'école de Cana de l'ONU-Liban 1996, bombardement de l'école de l'ONU en Palestine à Gaza 2009…).
Un Etat voyou fondé sur des contre-vérités historiques, des calculs colonialistes destructeurs et contre-productifs, l'usurpation des droits du peuple palestinien, la violence de tous genres, le terrorisme, etc. Un Etat raciste, qui pratique l'apartheid et la politique du fait accompli, profitant de la couverture des puissances occidentales voulant se racheter pour les crimes perpétrés contre leurs citoyens de religion juive.
Israël, fondé sur les injustices commises par les occidentaux envers les juifs, mais aussi contre les Palestiniens est un Etat qui, dès sa création, a semé autour de lui (y compris à l'intérieur) toutes sortes d'injustices et qui ne semble pas disposé à changer de méthodes. Toute paix, tout traçage des frontières, tout effort de restitution des droits de ses voisins sont à l'encontre de son idéologie. Il pousse le cynisme jusqu'à espionner son protecteur, les Etats-Unis, et à écorner son image dans le monde.
Palestiniens et Arabes ont depuis de longues années reconnu le droit de cet Etat à vive en paix, à condition, bien sûr, qu'il respecte à son tour la légalité internationale et s'engage à restituer les terres occupées et à devenir pacifique. A chaque étape des négociations, il en profite pour accumuler les bons points sans, en contrepartie, s'engager sérieusement sur la voie du règlement définitif du conflit.
En s'adressant vendredi à l'ONU, la Palestine a ainsi rappelé son devoir au monde entier, car laisser Israël faire la pluie et le beau temps dans la région et imposer sa volonté à toute la société internationale, soutenu en cela par les Etats-Unis, est une véritable insulte aux peuples de la terre. Ces derniers sont aujourd'hui appelés à mettre fin à ce vagabondage, sinon l'ensemble des valeurs positives qui les réunit risque de disparaître à jamais.


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