Le roman de Nizar Chakroun finaliste du Booker arabe à Manama remporte le prix Naguib Mahfouz au Caire    La Tunisie concernée : des pluies intenses prévues dans 10 pays arabes    Journée mondiale de lutte contre le cancer : recommandations de l'OMS pour prévenir les risques    Ramadan 2026 : 73 % des femmes et 76 % des jeunes dépensent davantage en ar    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Les téléviseurs et moniteurs OLED Samsung 2026 compatibles NVIDIA® G-SYNCTM pour des performances gaming d'élite    Najia Gharbi reconduite à la tête de la CDC : qui est la directrice générale ?    Prix Deepal S07 en Tunisie : Hybride rechargeable dès 103 980 DT TTC    Carrefour Tunisie s'impose comme l'enseigne la plus primée des Tunisia Digital Awards 2026 avec cinq distinctions, dont quatre Gold.    Un Tunisien à la tête du GISR : Mohamed Ali Chihi nommé Executive Director    Après une accalmie printanière, les pluies font leur retour dans plusieurs régions    Prix international de la fiction arabe (IPAF) : six romans en lice pour le Booker arabe 2026    Groupe UIB: 40 millions de dinars pour le financement de la première centrale photovoltaïque tunisienne, à Chebika    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Adnane Belhareth prend les rênes du Club Africain de handball    Candidats à l'installation au Canada: trois jours pour tout savoir, dès ce lundi à Tunis    Iran–Etats-Unis: Une réunion sous haute tension prévue ce vendredi, ce que l'on sait    L'Université de Sousse obtient l'accréditation internationale « Université entrepreneuriale » du NCEE    Météo Tunisie : temps partiellement nuageux et pluies éparses sur les côtes nord jeudi    Tokyo : Les Tunisiens peuvent enfin renouveler leurs passeports facilement depuis l'ambassade !    Pourquoi le député Ahmed Saidani a-t-il été arrêté ?    Ramadan 1447 en Arabie Saoudite : voici quand débutera le jeûne et l'Aïd al-Fitr    Trois startups tunisiennes sélectionnées pour participer à GITEX Africa Morocco 2026    Le Conseil européen de la fatwa fixe la date du début du Ramadan    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Taekwondo : la Tunisie remporte trois nouvelles médailles aux Emirats arabes unis    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    Un enfant tunisien retenu depuis deux mois à Kuala Lumpur    Météo Tunisie : Temps nuageux, vents forts, pluies orageuses et baisse des températures mercredi    Tunisie : nomination ou élection des présidents d'université ?    Jalila Baccar, Fadhel Jaibi et Taoufik Jbali: mille mots pour saluer de grands artistes    Sidi Bou Saïd menacée par les glissements : comment protéger la colline ?    Le PSG officialise l'achat de Khalil Ayari    Picasso: l'éternel réinventeur de l'Art    Arbitrage en crise : les arbitres passent à l'action ?    Football : le Paris Saint-Germain confirme l'achat de l'attaquant tunisien Khalil Ayari    Taekwondo : Amenallah Trabelsi décroche l'argent pour la Tunisie au tournoi d'Al Fujairah    Mohamed Harbi: Un grand frère disparu    Festival Mon premier film Documentaire MyfirstDoc 2026 : appel à films documentaire d'écoles de cinéma de Tunisie    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Yadh Ben Achour : Le déclin de l'universalité des droits de l'homme (texte intégral)    Ooredoo Tunisie Sponsor Officiel du Champion du monde Mohamed Khalil Jendoubi    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Constituants sans constitutionnalisme, thème des Journées Abdelfettah Amor    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'incontournable engagement des employeurs
Atfp-British Council — Conférence internationale sur la formation professionnelle
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 02 - 2012

L'Agence tunisienne de la formation professionnelle organise, en collaboration avec le Conseil culturel britannique - British council et l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Utica), une conférence internationale ayant pour thème : «Développer un engagement effectif de l'employeur en Tunisie dans le système de la formation professionnelle». Cette rencontre, dont les travaux ont démarré hier et se poursuivent jusqu'aujourd'hui, s'inscrit dans le cadre d'une convention de coopération entre l'Atfp et le British Council. Ont pris part à cette conférence des experts en la matière, provenant de divers pays frères et amis comme l'Egypte, la Turquie, le Royaume Uni et le Qatar.
Dans son allocution de bienvenue, Mme Eunice Crook, directrice du British Council, a mis l'accent sur l'importance de la formation professionnelle dans le développement des compétences et la garantie d'un développement économique en harmonie avec les besoins du marché. Elle indique que la présente conférence vise à encourager les employeurs de la région à contribuer efficacement à cette démarche et à faire de la formation professionnelle un outil crucial et utile au service de l'entreprise. Selon elle, cependant, la formation doit être mieux adaptée aux changements et aux progrès technologiques : «Il faut avouer que, jusque-là, l'évolution technologique a constitué un handicap dans cette optique, vu qu'elle n'est pas exploitée comme il se doit. Ce qui justifie le fossé qui se creuse entre l'offre et la demande dans la plupart des régions». Mme Crook affirme par ailleurs que le Royaume Uni a réussi a développer le secteur de la formation : un résultat qui n'aurait jamais eu lieu sans la contribution et l'engagement confirmés des employeurs.
Prenant la parole à son tour, M. Ibrahim Toumi, directeur général de l'Agence tunisienne de la formation professionnelle, a indiqué que la majorité des jeunes à la recherche d'un emploi aspirent à être recrutés dans le secteur étatique. «De notre côté, nous souhaitons vivement que nos jeunes accordent à la formation et à l'expérience professionnelle davantage d'intérêt. Pour y parvenir, nous avons besoin d'une contribution solide de la part des entreprises», souligne-t-il. M. Toumi insiste par ailleurs sur le besoin de réussir les actions dans les deux axes de base, à savoir la définition des besoins de l'entreprise et, d'un autre côté, l'intensification de la formation par alternance, et ce, dans un climat propice au partenariat entre l'Agence et l'entreprise. «Si les employeurs focalisent essentiellement sur leurs besoins ponctuels, le partenariat exige que l'on focalise tous sur les besoins du secteur», note le responsable.
De son côté, M. Hichem Elloumi, président de la Fédération de l'électricité et de l'électronique, a souligné l'importance de l'approche régionale dans la promotion de la formation professionnelle : une approche qui tient compte des spécificités techniques caractérisant le marché de l'emploi dans chaque région. Il a, par ailleurs, mis le doigt sur le problème relatif au mode de gouvernance et à l'autonomie de gestion dont souffrent les centres de formation.
Evaluation du parcours et lacunes à combler
L'équation tridisciplinaire, regroupant et l'enseignement supérieur et la formation professionnelle et l'entreprise, dont les jalons sont mis en place depuis quelques années, vacille entre pas franchis et trébuchements. Ce point a été minutieusement expliqué par M. Abdel Aziz Halleb, vice-président de la Fédération de l'électricité et de l'électronique. Il faut dire que le fait de relever le défi de l'engagement de l'employeur en Tunisie n'est pas facile à réussir mais il n'est pas pour autant impossible à réaliser. Si le ministère de la Formation professionnelle et le ministère de l'Enseignement supérieur ont réussi, depuis quelques années, à introduire cette logique dans leurs agendas et à impliquer les parties concernées dont l'Utica et la Fedelec, cette logique demeure défaillante du côté des entreprises. Certes, certaines avancées sont notables, dont la loi en date de 2009 qui oblige certaines entreprises à garantir des stages pour les étudiants de l'enseignement supérieur dans le cadre notamment des licences coconstruites.
Pour ce qui est de la formation professionnelle, la Fedelec s'applique à la formulation des besoins en formation initiale, afin de définir le type de formation professionnelle répondant aux besoins du marché de l'emploi. L'orientation de la formation, la bonne communication adressée aux jeunes diplômés et chercheurs d'emploi ainsi que le développement progressif d'une vision régionale ont permis d'enregistrer des points positifs. «Parfois, le taux d'insertion des stagiaires dans les entreprises s'élève à 100%», fait remarquer l'intervenant. Cependant, la dynamique du partenariat n'a pas été pérennisée ni réussie dans tous les secteurs. «Sur 15 secteurs, seulement 6 ou 7 ont réussi le pari», ajoute M. Halleb.
Le responsable de la Fedelec montre du doigt les lacunes à combler. Il recommande ainsi aux entreprises de collaborer d'une manière effective et réfléchie, de garantir une vraie formation sur le site du travail. Le responsable appelle également à la mise à la disposition des organisations professionnelles de financements à même de leur permettre de bien oeuvrer dans ce sens. D'autant plus qu'une réforme juridique s'impose afin de quitter la logique administrative et de permettre aux professionnels une certaine autonomie au niveau des mesures et décisions.
L'expérience britannique : ça marche
L'expérience de la Commission du Royaume Uni dans la prise de responsabilité des employeurs. Tel est le thème de l'intervention présentée par Mme Theresa Mc Dermott, directrice assistante de la Commission. L'expérience britannique part d'un objectif de base, à savoir hisser le niveau et la compétitivité de l'entreprise. Pour y parvenir, il convient de réussir des actions sur plusieurs plans, y compris celui de la formation professionnelle. La promotion des opportunités destinées aux ressources humaines et aux jeunes compétences en particulier figure parmi les lignes d'actions fondamentales. Elle vise également à créer un marché propre aux compétences professionnelles et ce, au profit et des demandeurs d'emploi et des employeurs. L'expérience britannique lie étroitement la formation professionnelle à l'investissement : l'idée étant d'investir dans les meilleures propositions et de hisser la valeur et l'accessibilité à la formation. D'où le rôle fondamental des employeurs dans cette configuration. Pour donner un apport fructueux, ces derniers ont besoin d'exprimer leurs points de vue et proposer des solutions pertinentes dans le cadre d'un bon partenariat. De même, «les subventions doivent parvenir directement à des employeurs responsables, leur donnant plus de pouvoir d'achat sur le marché des compétences, avec les fournisseurs de formation», souligne Mme Mc Dermott. Elle ajoute : «Le solde des dépenses publiques doit passer des subventions à des investissements et des prêts d'employeurs structurés, de façon à inciter les employeurs à investir davantage dans les résultats de la formation».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.