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Quand la santé se porte mal
Cap Bon
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 07 - 2012


Comment se porte la santé au Cap Bon?
Plutôt mal, est-on amené à dire, à voir la pauvreté du paysage sanitaire où l'on continue à la promener. Et ce, depuis des années maintenant !
A Nabeul déjà, la capitale de la région que l'on se targue d'appeler «la Tunisie en miniature», surtout sur nos dépliants touristiques, elle est en mauvaise santé.
Pour le reste, à part quelques exceptions, le milieu sanitaire est vraiment démuni, sur les plans matériel et humain, donc particulièrement «inhospitalier». En raison des grands manques à gagner au niveau des compétences, des services, de l'effectif, de l'équipement...
Et dire que cette région compte à elle seule quelque 784.300 habitants, population dont le nombre augmente considérablement en fonction des saisons agricoles (notamment celle des tomates) et se multiplie par trois en été, paraît-il, avec la ruée des touristes et estivants de tout bord.
Devant tout ce beau monde, en toile de fond, on compte un médecin... pour plus de mille habitants dans la région (pour 1.155 habitants, paraît-il!).
Pauvre CHU Tahar-Maâmouri
Pour faire le point de la situation, nous allons commencer par évoquer son fameux centre hospitalo-universitaire Tahar-Maâmouri.
Il n'a de CHU que le nom, ou le complément du nom. Il n'est pas comme il faut pour mériter l'appellation qu'il porte.
Depuis des années maintenant, c'est la grande désolation et l'on ne cesse de quémander son statut réel de CHU. Bien qu'il ait toutes les dispositions nécessaires sur le plan ossature, rien n'y fait. Son évolution dans ce sens est des plus molles.
Dans la vitrine, il a tout ce qu'il faut pour être réellement un CHU : on y compte des compétences de grande renommée, la majorité des services sont au fond hospitalo-universitaires... Mais il n'est en réalité qu'un grand hôpital. Sans plus. C'est qu'il ne dispose que d'un budget limité. Ce qui ne lui permet pas de répondre à ses besoins réels de CHU. Il souffre donc d'un grand manque à gagner en équipement, en personnel médical et paramédical, même sur le plan des ouvriers...
A titre indicatif, et non exhaustif, du côté du service cardiologie, il n'y a même pas un échodoppler. Il n'y a qu'un seul scanner, non performant d'ailleurs, et l'unique pour toute la région dans le secteur public. Certes, il y a eu reconsidération de cette situation, il y a quelque temps et l'on a opté pour la dotation de ce CHU d'un scanner 16 barrettes. Et c'est même paru dans le Jort il y a quelque temps. Mais l'on continue à attendre que l'écrit épouse l'action et que ce nouvel acquis vienne finalement prendre sa place.
Par ailleurs, dans ce CHU, donc dans toute la région, on déplore l'absence d'un mammographe, dans le secteur public! Ce qui fait qu'après premier examen des seins, la pauvre gente féminine se trouve dans l'obligation de se déplacer à Tunis et de souffrir la longue attente d'un rendez-vous. Ou se démêler avec les moyens de bord et se débrouiller pour aller dans le privé. Ce qui n'est pas une mince affaire chez le plus grand nombre de ces femmes issues de milieux défavorisés.
A cela s'ajoute le problème de l'anesthésie-réanimation où l'on relève un manque terrible de spécialistes dans la région. Il n'y a pratiquement que des techniciens en anesthésie, exception faite de l'hôpital Tahar-Maâmouri où l'on compte deux médecins anesthésistes.
Pour un pôle de santé à Menzel Témime
Compte tenu de cette situation fort déplorable, il paraît évident donc d'œuvrer à décongestionner ce soi-disant CHU. Par la création d'un autre pôle de santé à Menzel Témime où il n'y a actuellement qu'un grand hôpital qui serait à peu près l'équivalent de l'hôpital Tahar-Maâmouri, mais en plus pauvre, et qui draine les cinq circonscriptions de Kélibia, El Haouaria, Hammam Ghezaz, El Mida et Menzel Témime dont la population d'ensemble dépasse les 200.000 habitants.
Il en ressort donc que cet hôpital n'est plus en mesure de répondre aux besoins de toute cette masse d'habitants. D'autant plus qu'il ne dispose ni de cardiologue ni de gastrologue. On y compte juste deux gynécologues et un seul ophtalmo... qui serait déjà partant.
A cela s'ajoute l'absence d'une unité Smur (service médical d'urgence et de réanimation) pour la prise en charge des cas urgents pour toute cette zone.
Et puis, il y a cette autre grande désolation : la maternité dont l'état n'a cessé d'appeler à être revu et corrigé. Chose qui sera faite, paraît-il. Il en était bien temps en tout cas. Parce que jusque-là, elle a élu domicile dans... une cave qu'on a aménagée pour faire office de maternité.
Et voilà. Tout est dit. Rideau!


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