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Digne, pluriel et dynamique
Colloque : «L'art contemporain : quel projet au lendemain de la révolution?»
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 07 - 2012

Bien que l'espace public soit devenu l'objet d'un conflit politico-culturel et idéologique, les artistes ont adhéré aux objectifs de la révolution
Le colloque international sur les enjeux de l'art contemporain a permis aux divers intervenants de débattre de trois axes principaux, à savoir l'art contemporain, un atout culturel, l'art contemporain, un atout économique et les facteurs de réussite d'un projet culturel (art, démocratie, liberté et pouvoir).
Toujours dans ce 3e axe, un appui renforcé doit être accordé à la production artistique contemporaine, aux espaces de recherche, à la diffusion de l'art et de la culture artistique (rôle des galeries d'art, des musées, et des médias).
Une révision des textes législatifs s'impose, et ce, dans le domaine de la création (commission d'achat des œuvres, libre-circulation des œuvres d'art à l'extérieur du pays, droit d'auteur...)
Quant à la question de l'art qui est une affaire de tous, les intervenants ont évoqué la nécessité de construire des ponts favorisant un meilleur partage entre tous les partenaires sociaux concernés par la promotion de l'art contemporain (Etat, ministère de la Culture, ministère du Tourisme, associations et milieux professionnels de l'art contemporain, entreprises privées, banques...)
Ce colloque, comme nous l'a confié Sami B. Ameur, coordinateur de la manifestation, a pour objectif de clarifier les enjeux culturels et économiques de l'art contemporain en Tunisie, au regard de l'évolution générale de notre société. Ainsi, ce colloque s'adresse à tous les partenaires concernés et porteurs de projets, pour édifier en Tunisie un art contemporain digne, pluriel et dynamique.
Réinvention du monde par l'art
«La réflexion que je me propose de développer concerne le “sens" à donner à l'enseignement de l'art, que ce soit celui de la peinture, de la poésie ou de la musique en cette période post-révolutionnaire, autre que celle de l'apprentissage d'une technique autre que celle de répondre à des nécessités strictement intérieures», a annoncé le Dr Salwa El Mestiri, maître-assistant à l'Institut supérieur des Beaux-Arts de Nabeul, au début de son intervention portant sur la réinvention du monde par l'art ou l'écriture citoyenne d'un «à-venir» en commun.
«Que signifie que l'on s'exerce à l'écriture du monde par les couleurs, par les mots ou par les sons, vocabulaires pourtant si différents?», s'interroge l'intervenante.
«L'art qui répond à des nécessités intérieures participe à la construction de la citoyenneté, réinventer le monde, l'inventer de nouveau constitue le projet de tout artiste citoyen car le sens de la citoyenneté déborde le fait d'aller voter ou celui de jouir de ses droits tout en acceptant les devoirs... Si être citoyen fait de soi une personne active au sein du tissu social, être artiste et citoyen, c'est réinventer la réalité du monde en poussant plus loin ses limites», a-t-elle renchéri.
Les artistes, a-t-elle poursuivi, s'inscrivant dans le monde, partant de sa réalité, le pensent et l'écrivent à chaque fois de nouveau, proposant un à-venir possible pour vivre ensemble dans une réalité transcendée. Et cela, c'est aussi le sens de la révolution.
L'expérience de l'art constitue et aménage un espace pour la pratique de la citoyenneté.
La liberté est un caractère fondateur de toute citoyenneté... Le concept de citoyenneté ayant été dès le départ tributaire de la liberté. En prenant en charge la transmission des règles de fonctionnements inhérents à chaque pratique artistique, l'apprenant s'exerce à son travail de re-création à la pratique de la liberté.
«L'enseignement de l'art, prenant en charge la tradition, l'acquis, le culturel, les contraintes techniques, enseigne les limites de la liberté tout en permettant une appropriation et une récréation du monde, pratique qui prépare à la vie en commun et à la citoyenneté», a-t-elle conclu.
Entre conflit idéologique et liberté d'expression
«On entend dire depuis la révolution du 14 janvier que l'espace public s'est libéré, que les Tunisiens peuvent enfin s'exprimer librement; certains ont cru réellement en cette révolution et se sont d'ailleurs inscrits dans toutes les manifestations politiques et culturelles», a indiqué le Dr Moufida Ghodhben, doctoresse en sciences et techniques des arts, enseignante à l'Isba de Nabeul, au début de son intervention portant sur l'espace public entre conflit idéologique et liberté d'expression.
Les artistes, a-t-elle poursuivi, eux, sont parmi les premiers ayant cru en la révolution. Ils font aujourd'hui le devant de la scène pour militer contre l'extrémisme et le retour à la dictature. Ils essayent à travers toutes formes d'expressions artistiques de concrétiser cette liberté, surtout dans l'espace public qui devient, depuis quelques mois, l'objet d'un conflit politique, idéologique et culturel.
Les artistes, a-t-elle indiqué, ont adhéré aux valeurs et aux objectifs de la révolution (dignité, liberté, égalité), ces slogans fondamentaux qui seront aussi les mots d'ordre des projets artistiques révolutionnaires.
«La rue comme espace de croisement n'a pas pu rapprocher les avis, elle a enregistré la différence catégorique entre les actifs dans les rues. Sauf que les partisans de l'idéologie instaurent, aujourd'hui, un commerce nouveau dont l'objectif principal est la question de l'identité où se jouent les éléments de pouvoir et de force», a-t-elle conclu.


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