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Couleurs italiennes
Octobre musical de carthage : Quintette de cuivres du Teatro Dell'Opera Di Roma
Publié dans La Presse de Tunisie le 17 - 10 - 2012

Il y a toujours ce secret que la musique italienne garde jalousement, tous genres confondus : captiver les amateurs comme un aimant. Dimanche dernier, temps pourri et un public nombreux à l'Acropolium : jeunes en groupe, moins jeunes en couple, étudiants des hautes écoles environnantes et vieilles dames de la maison de retraite de Radès. Bref, de quoi remplir la salle et le déambulatoire d'en haut. Est-ce l'effet opéra, le programme original de la soirée, le bouche à oreille de la communauté italienne? Le tout à la fois.
Instruments à vent et voix au programme. Une soprano, un ténor, deux trompettes, un cor, un tuba et un trombone, des airs connus et colorés, un mélange qui fait résonner la pierre et éveiller les émotions. Sur scène, le Quintette du Teatro Dell'Opera Di Roma a choisi un répertoire à dominante italienne, peut-il en être autrement quand il s'agit d'opéra ? On saupoudre tout de même le programme par une ouverture de Mozart et l'inévitable Carmen de Bizet. On remonte à la source de l'opéra pour apprécier l'Orfeo, première œuvre lyrique de Monteverdi, considéré comme l'un des créateurs de l'opéra, un départ en fanfare, suivi de deux pièces de Mozart. Il y a évidemment de l'étonnement à écouter des pièces pour orchestre transcrites pour les cuivres, mais à entendre les airs, on s'accroche au jeu et on attend la suite. Le Quintette de cuivres a pris son essor dans la seconde moitié du XIXe siècle, quand l'opéra italien estampillé, Donizetti, Puccini, Verdi ou Rossini est au sommet de sa gloire, il régnait sur la Botte et traversait avec profit les frontières européennes.
Le Quintette du Teatro Dell'Opera Di Roma est composé de Rita Cammarano, soprano lyrique, très en verve, robe noire comme il se doit, gestes amples et voix chaleureuse qui monte, monte, domine les cuivres, la salle et ce qu'il y a autour. Elle fait corps avec Giordano Massaro, jeune ténor aux cheveux long qui s'est produit en Tunisie à El Jem et à l'Acropolium, à la trompette une jeune femme Lucia Luconi, l'autre trompettiste est Davide Simoncini, qui, généralement joue en solo, en duo (avec orgue), Davide Borgovoni, lauréat de plusieurs concours tient le tuba. On écoute le passage de, Largo al factotum, extrait du Figaro dans le Barbier de Séville de Rossini, puis une étonnante transcription de Una furtiva lacrima tiré de l'élixir d'amour de Donizetti, l'oreille se laisse déboussoler par le rythme des cuivres puis la voix prend les hauteurs, un air d'une tristesse à fondre les cœurs, une suavité naturelle. Ah ! Cette larme furtive, elle séduit en douceur, mélancolique, la voix redescend en pente accessible, s'éteint sans râle et se tait, on écoute le silence. Applaudissements soutenus.
L'opéra en voyage
Il y a Marco Piazzai au trombone, il a remporté plusieurs concours et Carmine Pinto au cor à la formation «éclectique», lauréat de grands concours, il est diplômé en direction d'orchestre, nous apprend-on dans la note de présentation. Place aux cuivres.
Carmen de Bizet, un standard incontournable dans le registre de l'opéra, moment fort, exécuté avec fougue, les sons des cuivres envahissent l'espace jusqu'aux recoins des colonnes, chaleur, sueur et amours version espagnole puis, retour à Donizzeti et Lucia di Lammermoor, tragique, bouleversant, le ténor Massaro, s'y est investi corps et âme, un morceau de bravoure. De l'Arlésienne de Bizet, le quintette a choisi, le morceau chantant la Farandolle suite n°2, suit le Rigoletto de Verdi, on n' y va pas de main-morte, tensions, drames et passions le livret de Piave (d'après une pièce de V. Hugo) en est chargé. Du Verdi encore pour assouvir les âmes, dans La Traviata, là, on est au cœur du romantisme, l'opéra le plus joué et le plus connu, les envolées lyriques explosent de toutes parts avant de céder la place à Puccini avec sa déchirante La Bohême. Pour conclure le Quintette nous régale d'un morceau moderne de Nino Rota, le compositeur attitré de Fellini, nous goûtons des moments plaintifs, lancinants de La Strada, qui nous remet sur les routes des saltimbanques, en roulotte en compagnie du violent Zampano et la fragile Gelsomina, musique délicate et souvenirs qui montent à la surface. Déplacement en Autriche en compagnie de Franz Lehàr, savoureux à souhait, feutré, on se laisserait bercer plus longtemps mais les applaudissements marquent la fin du concert. Un bis pour la route. Verdi, des fleurs en reconnaissance et une standing ovation.


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