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Tradition revisitée
Musique : Festival international de la musique andalouse
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 12 - 2012

Est-il vrai que la musique classique n'est plus, aujourd'hui, du goût de la jeunesse tunisienne ? Comment permettre au Malouf et à la musique andalouse, cet héritage patrimonial maghrébin, de garder leur aura et de la raviver sur la scène musicale tunisienne et maghrébine. C'est dans ce cadre de sauvegarde du patrimoine culturel et musical que s'inscrit la création d'un festival international de la musique andalouse classique dans la ville de Monastir, à l'initiative de l'artiste tunisien Mahmoud Frih.
Le coup d'envoi de la première édition du Festival international de musique andalouse a été donné vendredi dernier au complexe culturel de Monastir. Organisée par le président de l'Association «Jeune troupe de musique arabe de Monastir», Mahmoud Frih, cette première session, baptisée au nom du défunt Béchir Harzallah (ancien chef de ladite troupe fondée en 1970), avait programmé deux spectacles réunissant des spécialistes de la musique du Malouf dans le monde maghrébin avec des invités espagnols.
Une exposition de photos retraçant le parcours professionnel de l'Association depuis sa fondation a ouvert cette première édition, relatant en images les différentes participations et les succès remportés sur les plans national et mondial depuis sa création. La soirée de la première journée a été consacrée à la prestation de la troupe tunisienne accompagnée de «la troupe des amateurs de la musique andalouse» venant du Maroc. Le spectacle de la soirée d'ouverture a comporté ainsi des chants liturgiques et soufis, des mouvements de la «nouba» sur le mode «houssayn», un véritable enchantement de l'ouïe.
La troupe marocaine composée de plus d'une dizaine de musiciens, drapés de leurs habits typiques, a ravivé l'héritage commun entre ces pays du Maghreb. Des textes et des chants qui vénèrent le Prophète Mohamed et l'amour du Créateur, tels que «Zada chawki lihabibi Mohamed» interprété par le chanteur marocain Marouen Hajji dont le timbre suave épouse à merveille le «rabeb» (un des plus anciens instruments à archet).
Le spectacle a été clos sur une belle interprétation de l'épilogue de la nouba «mazmoum» intitulé «Alif ya soltani», suivi de «la fayacha», des morceaux à tonalité rythmique mouvementée et colorée. Chantés avec harmonie et dans un enchaînement bien étudié, Mahmoud Frih et Marouen Hajji ont su remonter les temps où la Tunisie, le Maroc et l'Algérie formaient un tout homogène.
«L'héritage de la musique andalouse entre disparition et sauvegarde» est le titre de la rencontre qui s'est tenue pendant la deuxième journée du festival. Assurée par le maître conférencier et chercheur en musique Mahmoud Ktat, elle s'est penchée sur une étude des origines de la musique du Malouf et le moyen de sauvegarder ce genre musical qui fait notre identité musicale. L'intervention de Ktat est divisée en deux parties. Pour répondre à ces questions, une profonde analyse de l'histoire de la musique andalouse s'avère nécessaire.
Le premier volet s'est intéressé à une étude historique qui remonte aux époques révolues, plus exactement au IXe siècle, nous précisant les origines de la nouba, son évolution et ses caractéristiques. Le Malouf «tunisien» est né donc d'un mélange des influences orientale et maghrébine et a poursuivi son évolution au fil des siècles.
Le second volet a porté sur les problèmes qui entravent l'évolution de ce genre musical en Tunisie, notamment avec l'usage d'instruments musicaux non adaptés tels que le piano et les instruments à cuivre...
La soirée de clôture du festival a été réservée à la prestation de la troupe algérienne «Dar gharnata» et «la troupe Fardouas» d'Espagne qui ont offert au public un voyage musical parsemé de «mouachahat» ainsi qu'un bouquet de poésie soufie-andalouse aux rythmes tantôt lents, tantôt rapides et légers. La troupe espagnole a égayé la soirée de clôture par des versets coraniques interprétés par la voix de Keeler, suivis d' un «samaai bayati» intitulé «Ya ajmala al anbia» qui est à l'origine un mouachah turc.
«Le festival, dans sa première édition, s'est voulu un défi. Nous avons essayé à travers cette musique de revisiter le patrimoine et faire redécouvrir aux jeunes générations la musique d'antan et encourager le partage des expériences entre les jeunes musiciens des différents pays aux affinités communes», a déclaré l'organisateur du festival.


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