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Perdu de vue!
Le gâchis Youssef Msakni
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 03 - 2013


Mais où est donc passé notre petit prodige?
Les Tunisiens sont partagés en trois sur le transfert de Youssef Msakni au club qatari de Lakhwya : ceux qui sont pour, et ils se comptent sur les doigts d'une seule main (sa famille proche), ceux qui sont contre (ils gagneraient haut la main les élections) et, enfin, ceux à qui quelques charlatans ont menti en disant que le passage de Youssef Msakni au Qatar n'est qu'une simple escale et que ce dernier était destiné à un grand club européen, et plus précisément le Paris Saint-Germain.
D'ailleurs, on ne comprend pas comment il y a des rigolos qui puissent «vendre» encore ce genre de bobards et des «naïfs» pour les croire.
Nous précisons, au passage, qu'à une ou deux exceptions près (qui ne se répéteront sans doute jamais), un championnat du Golfe et même milliardaire tel celui du Qatar constitue un terminus et non un point de départ pour un joueur. Quel que soit son âge et quel que soit son talent.
A 22 ans et demi (il est natif du 22 octobre 1990), Youssef Msakni a décidé de débarquer au Qatar à l'issue d'une saison qui ne l'a pas vu particulièrement briller. Il a touché le paquet comme on dit, mais n'a pas gagné le gros lot sur le plan sportif.
Il a surtout mis fin aux rumeurs les plus fantaisistes qui le disaient «disputé» entre les grands clubs européens. Son entraîneur de l'époque (qui voulait l'insérer dans la transaction) jurait ses grands dieux que Msakni était voué au Paris Saint-Germain.
Le joueur a fait un choix financier et c'est son plein droit. Ceci n'empêche que son choix sportif est du domaine public et qu'il est très... discutable et discuté. Ceci dans la mesure qu'il ne concerne pas que lui mais tout un pays et particulièrement l'Equipe nationale. Et pour cause : de l'avis de tous, Youssef Msakni est le plus grand talent que la Tunisie ait enfanté ces dernières années. Attaquant et créateur, de surcroît, dans un football de plus en plus avare en joueurs d'exception. Plus encore, Youssef Msakni est un exemple pour les jeunes, une idole, il pouvait et devrait être une locomotive pour nos footballeurs et notre football.
Qu'en est-il aujourd'hui ? Disparu de la circulation après une saison difficile et un transfert au Qatar qui nous l'a rendu en piètre état. Il n'y a qu'à regarder la dernière sortie face à la Sierra Leone où il a été transparent. Et pour revenir un peu en arrière, la CAN où il ne s'est distingué que l'espace d'un but à la toute dernière minute. Pour retomber dans l'anonymat le plus complet. A 22 ans et demi !
Pis encore, on l'a vu il n'y a pas longtemps dans un match de la coupe d'Asie face à Al Ittifak d'Arabie Saoudite où il était passé complètement à côté, au point de se faire sortir et remplacer par son entraîneur Eric Gerets. Morale de l'histoire : s'il est allé chercher les pétrodollars au Qatar, Youssef Msakni les a sûrement trouvés.
Pas la plus-value et l'ascension sportive, objectif et rêve de tout joueur de son âge. Avec un championnat de la sorte, au niveau, quoiqu'on dise et quoiqu'on écrive, médiocre, il ne peut pas espérer aller loin. Il met même sa jeune et prometteuse carrière en danger.
Ceci pose plusieurs interrogations à la fois, concernant d'abord le choix du départ.
Qui a conseillé Youssef Msakni et qui l'a poussé à faire ce genre de choix ? Si c'est l'Espérance, elle en a parfaitement le droit puisqu'elle encaisse. Si c'est son entraîneur, voilà un bien mauvais conseiller car un entraîneur doit tout d'abord diriger son joueur vers le meilleur choix sportif. On dit également que son père, Mondher Msakni, ex-joueur du COT, du Stade Tunisien, de l'Espérance, du Club Sfaxien et de l'Equipe nationale, a de l'influence sur son fils et qu'il est derrière son passage à Lakhwya. Comme il l'a été pour son passage et celui de son autre fils, Iheb, à l'Espérance. Premier choix qui a permis à Youssef d'effectuer le saut de qualité mais un second qui menace sérieusement sa progression et sa carrière future.
Ceci pose avec acuité le problème de l'encadrement de nos joueurs et de la valeur morale et professionnelle d'une véritable armée de vrais et de faux agents qui polluent notre paysage footballistique. Bien encadré et bien conseillé, Youssef Msakni pouvait partir plus tôt, plus haut. Il faut dire également qu'en plus de l'absence d'un encadrement solide, le jeune Youssef n'a pas été aidé par une certaine presse qui l'annonçait un peu partout en Europe (dans des grands clubs) alors qu'il n'y avait rien de vrai.
Une chose est sûre : notre jeune talent est dans de bien mauvais draps. Ceux qui l'y ont mis sont aussi responsables que lui mais, aujourd'hui, il est seul à devoir s'en sortir. Une seule solution s'offre à lui : travailler encore et toujours. Car, sur ce qu'on a vu face à Al Ittihad d'Arabie Saoudite, Youssef croyait pouvoir se contenter de son seul talent et n'en a fait qu'à sa tête au point d'excéder son entraîneur.
De surcroît, les grandes chaleurs pointent au Golfe et le championnat s'achève le 14 avril : que fera Msakni jusqu'à la reprise, soit le 15 septembre. Autant d'interrogations sans réponses et angoissantes pour un joueur que tout le monde croyait lancé vers une grande carrière.
Un autre joueur à qui on prêtait talent et génie, qui a tout fait pour quitter son équipe, l'Espérance, a lui atterri en Suisse, au FC Sion, soit dans des conditions idéales pour s'épanouir et progresser. Il nous est revenu pas très pimpant, pas très performant. Darragi ou Picasso. Mais c'est une autre histoire. Nous y reviendrons...


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