Adoption officielle des nouvelles normes de classification des hôtels touristiques tunisiens    Scandale des déchets italiens : Mandat de dépôt à l'encontre de l'avocat de la société importatrice    La solution selon Mohsen Marzouk    Report de la manifestation des Nahdhaouis, Mohamed Gouméni révèle le vrai du faux    Coup d'Etat et grande instabilité en Arménie    Deux personnes tuées lors des troubles et 468 arrestations    50 migrants se sont noyés et les survivants accueillis en Italie    66.23 dollars/baril    Exit les corrompus, les hommes de médias et les dirigeants d'associations    Amateurs de foot, Que regarder ce soir ?    Mohsen Marzouk : Ennahdha est capable d'abandonner Mechichi à tout moment    Arrêté pour avoir insulté et agressé sur les réseaux sociaux    Les Tunisiens à l'étranger pourront bientôt payer leurs cotisations sociales en ligne    La nouvelle souche n'est pas dangereuse mais la vigilance reste de mise    Le Festival de la médina n'aura pas lieu en 2021    Le salon pour l'amour de l'Art    La danse comme partie prenante d'une pièce de théâtre    Fethi Slaouti: L'école publique est aujourd'hui menacée plus que jamais    HAICA: la chaîne « Attessia TV » écope d'une amende de 10 mille dinars    Les professionnels de la santé ne donnent le bon exemple pour la campagne de vaccination (Ministère)    CONECT International condamne la grève douanière    Fermeture du Tunnel de l'avenue Yasser Arafat vendredi jusqu'à 20h00    Enfin le dégel entre le Président et son chef du Gouvernement ?    Ils ont dit    Rached Ghannouchi remet le projet de Sabkha Séjoumi sur la table    CONDOLEANCES    Zarzis | Agence de Protection et d'Aménagement du Littoral (APAL) : Pourquoi ignorer les plages les plus fréquentées ?    DECES : Hadj Hemden Ben Mohamed ERRAIS    La semaine des zones humides à Tunis : Un enjeu de taille    Mort d'avoir bu... trop d'eau?    La poésie en questions : A propos des faux-monnayeurs ?    Et si la dégradation nous réconciliait ?    Boxe | 72e Tournoi de Sofia : Khouloud Halimi lésée par les juges    News | Et de huit pour Sliti    Tunisie Telecom réalise la meilleure performance sur l'Internet mobile en 2020    Inauguration de la plateforme Hannibal pour contrôler les flux physiques des devises    La Chine fera don de 100 mille doses de vaccin à la Tunisie    Ligue Europa: les qualifiés pour les huitièmes de finale    L'Art Rue présente «Métamorphose #1» de Essia Jaïbi : Interroger les perceptions    Art contemporain : Une boîte ouvre sur l'autre    La FTF va tester l'utilisation du VAR dans les compétitions tunisiennes    A Nabeul, les cafés et restaurants peuvent servir à table    Habib Ammar préside une rencontre sur le suivi des projets culturels bilatéraux Tunisie-UE    Top 5 des personnes les plus riches au monde    Pourquoi Saied continue à tourner le dos à l'Afrique?    En vidéo: In Style With Rym, la nouvelle émission présentée par Rym Saidi    12 pays aux manoeuvres militaires «African Lion» qui auront lieu en Tunisie en juin prochain    La Tunisie abrite l'exercice militaire multinational "African Lion", en juin 2021    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





De l'hypothèse à la confirmation
Comorbidité psychiatrique et physique
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 05 - 2013

Existe-t-il une corrélation logique voire scientifiquement prouvée entre les maladies métaboliques et les pathologies psychiatriques? Les spécialistes en psychiatrie se sont penchés sur cette hypothèse dans l'optique de trouver un autre fil conducteur des maladies qu'ils traitent et afin de rendre – dans le cas d'une hypothèse confirmée — plus pertinente la prise en charge du malade.
Partant de ce principe de recherche, plusieurs études ont été menées dans les hôpitaux et les CHU tunisiens, visant chacune à confirmer ou à nier un éventuel rapport de cause à effet ou tout simplement d'interactivité entre le physique et le psychiatrique. Certaines études ont été élaborées en se référant aux mutations du système immunitaire considérées dans ces cas comme des indicateurs significatifs.
Parmi les études effectuées dans ce sens, figure l'étude transversale, élaborée sur un échantillon de 103 malades hospitalisés dans les unités psychiatriques, ,en vue de cerner le rapport entre deux maladies: la maladie coeliaque et divers troubles psychiatriques, dont la schizophrénie. Cette dernière préoccupe, par sa complexité et par son impact sur l'organisme du malade, un bon nombre de psychiatres qui s'adonnent à des études scientifiques, à même de les aider à mieux comprendre les secrets de cette pathologie. Pour ce, il était nécessaire de rechercher les symptômes de l'hypersensibilité au gluten auprès de ces malades par le biais de l'utilisation des anticorps anti-transglutaminase, les anti-endomysium et les anti-gliadines. Cette étude a fini par démontrer que les personnes souffrant de schizophrénie et de troubles bipolaires sont significativement plus touchées par l'hypersensibilité au gluten que les autres. D'autant plus que les caractéristiques propres à la maladie coeliaque présentent des différences notables chez les malades mentaux.
Il faut dire que la schizophrénie est jugée comme étant une maladie mentale perturbatrice du métabolisme. Dès son premier épisode, elle favorise certains troubles métaboliques dont l'obésité abdominale, l'hyperglycémie ainsi que l'hypertension artérielle. La prévalence de ces troubles chez les schizophrènes sous traitements antipsychotiques serait en effet nettement plus élevée soit, au moins, le double. Suite à une étude prospective, élaborée sur un échantillon de 27 schizophrènes non soumis à des traitements antipsychotiques et reposant sur un diagnostic métabolique détaillé. Cette étude a démontré que les patients non soumis aux antipsychotiques présentaient une faible prévalence du syndrome métabolique. En revanche, l'administration du traitement favorise l'apparition des troubles métaboliques dont la prévalence se multiplie carrément par trois. D'où l'impératif d'un suivi pointu de l'état de santé des schizophrènes sous traitement.
Interactions significatives
Outre le recours à l'immunologie comme élément de base servant les pistes prospectives, les spécialistes en psychiatrie se penchent sur des études susceptibles de les aider à mieux comprendre les maladies dites psychosomatiques. L'idée étant de savoir si la maladie physique déclenche celle psychiatrique ou psychologique ou vice-versa.
Une équipe de psychiatres s'est rendue à l'hôpital de pneumologie à l'Ariana pour un objectif bien déterminé: cerner le rapport de cause à effet entre le syndrome d'apnée de sommeil, d'une part, et les troubles anxio-dépressifs, de l'autre. Il est à souligner que le syndrome d'apnée du sommeil est une maladie qui consiste à perturber la qualité du sommeil à travers des troubles respiratoires plus ou moins graves, qui peuvent même provoquer la mort. Cette maladie touche 2% de la population mondiale féminine et 4% de celle, masculine. En présence, en outre, de troubles anxio-dépressifs, la prévalence prend de l'ampleur pour se situer entre 7% et 17%. L'étude menée sur un échantillon de 30 patients alités à l'hôpital de l'Ariana a démontré que le syndrome d'apnée du sommeil revient à des antécédents familiaux dans 10,7% des cas. Pour ce qui est des troubles psychiatriques, l'antécédent familial a été également relevé dans 7,1% des cas. Il est par ailleurs important à noter que le syndrome d'apnée du sommeil s'avère être sévère dans 64,3% des cas. D'autant plus que près de 50% de l'échantillon souffrent de troubles anxio-dépressifs. Les résultats de ladite étude ont prouvé la corrélation entre les deux maladies: Les troubles anxio-dépressifs ont été déclenchés par le syndrome d'apnée du sommeil dans 42,9%. Ce qui en dit long sur l'impact des maladies physiques sur l'aspect psychologique.
Autre piste de comorbidité digne d'être analysée: l'interaction entre la maladie de Crohn ( maladie inflammatoire intestinale chronique ) et les troubles anxio-dépressifs. Ce sujet a également fait l'objet d'une étude prospective menée sur un échantillon de 70 patients souffrant de la maladie de Crohn. Les spécialistes ont pu déceler des troubles dépressifs chez 45,7% des patients dont 21,4% de dépressions jugées comme sévères. Manifestement, la maladie de Crohn influe sensiblement sur la santé psychologique et psychiatrique du malade; une influence encore renforcée par d'autres facteurs comme l'âge, le genre et l'ancienneté de la maladie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.