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CA : En quête d'un souffle d'espérance
Aujourd'hui (15h30), la 5e journée — CA-EST et CSS-ESS
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 05 - 2013

Le Club Africain aborde le derby dans la peau d'un fauve blessé.
Comme observé récemment, le CA semble avoir perdu le goût de la prise de risque et refuse de s'adapter (tactiquement) à ses adversaires. Deux éléments d'approche qu'il devra modifier aujourd'hui, face à l'Espérance, s'il veut retrouver de la hauteur. De point de vue analytique, l'équipe s'est tout simplement endormie sur des certitudes (en phase 1 du championnat) que ses adversaires du play-off ont violemment fracassées (trois cuisants revers jusque-là). Il faut du changement au CA. Pas une révolution, mais une évolution nécessaire et logique, compte tenu du désastre vécu récemment. Il y a urgence. La prise de conscience doit être collective. Car si «les grands clubs ne meurent jamais», ils ne doivent pas s'en remettre au cours providentiel des événements, ni parler de cycle d'érosion ou encore de méandres de l'absolu. Ceci dit, après la succession de flops vécus, la feuille de route à suivre doit réconcilier le CA avec les fondamentaux du football. Englué dans une grave crise sportive (crise de résultats), le CA n'a fait qu'illusion face à ces concurrents. Est-ce la faute du système? D'un manque d'initiative? Un peu de tout ça...L'idée tournait pourtant autour du rejet de la perte de balle. Mieux valait repasser par derrière que tenter de passer, si l'on n'était pas sûr...Une idée louable, mais qui inhibe désormais les prises de risque individuelles. «In fine», le collectif a mangé l'homme.
Un jeu dénaturé
Mis à part Zitouni (et encore !) et surtout Baratli, plus aucun joueur n'attaque son adversaire. L'exemple de Dhaouadi est flagrant: lui dont on vantait la qualité de percussion et la générosité (en situation de repli), est devenu un enfant, qui n'ose plus, de peur de se faire gronder...par le public et ses partenaires. Idem pour Djabou, ce dernier ayant trop voulu s'adapter au style de jeu clubiste au point de perdre ses propres qualités. Pourtant, il est incontestable que le public clubiste n'attend qu'un exploit individuel pour s'enflammer, surtout en ce moment. Comme il n'attend qu'une grosse frappe en lucarne des 25 mètres pour sortir de sa torpeur. Cependant, le «Messi» algérien doit encore enrichir sa palette de jeu et se mettre au service de l'équipe (récupération négligée). Ne soyons tout de même pas «gourmands». Quand il y a Djabou sur le terrain (annoncé rentrant aujourd'hui), les choses changent. Le feu follet attaquant clubiste est tellement fort qu'il peut créer les décalages dont ses partenaires profitent. Mais même en sa présence (et on l'a vu plusieurs fois en cette fin de saison), le CA, qui rechigne à tirer de loin, doit faire l'action parfaite pour marquer dans des espaces de plus en plus réduits. Et comme tout se passe dans l'axe, la marge d'erreur est encore plus réduite. L'ultra-possession de balle a ses limites même avec un milieu technique (en losange). Alors, imaginez sans ces «virtuoses» du ballon rond ! Actuellement, le fait de vouloir imposer son style de jeu à tout prix ne convient plus dans les grands chocs du play-off. Il fut un temps où le CA disposait de cette faculté à tuer dans l'œuf toute imposition. Mais c'est un modèle qui date de deux saisons maintenant. Une éternité, même si s'inspirer du passé n'est pas une insulte. Le CA doit évoluer, conserver une partie de ce style, mais ajouter aussi d'autres cordes à son arc. Une grande équipe comme le Club Africain doit pouvoir changer de tactique pendant un match. Qu'elle s'adapte plus à son adversaire. Qu'elle cesse de vouloir dominer sans marquer et donc sans gagner. Cela passera par une petite cure de réflexion, d'autocritique, peut-être même de modestie.
Cohérence
De point de vue effectif, plusieurs postes sont à pourvoir. Il faut des renforts. Et pas des moindres (pour changer de style en cours de match tout en gardant son identité). En attendant, le staff technique doit optimiser l'existant. Pas simple, mais un défi pour l'entraîneur provisoire Fethi Lâabidi, dont les oreilles ont pas mal sifflé jeudi après-midi. C'est dire que le bureau directeur clubiste (dont la composition est en passe d'être chamboulée) n'a pas le choix. En été, il faudra sortir l'artillerie lourde et frapper quelques grands coups. Trouver une porte de sortie à certains «has been» (Souissi et Nafti) qui ont fait leur temps. Et enfin, gérer les baisses de régime de plus d'un joueur cadre (Ifa, Dhaouadi). Chez les supporters, il faudra enfin admettre que de «glorieux» anciens (cités ci-haut) doivent peu à peu passer la main, tout en étant impliqués dans ce nouveau projet. Le déclin qui a sanctionné la fin de cette phase ne peut que donner matière à réfléchir quant à un renforcement qualitatif lors du prochain mercato . Car les joueurs, jusque-là enrôlés, ont été utilisés sans pour autant être rentables. Les chamboulements tous azimuts dans la gestion du club, aussi bien au niveau administratif que technique, sont autant de tares qui ont fait qu'une saison blanche était prévisible, voire programmée. Le recrutement reste le point noir des dirigeants qui n'ont pas «recruté intelligent». Hormis quelques éléments qui ont droit à des circonstances atténuantes, les autres n'ont convaincu personne. Pour les connaisseurs et les supporters, cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Durant l'intersaison, et à l'exception de quelques rares satisfactions, les dirigeants clubistes n'ont pas fait un choix judicieux en optant pour un recrutement de joueurs en total décalage avec la réalité des transactions et les principes fondamentaux du recrutement. Ces dirigeants, dont on ne doute pas de leur bonne foi, ont fait dans la naïveté et l'inanité. Il s'avérera, par la suite, que plus de la moitié de l'effectif engagé n'avait pas le niveau requis pour tenir la cadence alors qu'ils avaient coûté les yeux de la tête à la trésorerie du club (Gharbi, Jmal, Mbenza, Ben Hmida, Dhaouadi, Max, Mathlouthi). Autant dire que c'est de l'argent jeté par la fenêtre. En somme, l'échec est ahurissant. Avec un effectif aux qualités précaires, le CA est passé d'une équipe qui n'avait pas de fond de jeu à une équipe... qui n'en a toujours pas. C'est une équipe qui est restée constante dans son imperfection et son jeu déficient. Sans âme aucune, elle rencontre les pires difficultés à domicile. Quel que soit le précepte prôné, le résultat est demeuré le même. La formation a accusé dans le domaine psychologique et tactique d'énormes déficits. Ses joueurs n'ont pas pu se montrer à la hauteur lors de rencontres qui ont été «gâchées» par manque de lucidité, de concentration et autre culture tactique qui a fait encore défaut à un groupe qui n'a pas su toujours gérer un résultat. Durant toute la saison, le CA ne faisait que confirmer cette impression, celle d'une équipe qui avait du mal à développer un jeu cohérent et productif. Choix de joueurs non exempt de reproches, maintien de joueurs en méforme ou qui n'ont pas amené le plus attendu, tout cela a fait grincer des dents et jaser dans les chaumières clubistes. Au CA, le head coach fait désormais partie de la gamme des produits consommables comme en atteste la succession d'entraîneurs au Parc A. C'est dire que le chamboulement non-stop au niveau de la barre technique a eu raison de la stabilité du groupe. De quoi se faire une idée sur le malaise qu'endure le CA. En se passant des services de Casoni, le comité sortant a emprunté le mauvais sentier en espérant un électrochoc ( choc psychologique). Nabil Kouki, qui lui a succédé, a dû jeter l'éponge, puis, Benzarti, son successeur, n'a pas fait long feu. Que d'entraîneurs consommés durant la phase aller et aucun n'est parvenu à marquer son territoire. Et pour cause, le problème du CA est plus profond qu'on l'imaginait. Un état de fait qui illustre parfaitement la perversion qui ronge l'équipe. Actuellement, Lâabidi hérite d'une situation catastrophique. Les leçons seront-elles méditées ? Aux joueurs en quête d'un souffle d'espérance de sortir le grand jeu face au champion sortant.


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