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Hisser le festival et maintenir sa spécificité
Entretien du lundi :Dorra Bouchoucha , directrice des JCC 2014 .
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 01 - 2000

Après avoir dirigé les JCC en 2008 et 2010, la productrice Dorra Bouchoucha revient aux commandes de la 25e session du prestigieux festival consacré au film arabe et africain.
Parlez-nous d'abord de l'affiche des JCC cette session... Comment l'analysez-vous en fait ?
Nous avons lancé un concours sur les réseaux sociaux et demandé aux photographes et graphistes d'élaborer une affiche représentant la 25e édition des JCC, nous avons reçu beaucoup de propositions et nous avons choisi à l'unanimité la photo de Wassim Ghozlani que nous avons titrée « La fenêtre sur le monde »
Cette photo prise par Wassim en janvier 2011 à La Goulette nous a parlé tout de suite. Elle a un côté néoréaliste italien des années 1950 qui nous a tous séduits. Les personnages regardent vers quelque chose que nous ne voyons pas, certains d'entre eux sont en train de capter le moment avec des téléphones portables ce qui illustre la modernité de ce moment historique, d'où l'idée de « La fenêtre sur le monde ». La Tunisie était devenue un laboratoire. Le fond noir de la fenêtre représente le noir de la salle de cinéma et le clair-obscur. Et même si Dans le journal Essahafa on a cru bon d'ajouter à mes propos que le noir de la fenêtre représentait le noir du passé , mon analyse de l'affiche est restée purement esthétique et sémantique et n'a aucune connotation politique.
Sur quel point avez-vous axé votre ligne éditoriale ?
La ligne éditoriale des JCC est toujours la promotion du film arabe et africain et aussi l'ouverture sur le monde à travers les films de tous horizons. Le festival est le miroir de l'état du monde, nombre de films évoquent les difficultés d'une génération confrontée à «la mal-vie», aux guerres civiles, aux injustices sociales d'où l'explosion du documentaire. D'ailleurs notre section «Documentaires» est de grande qualité. Nous avons privilégié la jeunesse, la majorité des œuvres sélectionnées sont des 1er ou 2e œuvres. Dans cette optique nous avons remis en place la Compétition nationale des courts métrages pour donner une visibilité à nos jeunes réalisateurs. Nous avons également mis en lumière les atouts de cet événement majeur dans notre pays et son impact dans la région.
Il est vrai que les JCC vivent de leur acquis, à savoir leur ancienneté (plus ancien festival arabe et africain), leur prestige, le rôle qu'elles ont joué par le passé et la qualité de son public.
Pour cette session nous avons œuvré pour hisser ce festival au rang des festivals importants tout en maintenant sa spécificité. Concurrencer les nouveaux festivals arabes dotés de beaucoup d'argent est une gageure, on ne peut pas les concurrencer sur ce plan, nous nous efforçons d'en faire des partenaires.
Pourquoi l'annualité et est-ce que c'est fait ?
L'annualité est l'oxygène qui va redonner vie au festival. Sur l'échiquier mondial des manifestations aujourd'hui, un festival qui s'organise tous les 2 ans ne pourra plus survivre. Il ne pourra avoir ni exclusivités ni identité et tout le capital sympathie dont il jouit disparaîtra. Le ministre de la Culture est acquis à cette idée de l'annualité des JCC.
Où sera le cœur du Festival? La banlieue sera-t-elle négligée ?
Le cœur du festival a toujours été et continuera à être le centre-ville de Tunis avec les salles et les hôtels situés dans un périmètre réduit, ce qui donne à l'avenue Bourguiba et aux rues adjacentes une ambiance de fête et qui permettra une animation de rues tout au long de la semaine du festival.
La banlieue n'est pas négligée pour autant, mais il est difficile de programmer les salles car depuis quelques années, il n'y a plus de films gratuits en dehors des films de la compétition officielle, les distributeurs et vendeurs internationaux se méfient de notre pays considéré comme une «zone grise» pour la piraterie et demandent des frais de location très élevés. Nous allons, bien sûr, programmer des salles de banlieue et surtout nous entamons cette année un programme de décentralisation qui permettra de montrer des films de la compétition dans 6 régions de l'intérieur du pays.
Il y a eu un changement de l'atelier des projets vers ce que vous avez baptisé Takmil (Work in Progress)
L'Atelier de Projets a été une section phare depuis sa création en 1992.
Cette section a été reprise par plusieurs festivals dans le monde. Nous innovons cette année en décernant une série de Prix à des films arabes et africains en cours de finition et qui ont besoin d'une aide pour finir certains travaux de post-production comme le montage, la post-synchro, l'étalonnage ou encore le tirage de DCP. Ceci permettra en outre aux JCC de demander une première des films aidés lors de la prochaine session, à savoir en 2015.
Pourquoi nos films ont-ils du mal à avoir une visibilité en Occident ?
C'est le problème que nous allons poser lors de la Table Ronde que nous organisons le 3 décembre et qui réunira des producteurs, des vendeurs internationaux, des programmateurs de festival et des producteurs ainsi que des réalisateurs de notre continent. Nous allons tenter de réfléchir tous ensemble aux raisons qui freinent la visibilité de nos films et sans espérer trouver des solutions toutes prêtes nous essaierons de trouver des pistes pour améliorer la visibilité des films arabes et africains en Occident.
Croyez-vous que le documentaire est l'avenir dans les pays où il n'y a pas d'industrie du cinéma ?
Sans être l'avenir exclusif du cinéma dans des pays sans industrie, il est indéniable que les technologies nouvelles permettent de filmer plus facilement et à moindre coût ce qui explique l'explosion de production de documentaires dont certains de très grande qualité, comme vous pourrez le constater en visionnant les films de notre Compétition Officielle de documentaires.
Il y a un intérêt réel pour ce genre de cinéma et la multiplication des chaînes de télévision partout dans le monde offre des écrans à des productions qui jusque-là n'avaient qu'une diffusion confidentielle.


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