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Mémoire du temps présent: Nouveau code des collectivités locales... Trop de lois... tuent la loi !
Publié dans Le Temps le 15 - 04 - 2018

Pour ceux et celles qui sont encore férus de l'Histoire de la révolution française, j'évoquerai les souvenirs lointains de mes lectures de jeunesse et de mes premiers voyages d'étudiant à Paris et surtout la naissance de ce « régime d'assemblée » dont nous vivons à notre tour les «batailles» (ou les querelles comme ça vous plaît), pour instituer le pouvoir « révolutionnaire » légiférant ou ce qui pourrait être classé par la dictature des minorités au sein de ces assemblées nées de toutes les révolutions du globe à leur naissance.
1789, un 23 juin, jour mythifié par une phrase célèbre du comte Honoré Gabriel Riqueti... de Mirabeau : « Allez dire à votre maître (le roi) que nous sommes ici par la volonté du peuple et qu'on ne nous en arrachera que par la force des baïonnettes ». C'était juste après le départ de Louis XVI suite à un débat houleux et l'ordre donné aux gardes d'évacuer l'Assemblée nationale française.
Autre similitude avec ce que nous vivons et tout comme Mirabeau Danton, beaucoup d'autres figures emblématiques de la Révolution française de 1789, appartenaient à la noblesse et à la « bourgeoise » terrienne ou industrielle et des hautes charges naissantes et qui est largement le cas. J'en arrive donc à ces débats houleux que nous trainons depuis huit ans à l'hémicycle du Bardo, et surtout toutes ces lois « fabriquées » sous la pression et qui n'ont fait que compliquer la vie, un peu plus aux Tunisiens. Finalement, et à contre courant de la modernité mondiale et mondialiste, nous avons enfanté une révolution plus bureaucratique et prétorienne que le régime de l'Etat centralisé précédent.
Aujourd'hui, on veut se rattraper par le nouveau Code des collectivités locales et on pousse... et on pousse la pression de toutes parts, pour le faire adopter avant les élections du 6 mai, comme si ça allait éviter que le ciel nous tombe sur la tête !
Or, ce code de la « décentralisation » est l'un des plus problématique avec toutes les incertitudes qui l'entourent sur la réelle capacité des communes et des régions à s'autogérer comme en Allemagne, en Belgique ou en Hollande.
D'abord, les finances locales. Sans argent, on perd le nerf de la guerre et tous ces futurs maires, qui se bousculent aux portes de nos cités, ne s'imaginent pas ce qui les attend à ce niveau, parce que ce qui mine l'Etat tout entier... mine les municipalités ! Pléthore de personnel, matériel roulant ferraillé et pratiquement hors d'usage, endettement et finances à sec... Mieux encore, tous les citoyens et pas seulement les syndicats de l' UGTT, espèrent « un plus d'Etat » et « l'aide » du pouvoir central aux communes, alors que la décentralisation suppose un « moins d'Etat » et plus de pouvoir citoyen.
Par ailleurs, avec toutes ces lois nouvelles imposées à l'ARP par la dictature des minorités (je dis bien dictature) à l'image de ces déclarations hallucinantes de ce député élu par 268 voix et qui se prend pour Dieu le père et le chef hiérarchique du gouvernement, comme quoi la séparation des pouvoirs, n'est pas encore opérationnelle, bien que dictée par la Constitution, on ne sait plus où donner de la tête.
La multiplicité des lois et leur enchevêtrement nécessite qu'on fasse un peu le ménage afin de faciliter la vie au peuple tunisien submergé par des lois nouvelles à profusion. C'est tout simplement l'indigestion !
Alors, de grâce, arrêtons ce processus inqualifiable de mettre la pression sur le gouvernement, l'ARP, et maintenant les municipales au nom d'idéologies surannées et impraticables.
Pour revenir à Danton, qui a enflammé ma jeunesse, et qui appelait à «l'audace, encore de l'audace... et toujours de l'audace», il a demandé en 1793 d'arrêter les mesures exceptionnelles de la « terreur » et de revenir à un « gouvernement normal », créant pour cela, le mouvement des « indulgents » ;
Les députés sont eux-mêmes fatigués d'être sollicités très souvent pour les bonnes et les mauvaises causes ! D'où cet absentéisme très compréhensif (pour moi en tout cas). Seule, Mme Sihem Ben Sedrine, a encore suffisamment d'énergie, entourée de sa meute d'historiens pour nous tenir encore en haleine et décider que la Tunisie n'est pas encore « indépendante » ! Quelle aubaine pour les nostalgiques de « Boubartallah » !
Mais l'histoire de la révolution française n'a pas été très tendre ni avec Marat Robespierre ni avec Camille Desmoulins... malheureusement, tous guillotinés - ! Toute cette agressivité, et ce zèle jusqu'au-boutiste, a fini par enfanter... Napoléon Bonaparte, général puis Empereur de France!
A bon entendeur... !
K.G.


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