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Mémoire du temps présent: La kermesse municipale se termine... Place aux choses sérieuses... Halte au délabrement des villes
Publié dans Le Temps le 06 - 05 - 2018

La kermesse municipale s'achève et les Tunisiennes et les Tunisiens voteront quand même avec ou sans grande ferveur mais avec l'espoir que cet acte citoyen que tout le monde redoutait, il y a à peine trois mois et quelques reports, aboutirait au moins à une prise de conscience générale sur le thème: «Tunisie... assez de délabrement, d'indiscipline, de négligences, assez de saleté dans les rues, de déchets liquides et solides sur les routes et les voies publiques, assez de comportements inciviques, de banditisme de toute sorte, défiant l'ordre public et les lois du bon vivre ensemble... Assez de faiblesse des autorités locales à verbaliser les contrevenants qui doivent payer pour tout acte d'atteinte aux biens publics et privés, à l'esthétique générale etc..., la liste est encore longue, très longue»!
Que pouvons-nous espérer avec les nouveaux idylles, les nouvelles lois y compris celles qui répriment (sévèrement en principe) tous ces comportements anarchiques qui défient l'autorité de l'Etat et la paix des citoyens, parce que restés impunis depuis la Révolution?!
La clochardisation du pays est générale, et les grandes villes surtout ont été défigurées, par les constructions anarchiques et les comportements irresponsables.
Qui, aujourd'hui, respecte un feu rouge, un stop ou une limitation de vitesse, en dehors de ces quelques «radars» éparpillés ça et là, et dont les 2/3 ne fonctionnent pas ! Qui, aujourd'hui, respecte les trottoirs et l'hygiène minimale ! Qui respecte les espaces verts et les parcours de santé dont le nombre n'a pas augmenté d'un mètre carré depuis les «anciens régimes» confondus... le beylical, le bourguibisme et celui de Ben Ali !!
La Tunisie se désertifie à vue d'œil. Nos forêts sont livrées au feu des braconniers pour en vendre le charbon aux «cafés-chichas», qui empoisonnent les villes et la santé des citoyens. Qui applique, aujourd'hui, une vieille directive du «dictateur» instituant des zones non-fumeurs dans les espaces publics et de consommation de masse !!
Qui, enfin, respecte les plages et prend la peine de mettre ses déchets de consommation dans de petits sacs et les ramener dans sa propre voiture, pour la poubelle de son quartier!
La révolution a été l'ennemie numéro un de l'hygiène et du savoir vivre, et perçue comme une véritable aubaine et un «droit» à développer le comportement anarchique sous couvert de la liberté et de la démocratie.
Les responsables de ces dégradations sont légion et les politiciens en assument la plus grande part. Quand on fait l'éloge de «l'anarchie créatrice» (el faoudha al khallaka) entre 2011 et 2014, et quand on appelle à occuper «la rue», pour un oui et pour un non, avec des campements de fortune et tout ce qui s'en suit, au niveau du manque de propreté et d'hygiène, tout cela au nom «d'actions de militantisme» social et politique, on récolte toute cette laideur esthétique qui a fait des cités urbaines tunisiennes de vrais bidonvilles ruralisés !
Tout notre culture du raffinement civique et urbain, telles ces odeurs paradisiaques de nos médinas, a été décapitée par ce comportement hors-la-loi, au nom de la Révolution.
Pourtant, quand on traverse la mer, pour aller à Barcelone, les citoyens catalans, manifestent presque quotidiennement pour l'autonomie de leur région, mais sans jamais jeter un mégot de cigarette, une bouteille de plastique ou même un papier par terre !!
Qu'est-ce qui pousse le Tunisien à polluer si intensément, sa ville, son quartier, son parcours de santé, son parc... et à détériorer tous ces espaces et surtout les transports publics, où nos trains et nos bus auraient été déclassés depuis plus d'un siècle... comme ferraille inadaptée au monde moderne?
Alors tout cela va-t-il changer le 7 mai à l'aube, comme par une baguette magique ou la lampe d'Aladin ?!
Difficile de le croire, tant que des formations politiques appellent encore et toujours à l'anarchie, à l'indiscipline et aux comportements «voyous».
Seule la main de fer dans un gant de velours ferait des futurs maires... de vrais maires, et pour cela ils doivent commencer par l'infiniment petit avant l'infiniment grand.
Cela consiste, à titre d'exemple, à éradiquer ces dos d'ânes qui empoisonnent la vie des Tunisiens de Ben-Guerdane, au Sud, à l'extrême Nord du pays au Kef, à Tabarka, et Aïn Draham, et les remplacer par indications des limitations de vitesse et des «radars», pour faire payer les contrevenants. Et là, beaucoup réfléchissent avant de conduire comme des fous en ville!
Un mot, enfin, pour la capitale Tunis, « Al Hadhirah », qui a subi en 7 ans, les plus gros dommages, jamais vécus depuis l'invasion hilalienne, dépassant même ceux de l'occupation espagnole de Charles Quint. Il est grand temps pour cette perle de la Méditerranée, de se faire une bonne toilette et une remise à niveau de grande envergure. Des quartiers jadis beaux et florissants, comme celui de la Lafayette, végètent et comportent aujourd'hui des canalisations à ciel ouvert... Qu'en reste-t-il... les promeneurs de l'avenue des Etats-Unis d'Amérique, vous le diront... Tout est clochardisée à plus de 90% avec des gargotes à profusion, et ne leur demandez surtout pas de respecter l'hygiène!
« Après la fête... viennent les créanciers » le dit bien notre proverbe populaire (baâd el erss... hadhrou al madyniya)... Maintenant que vous avez été élus, oubliez les fausses promesses et au boulot Messieurs-Dames, les élus.
Appliquez les lois et vous serez craints... mais aimés...
Conseil du Sieur Nicolas Machiavel!
K.G
Trois imams suspendus
Trois imams ont été provisoirement suspendus vendredi pour implication avérée dans la campagne électorale pour les municipales de 2018, a indiqué, hier, le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Adhoum.
En visite dans le gouvernorat de Gabès, Adoum a affirmé que le département s'est engagé à garantir la neutralité des mosquées, particulièrement en ce qui concerne les élections municipales.
A cette occasion, le ministre a rappelé l'invasion en avril dernier par un groupe d'individus de la mosquée de la Zitouna et leur distribution de tracts appelant à l'instauration d'un Etat de Califat.
Selon lui, «cet incident est un cas isolé et cette mosquée est sous le contrôle de l'Etat».


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