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L'ARP résistera-t-elle encore un trimestre?
Publié dans Le Temps le 22 - 10 - 2020

p class="p1" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le Temps - Jameleddine EL HAJJI p class="p2" style="text-align: justify; text-indent: 8.5px; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-stretch: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-family: "Myriad Pro";"Le projet d'amendement au décret 116 a été « suspendu » à l'ARP (Assemblée des représentants du peuple). Avec une série de leçons qu'il convient de bien décortiquer. La première, est que le mélange des genres peut générer une brume par laquelle on peut mystifier des crimes ou des délits, mais en aucun il ne peut servir de support au changement des principes qui fondent le jeu politique en société démocratique. Pour la première fois, on était conscient que le dossier du groupe El Karama ne correspondait pas comme il se devait, à un besoin patent et immédiat d'aucune frange de la population. Il s'agissait, tout au plus, d'une manœuvre commerciale qu'un sombre avocat a transformé en projet de loi, au moment même où il savait que son entreprise était vouée à l'échec.
Un jeu à la lisière de la déontologie parlementaire et politique. L'ARP a ainsi perdu trois jours à ne rien faire d'autre que de surseoir aux vrais débats du moment, au profit d'un groupuscule de « députés » qui se sont avérés de simples « hommes de mains » à des groupes mafieux trainant une série de jugements de Justice qu'il est grand temps de mettre en œuvre.
Reste aussi à redire sur la position du chef du gouvernement Hichem Méchichi, qui s'est trouvé, malgré lui, au centre d'une polémique qu'il avait cherché et dont il n'a pas besoin. Le retrait du projet, déposé précédemment par le gouvernement Fakhfakh, lui a valu des critiques qu'il est grand temps de commenter. Sur ce chapitre, en effet, la décision du chef du gouvernement a été salutaire pour toutes les parties.
Méchichi et le prestige
de l'Exécutif
Premièrement, le projet en question n'émanait pas de son cabinet propre. C'est une relique d'un chef de gouvernement qui, à elle seule, donne la mesure de la congestion comme moyen de faire de la politique chez certains politiciens, dont Elyès Fakhfakh. En somme, et sans s'attarder sur l'alibi de la continuité de l'Etat, le projet portait la griffe du Chef du gouvernement. Etait-il judicieux de le mettre sur un même plan d'égalité avec un texte émanant des hommes de main d'un Nabil Karoui ou autres délinquants de l'ARP ? En le retirant à temps, le chef du gouvernement a sauvé le prestige d'un Exécutif largement malmené par les mêmes hommes de main, au sein même de l'ARP, dans sa formation actuelle.
Le deuxième point consistait à ne pas se trouver contre sa volonté, partie prenante d'un conflit où son statut est celui de « simple exécutant ». En effet, comme on ne peut pas être juge et parti, on ne peut pas, non plus être exécutant et parti.
Ce qui reste de toute cette semaine d'agitation c'est une réalité qui ne doit faire l'objet d'aucun atermoiement. L'Etat doit continuer, avec les moyens actuels dont il dispose. Dont l'arsenal de jugements de Justice et de décisions de la HAICA contre les médias récalcitrants. Un travail que l'Exécutif et le Judiciaire sont appelés à mener dans la sérénité nécessaire à l'équité et l'égalité devant la loi. Avec une vigilance accrue contre toute ingérence dans le dossier, qu'elle émane d'un parti, d'un syndicat ou d'un lobby quelconque. Dans ce contexte, force est de rappeler que toute ingérence dans cette affaire peut ouvrir directement sur des mesures de rétorsion dures contre les éventuels contrevenants. La loi sur les partis le dit explicitement. Les lois régissant les médias, sont en dépit de leur caractère incomplet, claires sur ce point de l'échange de bons procédés entre les médias, les partis politiques, et l'argent sale.
L'ARP,
source de tous les errements !
Ainsi, le chantier qui reste devant l'actuel gouvernement ne comprend pas plus que la diligence dans la mise en application des décisions de Justice. L'amendement à apporter aux textes régissant le secteur des médias doit prendre un chemin qui ne passe pas par les « sombres cabinets », pour reprendre la terminologie du chef de l'Etat, où les lobbies s'en donnent à cœur joie, contre l'intérêt général.
Le dernier point noir laissé par cette affaire, reste celui de la position et du mode de travail, ô combien suspect et parfois délinquant, du bureau de l'ARP. Un bureau qui fait passer un torchon de mafias en plénière, alors qu'un projet similaire, émanant du gouvernement légal pourrissait dans les tiroirs de l'ARP, longtemps avant le projet d'El Karama et de Nabil Karoui. Rien que la décision de ce bureau hétéroclite, donne une idée claire sur l'échelle des priorités de cette ARP, sensée avoir, comme premier partenaire, la Présidence de l'Exécutif. Même les règles élémentaires du protocole ne permettent pas de faire passer en plénière des élucubrations d'un groupe de députés dissidents par rapport à tout le processus démocratique en marche, au détriment d'un texte ayant été présenté par la Primature. Un scandale que les bruits des deux bâtisses du Bardo n'ont pu atténuer, sur les trois jours de ce mauvais show.
Pour les médias et leurs instances de régulation, le problème reste entier. Le restera aussi celui des grandes échéances annoncées, celles de la révision de la Constitution, de la Cour Constitutionnelle, et du code électoral. Puisque le Président de la République sera de la partie, on peut déduire déjà les prémices de ce processus. Carthage est de plus en plus convaincu qu'on ne peut pas attaquer ces chapitres avec une équipe comme celle qui « gère » actuellement le travail et la discipline au Bardo. Chaque jour qui passe enfonce l'opinion publique dans la conviction que l'actuelle formation de l'ARP est déjà marginalisée par son ignorance, son amateurisme, ses mauvaises fois et autres défaut majeurs, lesquels rendent impossible de lui confier l'avenir démocratique de la Tunisie.
Le référendum, et les Législatives anticipées sont presque les seules armes restées à la disposition du Président de la République, pour décongestionner une situation devenue irrespirable, voire inerte à tout effort de réanimation.
Un été indien qui s'annonce, pour l'année 2021, non pas comme une option, mais comme une fatalité.
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