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Toute une logistique pour capter et analyser les types de polluants atmosphériques
Qualité de l'air dans la capitale
Publié dans Le Temps le 24 - 01 - 2008

Du 16 au 23 janvier 2008, des tubes passifs à diffusion servant à l'analyse des polluants atmosphériques, tels que l'ozone, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre et les composés organiques volatils, ont été installés dans 220 points du Grand-Tunis,
l'objectif étant de relever des mesures exhaustives sur la qualité de l'air dans cette région, après la dégradation de la qualité de l'air dans la capitale à cause notamment de la multiplication du nombre de véhicules qui circulent et la régression des zones vertes converties en des bâtiments et locaux commerciaux.

Cette opération menée par l'Agence nationale de Protection de l'Environnement fait partie d'une étude sur l'établissement d'une carte cartographie de la qualité de l'air dans le Grand-Tunis, et ce dans le cadre du projet de gestion de l'environnement industriel et urbain dans le Grand Tunis (Qualité de l'air) financé par l'Agence française de développement et en application de la loi sur la qualité de l'air promulguée le 4 juin 2007.

Des stations fixes et mobiles pour mesurer la qualité de l'air
Une fois réalisée cette cartographie servira de base à la modélisation de la dispersion atmosphérique et sera étendue prochainement à d'autres villes souffrant des rejets polluants des grandes unités industrielles, notamment celles implantées dans les villes de Sfax, Gabès et M'dhilla.
La conception et l'installation de ce modèle se feront conformément à un plan d'action, permettant de prévoir la qualité de l'air à court terme (48h), ainsi que de réaliser des études dans le domaine de la pollution atmosphérique.
Ce système aura pour but, notamment, d'optimiser le réseau national de surveillance de la qualité de l'air et d'identifier les sites prioritaires pour le suivi en continu.
Actuellement la qualité de l'air en Tunisie est mesurée, par des stations fixes et mobiles, servant à identifier, en temps opportun, les foyers de pollution et à engager les études nécessaires pour y remédier.
Ces stations ont été renforcées après la promulgation de la loi relative à la qualité de l'air. Visant à limiter les émissions polluantes et à maîtriser les sources de pollution afin de garantir le droit du citoyen à un environnement sain et viable, ladite loi prévoit la mise en place d'un système national de suivi et de surveillance de la qualité de l'air, la définition des règles de contrôle dans les grandes villes et dans les agglomérations urbaines et la limitation des émissions polluantes provenant des sources fixes et mobiles.
Rappelant que dans ce domaine, les Tunisiens font recours à l'expérience des experts français notamment l'Association française ''Airmaraix'' agréée pour la surveillance de la qualité de l'air.

Des pics de pollution dans les zones urbaines
D'après les statistiques officielles publiées la qualité de l'air est qualifiée, jusqu'à présent, en Tunisie de bonne dans son ensemble. Néanmoins, face à l'évolution du nombre des voitures et celui des zones industrielles notamment dans le Grand-Tunis, la capitale, première destination des Tunisiens et des Touristes devient de plus en plus étouffée par les émissions de gaz et la pollution atmosphérique.

Selon les autorités concernées (ministère de l'Environnement, ANPE et CITET), la qualité de l'air, en Tunisie, est étroitement liée aux activités anthropiques, responsables d'émissions polluantes dans l'atmosphère, à savoir le trafic automobile, certaines installations fixes de combustion, les procédés industriels et artisanaux spécifiques et les réactions photochimiques.
Ces quatre facteurs connaissent une évolution constante en Tunisie. Ceci dit que la qualité de l'air sera de plus en plus dérisoire.
Actuellement, le niveau global d'émission de dioxyde d'azote, s'établit à 0,5 tonnes / km2, ce qui est relativement acceptable par rapport à ce qu'on observe en Europe, avec des niveaux dépassant 1 tonne / km2.
S'agissant du niveau d'émission de dioxyde de soufre, il s'établit à 78,6 kg / habitant, ce qui est relativement élevé, comparé aux niveaux des pays industrialisés, variant entre 10 et 50 kg / habitant. La raison principale de ce niveau élevé correspond à la nature des carburants utilisés marquée par la forte présence du gazole.
Il n'en demeure que des pics de pollution ont été atteints près des sites industriels polluants (Tunis, Sfax, Gabes, Bizerte, M'dhilla). A cet égard, cinq stations fixes de contrôle de la qualité de l'air ont été installées, depuis 1996, dans les régions (Tunis, Ben Arous, Sfax, Bouchemma et Gabès).
Ces stations ont pour mission : le suivi spatio-temporel de la pollution atmosphérique, la mise en place de procédures d'assurance qualité pour garantir la fiabilité de l'ensemble des chaînes de mesure, la prévision et prévention des épisodes aigus ou subaigus, l'information des autorités locales, nationales et du public et la participation à l'effort national et international de protection de l'atmosphère.


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