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Les bijoux de la riche veuve
Enigmes judiciaires
Publié dans Le Temps le 07 - 07 - 2008

Celui qui ne connaît pas El Hajja la riche veuve habitant un quartier populaire de la ville ne peut avoir aucune idée de ce qu'elle était surtout du vivant de son mari.
Celui-ci, était un ancien combattant qui s'étant engagé dans l'armée française alors qu'il avait à peine vingt ans, avait bien roulé sa bosse et connu des vertes et des pas mûres au cours d'une longue carrière militaire interrompue à la suite de la guerre d'Indochine où il fut grièvement blessé.
Il put acquérir la nationalité française et fut décoré pour son dévouement et son courage.
Inscrit sur la liste des anciens combattants, il bénéficiait d'une indemnité qui lui permit durant le temps où il s'installa à Marseille d'ouvrir un bar dans une cité de travailleurs immigrés.
Il prit l'habitude, de rentrer au pays pendant les vacances d'été afin de visiter la famille avec des cadeaux plein les bras.
Sa cousine avait à l'époque plus de trente ans et avait déjà divorcé d'un premier mariage pour incompatibilité d'humeur entre elle et son époux.
Aussi, l'ancien combattant eut-il l'idée de l'épouser, étant seul et vivant en célibataire endurci à l'âge de 50 ans.
Il lui en fit part et elle ne vit aucun inconvénient, surtout qu'il n'y avait rien qui l'empêchait de contracter un second mariage. Elle était totalement déliée de toute obligation, n'ayant pas eu d'enfants au cours de son premier mariage qui n'était pour elle qu'une parenthèse qu'elle avait fermée depuis longtemps.
Ils décidèrent ainsi de se marier un mois plus tard et l'ancien combattant partit avec son heureuse élue à Marseille où ils s'installèrent près d'une quinzaine d'années.
Lorsqu'il décéda, sa femme prit la ferme décision de rentrer au pays en cédant le commerce de son défunt mari. Elle prit toutefois la précaution d'acheter, au cours de ses visites en Tunisie du vivant de son mari, un terrain, où elle fit élever une belle villa. Celle-ci en paraissait un château par rapport aux autres constructions modestes, dans ce quartier populaire.
A son retour définitif elle s'y installa avec une jeune fille adoptive qui avait déjà seize ans.
Au fil du temps, les gens du quartier commencèrent à la connaître.
Elle avait ouvert au rez-de-chaussée de cette villa de deux étages un salon de coiffure où elle louait en même temps tout le nécessaire pour la mariée, dont entre-autres des bijoux.
Il y avait des bijoux en or massif et aussi du toc, au choix de l'intéressée. Evidemment les prix variaient selon la valeur de la pièce.
Ce fut de cette façon que le bruit a couru dans tout le quartier et au-delà, que la Hajja, avait plein de bijoux. Au fait, elle eut droit au titre de Hajja après avoir accompli le pèlerinage du vivant de son mari.
Elle recevait plein de visiteurs qui étaient intéressés par les différentes parures et colliers en or 18 carats. Mais voilà que la jeune fille lia connaissance avec un jeune homme qui s'avéra être apprenti bijoutier.
Elle l'avait vu le jour où il rendit visite à la Hajja accompagnant un client intéressé particulièrement par une belle parure.
La jeune fille s'en enticha et il lui déclara également son amour.
Au fur et à mesure qu'ils se fréquentaient, le jeune homme promettait monts et merveilles à sa dulcinée. Mais il l'informa aussi qu'il voulait monter son propre commerce afin de se libérer du joug de son patron dans la bijouterie où il travaillait.
Par ailleurs, il se présenta à la Hajja pour demander la main de sa fille adoptive et elle accepta avec grande joie. Maintenant que les choses étaient presque officialisées, le jeune homme multiplia ses visites au domicile de sa future belle mère. Il avait entrée dans cette somptueuse villa et commençait a être bien introduit auprès de la Hajja qui lui demandait conseil chaque fois qu'elle avait affaire à un client important.
Le jeune homme avait connu tant de secrets de la Hajja dont entre autres ceux concernant les bijoux qui étaient l'objet de tout un trafic.
La Hajja avait l'habitude de voyager une fois par mois vers différents pays pour acheter de l'or en contrebande. En louant, les bijoux elle prenait la précaution de prendre un cautionnement qui était restitué en contrepartie de pièces louées.
Aussi ayant eu vent du manège de la Hajja le jeune homme commença à lui faire du chantage. Car la location n'était que la face apparente de l'iceberg. Elle faisait remettre à des bijoutiers, pour les écouler, quelques pièces à chaque fois qu'elle rentrait de voyage.
Ceux-ci étaient-ils au courant de ces impostures ?
En tout état de cause la Hajja avait fait fortune et le jeune homme s'en rendant compte insista auprès d'elle pour l'intéresser dans toutes les affaires en lui donnant un bon pourcentage des bénéficie réalisés.
-"Ne suis-je pas le futur mari de ta fille ?"
-"Oui, mais pas mon associé. Tu n'es qu'un apprenti. Tu n'auras tout simplement que la rétribution pour les affaires que tu auras amenés. Mais pas plus".
Sur ces bonnes paroles, le jeune homme prit congé de la Hajja en claquant la porte. Quelques jour plus tard, la Hajja constata la disparition de tous ses bijoux. Mais elle n'osait pas porter plainte car on pouvait s'apercevoir de ses trafics.
Elle imagina alors un scénario consistant à impliquer le jeune homme dans une affaire de stupéfiant, avec la complicité de sa fille adoptive qui serait allée le voir à son domicile pour lui planquer une dose de stupéfiant dans son armoire.
Ce fut du moins ce que déclara le jeune homme après la découverte de la dose de stupéfiants.
Le pire fut révélé lors de l'enquête des agents de la brigade criminelle qui se déplacèrent au domicile de la Hajja sur commission rogatoire. Une bonne dose de hashish était planquée dans son armoire.
Elle tombait des nues, criant encore une fois à un coup monté par ce jeune homme qui était sur le point de devenir son gendre et qui devint son pire ennemi.
Mais dans tout cela où étaient passés les bijoux ?
Il n'y en avait aucune trace et les enquêteurs ne purent trouver après perquisition que de faux bijoux.


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