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Réticences des uns ; manque d'assurance de la part des autres
Commerce - La volaille à l'heure du cahier des charges
Publié dans Le Temps le 16 - 02 - 2007

Sur les 700 commerçants de volailles installés dans le gouvernorat de Sfax, moins d'une trentaine ont déposé jusqu'à présent leur demande de crédits auprès de la BTS et marquer ainsi leur adhésion au processus de mise à niveau du secteur conformément à la nouvelle législation en vigueur et notamment le cahier des charges relatif à l'exercice du commerce de distribution des volailles et de leurs produits, sachant qu'il est question de cette mise à niveau depuis 1995 et que la campagne d'information et de sensibilisation des professionnels du secteur remonte à plus d'une année.
Par quoi s'explique cette réticence en dépit de toutes les mesures incitatives?

Afin de trouver la réponse adéquate, il serait utile de faire l'état des lieux du secteur et d'identifier les intervenants dans le gouvernorat. A ce propos les statistiques font état d'une vingtaine d'intermédiaires, de 700 commerçants de poulet vif, de 250 commerçants de poulet abattu exerçant sous dénomination de trois marques privées connues, de 660 éleveurs et de 1532 poulaillers spécialisés dans l'élevage, respectivement, du poulet de chair ( 643), des pondeuses (447) , de la dinde (21 ) et de la caille ( 03), soit une production de 1210 tonnes de chair et 750 millions d'œufs. Or, les conditions d'hygiène dans les locaux des commerçants de poulet vif, les odeurs nauséabondes et la salubrité douteuse dans les poulaillers ont nécessité la mise à niveau du secteur à travers un ensemble de dispositions réglementaires définies par un cahier des charges dont la mise en application est assortie de mesures incitatives fort avantageuses sous forme de crédits accordés par les associations de développement ( 04 mille dinars ) ou par la BTS, allant jusqu'à à 15 mille dinars sans condition d'hypothèque dans les deux cas. Mais en dépit des réunions d'information et de sensibilisation regroupant depuis plus d'une année les différents intervenants, les 700 commerçants et les intermédiaires ne se sont pas montrés chauds quant à l'adhésion à ce programme de mise à niveau. Ce qu'ils redoutent le plus, c'est la concurrence avec les grandes marques présentes sur le marché, le risque de ne pas être livrés régulièrement par les différents abattoirs et la baisse de leur marge bénéficiaire, craintes jugées sans fondement, selon M. Hédi Chabchoub, président de la Chambre Syndicale des Commerçants de Volailles à Sfax qui tient à préciser : «La marge bénéficiaire connaîtra une hausse sensible : des 03 % actuels, elle passera à 12 % pour le poulet, à 15 % pour la dinde, à 21% pour la charcuterie et à 31% pour les produits surgelés.
Outre l'extension de la gamme de produits et d'articles commercialisés, ces revendeurs exerceront dans les conditions d'hygiène requises. En ce qui concerne la régularité des livraisons, les abattoirs s'y sont engagés lors de réunions officielles au siège du gouvernorat » Malgré toutes ces assurances réitérées, le cahier des charges et plus précisément de son article 25 qui stipule l'interdiction de l'abattage sur les lieux de vente du poulet continuent d'être
contestés par les commerçants de chair vivante dont 300 sur 700 exercent sans matricule fiscale (patente ) et , qui tout comme les intermédiaires, ne s'acquittent pas de ce fait de leurs redevances fiscales. Ces deux catégories d'intervenants sont donc appelées à régulariser leur situation vis-à-vis du fisc et de leur chambre syndicale, pour avoir droit aux crédits qui sont mis à leur disposition . Etant donné que ,pour leur part, les intermédiaires n'ont pas encore de chambre syndicale, ils sont tenus au préalable d'en constituer une dans les meilleurs délais possibles, sachant que les démarches y afférentes sont actuellement en cours, selon M. Chabchoub. C'est la condition sine qua non pour prétendre à un crédit d'achat, obligatoire, d'un camion frigorifique conformément aux règlements en vigueur.
En dépit des facilités qui leur sont accordées, les commerçants de poulet vif trouvent le moyen de placer leurs revendications sur le plan des conditions de remboursement des crédits et du délai de grâce.
Ils demandent à être exempts des 10 % du montant global du crédit au titre d'autofinancement, à bénéficier d'un délai de grâce de 06 mois et à ce que la période des paiements soit échelonnée sur 07 au lieu de 04 ans.
En tout état de cause et vues toutes les mesures incitatives dont ils bénéficient, les actuels vendeurs de chair vive et les intermédiaires qui assuraient leur livraison en poulet disposeront à Sfax d'un délai de « rigueur » fixé au 1er mars pour se conformer au cahier des charges et continuer à exercer . Au-delà de cette date, ils pourraient faire l'objet d'autres mesures, à moins de prouver que les éventuels retards sont le fait de démarches administratives ou autres causes indépendantes de leur volonté.
Mais le consommateur dans tout cela ? est-ce à lui de payer le prix de la mise à niveau ou disons le tribut du progrès ? A ce propos, il est sûr que les prix vont enregistrer une hausse mais en contrepartie, il aura le loisir d'acheter les articles de son choix et aux quantités qu'il désire et surtout que les produits seront soumis à un contrôle sanitaire au niveau des chaînes de production de l'abattage et de la commercialisation , rétorque-t - on dans le milieu des professionnels du secteur.


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