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Propositions anti-fraudes
En prévision des examens de l'université
Publié dans Le Temps le 21 - 04 - 2009

Dans quelques jours seulement, commenceront les premières sessions des examens de fin d'année dans la plupart de nos établissements universitaires. Et comme les conditions dans lesquelles se déroulent les séances de surveillance sont de plus en plus éprouvantes pour les professeurs, nous avons pensé à proposer quelques solutions concrètes pour les améliorer.
Les nouvelles générations ne comptent plus, lors des examens, autant d'étudiants « sages » qu'il y en avait autrefois. La fraude est érigée en système dès le collège et il ne manque plus à l'Université que d'organiser des A.G. et des meetings pour « la faire reconnaître comme un droit inaliénable » et faire promulguer une loi punissant d'une lourde peine tout établissement et tout enseignant qui empêcheraient les fraudeurs d'utiliser les fausses copies, les consultations chuchotées entre candidats sur les réponses à donner, les regards furtifs sur la copie du voisin ou sur les documents rapportés de chez soi !
Pots de chambres et couches de bébés pour les candidats
Imaginez un doyen ou un maître de conférences démis de leurs fonctions pour avoir dénoncé une fraude, ou une tentative de fraude. (Sic !) Ne vaut-il pas mieux dans ce cas supprimer la surveillance et les examens et faire réussir tout le monde ! Ce serait une vraie délivrance pour les professeurs aussi qui échapperaient de la sorte aux risques de révocation pour ce qu'ils croyaient, jusqu'à nouvel ordre, être un devoir d'éducateur ! Un autre « droit » est aujourd'hui de plus en plus revendiqué par les candidats aux examens : celui de pouvoir sortir aux toilettes autant de fois qu'ils le veulent. Comme la reconnaissance de ce droit présente quelques inconvénients dont en particulier la difficulté de répartir équitablement le temps qui revient à chaque « besoin » et la perturbation que chaque sortie et entrée peuvent engendrer dans le déroulement des épreuves, il faudrait songer à munir nos étudiants atteints d'incontinence (seulement pendant les examens) de pots de chambre , ou pour être plus efficace, de couches pour bébés qui leur éviteraient les allées et venues inutiles entre les urinoirs et leurs salles. Parce que même dans les facultés qui ont installé des vespasiennes à l'intérieur des grandes salles et dans les amphithéâtres, le problème reste presque entier. Les étudiants n'arrêtent pas de lever le doigt pour demander la permission d'aller se « soulager » ! La pratique est récurrente même dans les épreuves d'une heure ou de deux. Ont-ils déjà le diabète, nos pauvres enfants ? Leurs besoins si pressants sont-ils dus à une maladie vénérienne d'un genre étrange et dont les symptômes ne se manifesteraient qu'au cours des périodes d'examens ? Ou bien faut-il soupçonner quelque mauvaise intention dans leurs demandes répétées ?

Profession : voyeur !
Si donc, il ne s'agit pas d'un besoin naturel mais d'une astuce de fraudeur, l'urgence est d'installer des caméras dans les toilettes ; mais comme nos moyens modestes ne le permettent pas, pour le moment, on pourrait engager des employés (des deux sexes) pour accompagner jusque dans les cabinets nos candidats et candidates ! Ça existe déjà, mais ces ouvriers n'ont pas le droit d'entrer, nous proposons dans ce cas de leur faciliter la tâche en aménageant un Judas sur chaque porte de cabinet ! Recruter des voyeurs et des voyeuses pour surveiller nos étudiants fraudeurs, il ne restait plus que ça ! Profession ? Regarder par le trou de la serrure ! Ecouter aux portes des toilettes ! Fouiller les poches à l'entrée des cabinets ! Avec bien évidemment des primes de rendement conséquentes en fonction du nombre des étudiants pris la main dans le sac ! Triste comédie à laquelle risquent de nous condamner les réflexes malintentionnés de nos étudiants paresseux ! C'est d'autant plus malheureux qu'avec le nouveau régime du L.M.D., les cours dispensés et les épreuves proposées, notamment en première et deuxième années, ne présentent pas de difficultés notoires au point de justifier ce recours systématique au copiage. Certains devoirs sont plus faciles que ceux proposés au secondaire ; c'est parfois un jeu d'enfant de répondre juste aux questions du libellé : mais la moitié de la salle épiera toujours la moindre distraction du surveillant pour demander de l'aide au voisin. Et le plus triste dans tout cela, c'est que même en copiant, les fraudeurs répondent faux et obtiennent de mauvaises notes. Les surveillants tout comme les correcteurs ont bien des histoires drôles à raconter à ce sujet : comme le cas de cette fille qui remarqua après coup qu'elle s'était trompée de fausse-copie mais qui mit quand même l'autre leçon sur sa feuille d'examen ; ou bien celui de l'étudiant qui voulut secourir une camarade mignonne lui passa sa copie que la jolie demoiselle fit ensuite voyager d'une main à l'autre jusqu'à la faire atterrir entre celles du professeur surveillant !


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