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Mettons-y de l'ordre !
Thalasso et tourisme de bien-être
Publié dans Le Temps le 22 - 07 - 2009

L'une des principales préoccupations actuelles de nos professionnels est l'amélioration de la qualité des produits et de la clientèle. La thalassothérapie, le SPA et le thermalisme s'inscrivent dans cette nouvelle orientation. Ce créneau est en passe de s'imposer comme une variante favorisant à n'en point douter l'enrichissement du tourisme tunisien.
Mais ce secteur commence à prendre du recul. Plusieurs problèmes entravent le développement de cette activité qui n'arrive pas à décoller en raison de la qualité des prestations offertes au client. C'est dans ce cadre que la revue Sywar a organisé un colloque sur ce produit qui n'a pas encore retrouvé sa vitesse de croisière.
Le public a du mal à se retrouver entre thalasso, bien être et SPA. De nombreux touristes posent des questions étonnantes : la thalasso est -elle vraiment une thérapie ? Les cures thermales riment, avec médical, mais sont-elles aussi efficaces qu'on le dit ? Qu'est-ce au juste un SPA ? Une grande baignoire ? Un institut de beauté les pieds dans l'eau ? Autant de bonnes questions. Eau de mer, eaux minérales, eaux thermales, eau courante : Il y en a en Tunisie. Ces eaux possèdent de réelles propriétés curatives reconnues depuis l'antiquité. Ainsi douées d'un tel pouvoir thérapeutique, celles constituent donc de véritables médicaments.

Pour un label tunisien
La thalassothérapie, le bien être et le SPA sont aujourd'hui des références de qualité pour les curistes européens qui viennent chaque année nombreux se ressourcer et s'oxygéner les poumons. « Le tourisme balnéaire comme l'a dit Dr Jalel Dahas a démontré ses limites. La Tunisie est appelée à diversifier son produit touristique. Elle pourra compter sur la thalassothérapie, le SPA et le thermalisme.
La multiplication des centres de thalasso, de SPA et de bien être a fait de la Tunisie une deuxième destination mondiale. Rien qu'en thalassothérapie, la Tunisie accueille chaque année entre 140 et 130 mille curistes, soit moins de 10%. Ce qui est insuffisant pour un grand marché touristique où environ 10 millions visitent la Tunisie. Le tourisme de bien être constitue un produit de niche pour relancer la destination et attirer plus de touristes en Tunisie. Aujourd'hui il y a un passage de ces centres d'hydrothérapie vers la spécialisation médicale avec notamment la beauté, l'esthétique et la rééducation. C'est ce qu'on peut appeler le passage vers la troisième génération de la thalassothérapie » Mais combien de centres de thalasso sont agréés actuellement par le ministère de la santé ? Toutefois comme l'a précisé M.Taieb Mili directeur de Sywar « la thalasso est devenue très demandée en Tunisie par les passions du bien être en Europe. Elle a les moyens de se distinguer avec la qualité et l'instauration prochaine de normes et d'un label tunisien pour que chaque centre ait sa certification et son accréditation » Et là comme l'a souligné Ali Boumnijel gérant d'un centre de thalasso à Yasmine Hammamet« la qualité s'impose et nous devrons mettre en place une stratégie pour le développement du secteur et faire face à la concurrence turque et marocaine » Le budget alloué à la promotion demeure certes limité par rapport à la concurrence : l'Egypte, la Grèce, l'Espagne et la Turquie.

Sortir des sentiers battus
Ces produits de bien être, de thalasso et de SPA ont besoin aussi de promotion. Ils pourront drainer une nouvelle catégorie de clientèle, différente des touristes classiques balnéaires contribuant ainsi à relooker l'image du tourisme tunisien » Ainsi sommes -nous capables d'offrir des prestations à la carte ? Disposons -nous des lieux haut de gamme qui font rêver le touriste européen? Nos centres obéissent -t-ils aux normes exigées par cette clientèle ? Sommes -nous prêts à investir dans l'édification de centres de cures sans faire appel à un personnel qualifié ? La Turquie, l'Egypte ou Dubai qui montent au créneau recrutent actuellement des compétences tunisiennes. Le marché de thalasso ou de SPA ne pourra pas fonctionner correctement si la qualité ne suit pas. La réalité est que certains professionnels ne veulent pas sortir des sentiers battus. Ils ont les pieds sur terre. Au moment où le développement de produits nouveaux est d'actualité brûlante, il serait logique que la priorité revienne à ce tourisme rentable. L'hydrothérapie a plus que jamais besoin d'innovations et d'idées nouvelles pour se développer. Sa réussite passe par la performance des équipements d'accueil, des infrastructures et surtout par des prestations de qualité. La démarche de promotion est très importante mais nous devrons bouger pour dénicher cette clientèle à forte valeur ajoutée. Nous pourrons faire mieux et reconquérir une partie du terrain désormais occupé par nos concurrents. Il s'agit de se montrer plus offensif et de calquer plus au moins sur nos voisins. La reconnaissance du tourisme de soins passe comme l'ont dit tous les participants à créer une chambre syndicale des centres d'hydrothérapie qui regroupe des promoteurs, des gérants, des directeurs et des médecins en vue d'élaborer une stratégie visant à revaloriser ce secteur tout en appelant les professionnels à s'unir pour bien promouvoir et vendre le produit tunisien. Un comité a été constitué pour étudier ce projet et le concrétiser dans les prochains mois.


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