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Investir dans le savoir pour contrecarrer « le progrès sauvage »
Environnement
Publié dans Le Temps le 07 - 11 - 2009

Le thème de la protection du milieu, du développement harmonieux et durable de la société et de la résolution des grands problèmes écologiques engendrés par le progrès « sauvage » devient une priorité aux échelles, nationales, régionales et mondiale.
Les spécificités de notre pays -tant historiques, géographiques et par là sociales- ont fait que la Tunisie n'a eu d'autres choix que de compter et de composer avec ses compétences propres- capital humain précieux- car elle est nantie assez faiblement en ressources organiques et minérales naturelles. Il a fallu former : autour de 20000 étudiants en 75-76, 400000 aujourd'hui ! L'effort prodigieux de pays (sacrifiant parfois d'autres priorités) est louable et justifiable. Car si nous disposons aujourd'hui de spécialistes aguerris dans tous les domaines du savoir-faire, si nous exportons, artisans, ingénieurs, médecins et même... savants, c'est bien le fruit de cette option sage et rationnelle d'investir dans le savoir.
Attention ! Nous n'en sommes pas au bout du compte. Chaque période, chaque ère, chaque étape de développement engendre ses difficultés et ses grands enjeux.

Pole-phare Africain de l'Environnement
On forme aujourd'hui dans le domaine de l'environnement. A l'Institut Supérieur des sciences et Technologies de l'Environnement, ils sont aujourd'hui 800 étudiants avec en gros 56 enseignants. Le rythme de croisière sera atteint avec 2500 élèves ! Toutes les sciences fondamentales (maths, physiques, chimie et biologie) et spécifiques ( assainissement, traitement, pollution, législation) sont ainsi disséquées pour nos futurs spécialistes : fer de lance du progrès de demain dans ce domaine crucial et vital car demain ne peut être conçu que comme environnementaliste , concepteur et artisan de durabilité et de bien-être. Cette institution spécialisée (soit dit en passant que d'autres à Tunis, Bizerte, Monastir et Sfax assurent en addition des formations dans le domaine) est appelée à grandir, à mûrir. Acquisition de matériel scientifique (pour un prêt Japonais d'une enveloppe appréciable de 10 millions de Dinars), renforcement des capacités d'encadrement par le recrutement d'enseignants-chercheurs opérationnels, aguerris et expérimentés, amélioration des conditions de vie et de convivialité (restaurants, foyers à proximité, déplacements, clubs, culture et associations...), une gestion souple, moderne et ouverte... L'objectif légitime est que cette institution rayonne dans 10 ans comme pole-phare Africain de l'Environnement et que ses compétences sillonnent le pays et le monde pour apporter des solutions, créer des organismes dynamiques, apporter des richesses au pays, améliorer la conscience et le savoir environnemental...

Le chômage est un tribut
Une pédagogie est à appuyer : invitation d'imminences et de compétences scientifiques mondiales, mobilité des chercheurs, création de masters doctorants, de formation injénieuriale, ouverture sur l'environnement immédiat (ONAS, SONEDE, AME, APE, Ministère de l'Environnement et de développement durable, CITET,...) et international (notamment la coopération Allemande combien dynamique !) et surtout donner espoir et confiance à ces jeunes. D'abord par l'ouverture de l'institution sur des bacheliers d'excellence, la stimulation du travail, de l'effort, de l'intelligence, du sérieux, tout cela dans la convivialité, la décontraction, l'ouverture et le respect. Encourager l'esprit d'innovation et de liberté créatrice. Ces jeunes en ont besoin. Ils manquent d'expérience. Et ce manque d'expérience est, aussi paradoxal que cela paraisse, leur...richesse. Il leur donnera envie de vivre, de faire, de tenter, d'expérimenter, d'aller de l'avant.
Peu importe si on passe deux ou trois ans au chômage. C'est un tribut -aujourd'hui cruellement nécessaire- pour chercher sa voie et trouver son chemin. Celui d'être utile aux autres et à soi. Aguerri d'un diplôme Bac +3,+5, ou +8, on ne risque jamais de moisir. Tôt ou tard, l'occasion se présente. Et c'est le départ. Tout un culte de la réussite, de l'audace et de l'espoir doit accompagner ces jeunes.
Et si demain ne sera jamais tout à fait rose, il aura sûrement et toujours les couleurs de l'arc en ciel c'est-à-dire celles de la vie. Allez y jeunes ! Osez ! Demain est à vous.


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