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L'Etoile... jusqu'où ?
Publié dans Le Temps le 09 - 11 - 2009

Les échéances se suivent depuis quelques semaines sans que l'Etoile ne réussisse la moindre réaction
Depuis les souffrances endurées lors des éliminatoires de la Ligue des champions devant l'ASO Chlef et Ittihad de Tripoli du temps d'un certain Gernot Rohr, les Etoilés ont connu plutôt des contreperformances pour la plupart inhabituelles de la vie du club telle cette défaite subie à Harare devant la bien modeste équipe de Monomotapa lors de la première journée du tour des groupes,
cette fois-ci sous la conduite de Lotfi Rhim débarqué à l'Etoile en sourdine au moment où tout un chacun s'attendait à l'engagement d'une grosse pointure à même de mener à bon port la barque étoilée. D 'autant que des rendez-vous importants étaient rapprochés dans le temps et ne pouvaient être gérés à la légère. Puis, on connaît la suite: une élimination humiliante en Ligue Africaine des Champions et une série de trois défaites en championnat en quatre matches disputés. Et ce n'était pas fini puisque l'Etoile de Rhim s'était encore inclinée à Sfax devant un CSS certes revigoré ,mais pas du tout inaccessible. Auparavant, Hamed Kamoun, appelé au chevet d'une équipe mal en point par les anciens présidents du club, tenta de parer au plus pressé pour au moins éviter la défaite à Sfax mais en vain. Lotfi Rhim qui s'est dit excédé par un climat environnant "malsain" ,jette l'éponge sans se soucier des difficultés que ses employeurs pourraient rencontrer dans la recherche rapide d'un entraineur disponible et dont le profil devait coller à une situation difficile à gérer et à la limite trépidante.
Kamoun surprend tout le monde par la célérité avec laquelle il engage Khaled Ben Sassi, un enfant du club certes, mais dont l'arrivée à la tête de l'équipe première est controversée notamment par les éternels mécontents et ceux qui veulent passer pour les "durs" de l'entourage du club. Le nouvel entraineur de l'Etoile, plaçé devant une succession de matches importants, tente de remettre de l'ordre dans l'équipe avant d'aller à La Marsa négocier un match de coupe des plus insidieux . Résultat, l'Etoile se fait pièger sans que ceci puisse s'apparenter à une surprise. Elle quitte la compétition de la coupe la tête basse, encore une fois à cause d'un Nafkha maladroit mais ne doit pas occulter les difficultés rencontrées au cours de ce match.

Elimination en coupe, parlons-en !
Nous disions plus haut que K. B. Sassi , aussitôt débarqué, a essayé de remettre de l'ordre dans sa nouvelle équipe. La volonté de Ben Sassi ne semble pas avoir suffi. Quoiqu'au fait de ce qui se passait à l'équipe du temps de ses prédecesseurs, Ben Sassi l'a martelé à maintes reprises au cours du récent point de presse, il a cependant fait des choix pour le moins étonnants. En sortant des "archives" un Afouane Gharbi inactif depuis près d'un an tout en sacrifiant un don qui s'affirme d'un match à l'autre et de surcroît devenu une pièce maitresse de l'équipe, Issâam Jebali , en faisant appel à un Opara, partant à la fin de l'année et ayant "prouvé" toutes ses limites d'attaquant (inutile) et de repêcher un Ben Dhifallah que tout le monde a oublié pour le garder au banc des remplaçants,
cela ressemble à un dicton fort connu qui dit: "déshabiller Pierre pour habiller Paul" et qui veut dire: se tirer d'une difficulté en se créant une nouvelle. Pour une "première" somme toute ratée, K.B. Sassi ne devra cependant pas se décourager encore moins s'emmêler les pinceaux à un moment où tout doit être traité avec pondération et lucidité. Le travail entamé depuis peu doit logiquement permettre à Ben Sassi de mieux connaître les potentialités de chacun de ses joueurs et de ne pas se fier uniquement à l'expérience de certains qui sans compétition pourrait s'avérer relevant du passé du joueur. Certes, la vertu est aussi éloignée d'un extrême que de l'autre, mais il demeure mieux indiqué de se prévaloir d'un conformisme relatif que de "révolutionner" en si peu de temps et la configuration de l'équipe et son jeu qu'il aurait mieux fallu corriger progressivement. Nous voudrions fermer cette parenthèse de cette nouvelle déconvenue, mais force est de relever que le doute s'installe de nouveau et le mécontentement des supporteurs de grossir.

Des joueurs, à ne pas leur demander la lune !
Et si l'on se demandait si la situation que vit l'Etoile relève ou non de la "simple" question de l'entraineur de l'équipe ? A bien y voir, la succession d'entraineurs aussi bien étrangers (Decastel, Gauthier et Rohr) enregistrée après le départ de Bertrand Marchand que du Tunisien Lotfi Rhim, n'a pas résolu le problème posé. Au demeurant, il n'est pas sorcier de deviner les causes ayant entrainé la nouvelle situation peu enviable que connaît l'Etoile depuis la glorieuse réussite en Ligue des champions et lors du Mondial des clubs disputé au Japon en novembre et décembre 2007. Lorsqu'on sait que les cadres de l'équipe étoilée n'ont jamais été remplaçés par des joueurs de valeur à peu près égale que les nouvelles recrues n'ont pu, faute de talent, convaincre qui que ce soit à l'Etoile et que l'on a différé à tort la "montée" des jeunes pour en faire une nouvelle vague capable d'assurer la relève; on ne peut que constater les dégâts occasionnés à l'équipe et à sa marche habituelle. Du coup, l'image de marque est écornée par des joueurs taraudés par les titres tandis que d'autres ne peuvent donner que ce qu'ils ont, "aidés" en cela par une indifférence peu commune en football et à fortiori professionnel. Inutile de s'attarder sur les noms, la nouvelle direction du football à l'Etoile aura à identifier les carences.

Ce qui attend Kamoun et son équipe...
Nombreux les responsables qui ne voudraient point se mettre à la place de Hamed Kamoun. La situation est telle que rien n'encourage à assumer une responsabilité dans un contexte aussi défavorable. Kamoun, en acceptant ces nouvelles fonctions, sait peut-être mieux que quiconque que la tâche sera ardue. Assainir une ambiance quasiment invivable ,rassembler les hommes qu'il faut ,remettre en confiance certains joueurs, remplacer d'autres par des recrues de valeur, asseoir une stratégie claire sans se faire trop d'illusions sur le présent et en définitive redonner une identité à l'équipe. Tout ceci devra être entrepris en peu de temps tout en stoppant l'hémorragie des revers. Grand chantier, pour peu qu'il soit entrepris dans un calme même relatif pour permettre de meilleures conditions de travail. Ce qui ne semble pas totalement garanti si l'on se réfère aux exigences les plus "folles" du public sahélien qui -et c'est son droit légitime- de préférer l'original à la photocopie !


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