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Banques et clients : Le couple terrible
Les dossier du Temps
Publié dans Le Temps le 19 - 11 - 2009


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Ah ces dates valeurs !
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Crédit à la consommation : Histoires d'entourloupettes
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Crédit à l'investissement agricole : Au gré des saisons ?
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Crédit à l'investissement PME : La croix et la bannière
Ridha B.Y, comme beaucoup d'autres salariés se plaint de la date valeur. Une fois son salaire versé, il doit attendre 48 heures pour qu'il puisse le toucher. Ainsi, il y va également de l'argent reçu de l'étranger. Parfois, il faut attendre plusieurs jours pour bénéficier de l'argent expédié, qui est pourtant reçu le jour même de son envoi par sa banque.
Ridha raconte également d'autres situations qu'il n'a point appréciées. Comme le fait qu'une fois, la banque lui accorda une carte de retrait et crédit sans qu'il l'ait même demandée.
Endetté du fait d'un crédit d'Habitat, il ne peut pas changer de banque, et pour cause : son compte est domicilié irrévocablement dans cette institution. Il s'interroge alors sur la période de grâce qui pourrait peut-être alléger son budget.

Crédit à la consommation : Histoires d'entourloupettes
Myriam. B.J, âgée de 29 ans, mariée et mère d'un enfant, a dû réaménager son foyer, les dépenses affluaient et elle s'est trouvée à 3500 dinars dans le rouge.
Pis encore, elle se retrouva avec des chèques impayés. Heureusement, pour elle, sa maman s'est portée caution solidaire pour 4000 dinars.
Myriam s'est retrouvée dans un cercle vicieux, puisque chaque mois, plus de la moitié de son salaire est absorbée par la banque.
Cette dernière lui accorda alors un crédit dit de consolidation de 6500 dinars pour couvrir le rouge et payer ses dettes.
Myriam n'a pu que rembourser le rouge et ne s'est point acquitté des dettes.
Dernier recours, elle a vendu sa voiture. Le chef d'agence le lui a conseillé lui promettant que la banque lui accordera un crédit pour s'en acheter une nouvelle. Mais une fois cela fait, on a exigé d'elle un contrat CDI, la preuve de sa titularisation et 30% du montant du prix de la voiture pour lui accorder le crédit.
Myriam ne remplissait pas ses conditions : la banque a répondu Niet!
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Crédit à l'investissement agricole : Au gré des saisons ?
Kaïs. A est un jeune investisseur âgé de 34 ans. Il y a huit ans, il a racheté, avec son frère, une société agricole de mise en valeur. Le capital requis était d'une valeur de 300.000 dinars payable par tranches sur trois ans. L'autofinancement de Kais était, au départ d'une valeur de 75.000 dinars et pour avoir le fonds de roulement, il a dû s'adresser à la banque.
Il bénéficia de crédits à court terme pour pouvoir cultiver les 143 hectares à la disposition de la société, dont 23 hectares sont pour l'agro culture, 30 hectares de pommes de terre, 80 hectares de grande culture et 25 hectares dédiés aux olives.
Les crédits sont alors accordés selon la saison; novembre c'est pour les céréales, et le mois de janvier, ce sont les crédits à court terme pour les pommes de terre et l'arboriculture.
Depuis huit ans, Kaïs renouvelle les crédits à chaque saison.
Il témoigne de l'encouragement qu'il a eu de la part de sa banque, surtout après constatation de sa solvabilité.
Son premier crédit à court terme consacré aux céréales était de 15.000 dinars, il est aujourd'hui de 25.000.
Depuis le lancement du projet, Kaïs a pu obtenir entre 16 et 20 crédits à court terme.
Concernant les exigences de la banque pour accorder le crédit, un plan de campagne, un contrat de multiplication de semence, ainsi qu'une hypothèque de terrain lui ont été demandés. Il a fallu également à Kaïs remplir un formulaire pour le crédit qu'on lui a accordé sur deux tranches, la deuxième après une attestation de semence de la part de la CRDA (Commissariat Régional de Développement Agricole).
Ainsi, la banque s'assure que la première tranche accordée a été dépensée dans la préparation de la terre et dans la semence, la deuxième tranche sera pour l'entretien et les pesticides.
Une troisième tranche sera, le cas échéant, accordée pour la récolte.
la banque donne également des crédits complémentaires versés directement aux fournisseurs pour prévenir contre les maladies.
L'acquittement de la dette se passe après la récolte avec un taux d'intérêt plutôt faible, selon Kaïs. Il se sent déjà à l'aise dans ses rapports avec la banque, "presque chez lui" affirme-t-il.
En contre partie de quoi tant de gentillesse et de disponibilité agissante? Avions-nous demandé à Kaïs. Ce dernier répond "par un large sourire"!
Au finish, et par comparaison à d'autres banques, Kaïs trouve que la sienne est plutôt souple et donne du temps à l'accréditaire avant de passer, le cas échéant, aux procédures juridiques, pour exiger le remboursement de dette.
Néanmoins, si Kaïs est satisfait de la banque en tant qu'investisseur, il hésite encore à demander un crédit de consommation. Sa prudence est due à la période que la banque lui accorde pour s'acquitter de sa nouvelle dette, qui est entre 7 et 10 ans.
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Crédit à l'investissement PME : La croix et la bannière
Ingénieur de formation, Slim H est un jeune père de famille âgé de 28 ans. Sa passion pour l'automobile est telle qu'il imagina un salon de thé dont la décoration est essentiellement basée sur les accessoires autos : jantes – volants etc. Une idée bien dans le vent et de son âge.
Aussitôt pensé, aussitôt décidé. Il s'engage dans l'aventure d'autant plus qu'il avait une capacité d'autofinancement de 250 mille dinars.
Il commence à monter son affaire et s'adresse à la banque pour un complément de 100 mille dinars pour fonds de roulement.
Il fera le tour de quatre banques, la dernière sollicitée lui conseille de ne pas demander plus de 55 mille dinars, plafond a priori non soumis à des garanties, « lui a-t-on soufflé ». Et pourtant, in fine, et pour bénéficier de ce prêt, il a dû hypothéquer la maison familiale, dont la valeur est de 350 mille dinars, ainsi que le matériel acquis pour le salon de thé de l'ordre de 60 mille dinars.
Mais que de péripéties au cours de ses démarches ! Avant d'accepter l'hypothèque de la maison familiale, la banque lui a demandé une garantie de la « municipalité » que la maison est hypothécable… allez comprendre !
Enfin, après moults péripéties le salon de thé fut ouvert.
Slim se retrouve dans l'obligation de se débrouiller tout seul ! Selon son témoignage, et bien qu'il soit solvable et propriétaire de son autofinancement, le personnel à qui il a eu affaire, du chef d'agence à l'employé de guichet, a eu peu d'égards pour sa personne, ne pouvant réprimer quelques remarques de jalousie, genre « De quoi te plains-tu ? Tu es né la nuit du destin », « Estime-toi heureux, on t'a tiré d'un gouffre !». Pourtant, Slim qui nous a rapporté ces détails affirme qu'il a toujours été correct dans ses relations avec le personnel.


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