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Leur prix monte, et la facture de la STEG baisse
Question de l'heure - Commercialisation des lampes (LBC)
Publié dans Le Temps le 21 - 12 - 2010

8 millions d'unités seront vendues d'ici à 2012 - Les prix des lampes (LBC) sont repartis à la hausse : il faut compter un minimum de 4 dinars pour une LBC de 23 Watts et même 6 ou 7 Dinars pour des lampes mondialement connues. - Vers une taxe à la consommation (de 10 % au démarrage) ciblant les lampes à incandescence. - Un arrêté du ministère de l'Industrie et de la Technologie et de celui du Commerce et de l'Artisanat, vise à interdire progressivement la commercialisation des lampes à incandescence. Cela concernera –comme nous l'avons déjà annoncé- d'abord les lampes de 100 Watts à partir du 1er janvier 2010, puis cette interdiction couvrira les lampes de puissances 75 et 60 Watts au cours de l'année 2012. Les lampes de puissance inférieure à 40 Watts seront enfin interdites à la vente en 2013, avant que toutes les lampes à incandescence ne soient totalement éliminées.
Pourquoi une telle décision et surtout combien cela va-t-il coûter aux consommateurs que nous sommes ?
Les Lampes Basse Consommation (LBC) se distinguent par leur durée de vie importante, entre 8 et 10 ans selon les fabricants, en plus d'une économie d'énergie importante, puisque les lampes de 100 Watts classiques sont remplacées par des LBC de 20 Watts seulement, pour une même luminosité. L'adoption définitive des LBC pourra ainsi nous faire économiser jusqu'à 80% de notre consommation quotidienne en énergie en matière d'éclairage, et par conséquent minimiser notre facture mensuelle de façon conséquente.
Mesures
Il faut rappeler que L'Agence Nationale pour la Maîtrise de l'Energie (ANME) avait déjà pris l'initiative de diffuser en Tunisie huit millions (LBC) sur la période allant de 2009 à 2012, car l'utilisation des lampes basse-consommation n'était pas courante chez les ménages les plus modestes, pour qui le coût des LBC reste prohibitif. Ce qui a poussé les pouvoirs publics à distribuer plus de 20 mille lampes à basse consommation au profit des familles défavorisées.
Ce que l'on constate depuis quelques années, c'est une généralisation des LBC chez les ménages, d'abord à cause de la baisse progressive des prix des LBC, mais surtout de la hausse du prix de l'électricité. Dans un souci d'économie d'énergie, les pouvoirs publics avaient misé sur les LBC à travers l'ANME et la STEG, mettant en place plusieurs actions d'envergure. C'est ainsi que des programmes incitatifs ont été mis en place : exonération de la TVA, paiement du droit de douane minimum de 10%, en plus des campagnes de communication à grande échelle.
Pour réussir ces campagnes, le prix de vente public des LBC a été abaissé à moins de deux Dinars pièce et deux millions de LBC ont été vendues entre décembre 2006 et décembre 2008. Mais aujourd'hui les prix sont repartis à la hausse et il faut compter un minimum de quatre Dinars pour une LBC de 23 Watts et même six ou sept Dinars pour des lampes de marques mondialement connues.
D'où le scepticisme de nombreuses personnes rencontrées à l'occasion de cette enquête, comme ce père de famille moyenne qui se demande : « comment je vais faire pour équiper toute la maison à ce prix là ? Il me faut un minimum de dix lampes, ce qui fait plus de quarante Dinars d'un coup, alors que je n'arrive pas à joindre les deux bouts et que mes fins de mois commencent le lendemain du versement de mon salaire ? »
Réponse des responsables de l'ANME : « on va vers la commercialisation de huit millions de LBC à des prix abordables d'ici à 2012, et de toutes façons on peut acheter ces lampes une par une, chaque mois… ». Pour cela, on s'oriente vers une taxe à la consommation progressive (10% au démarrage) ciblant les lampes à incandescence. Les recettes provenant de cette taxe seront ensuite utilisés pour subventionner les LBC.
Gains tous azimuts
On estime qu'une LBC est utilisée à raison de quatre heures et demie par jour en moyenne chez les ménages et huit heures dans les administrations, les usines et les sociétés. Et on prévoit que les économies d'énergies sur la période 2009-2018, atteindraient les 693.000 TEP (Tonne Equivalent Pétrole), ce qui va permettre un gain en devises supérieur à 200 millions de Dinars. Cela favorisera l'indépendance de la Tunisie vis-à-vis des importations énergétiques.
Autre avantage de la généralisation des LBC : permettre aux fabricants tunisiens de lampes de créer une industrie viable, avec des répercussions positives sur l'emploi. Et puis il y a l'impact sur l'environnement, puisque le passage aux LBC permettra de générer des réductions significatives des émissions, en plus des baisses des pollutions habituelles engendrées par de l'utilisation des centrales électriques : réductions des émissions, réduction des rejets d'eau et de l'utilisation de produits chimiques.
D'autres questions sont soulevées par l'usage des LBC, à cause de leur impact sur l'environnement et sur la santé. L'utilisation des ampoules à basse consommation doit en effet se faire en prenant un minimum de précaution, car contrairement à ce que l'on croit, elles ne sont pas très écologiques. L'impact des ampoules de type « fluo compact » pose des problèmes dans trois cas : leur recyclage, car elles comportent des composants électroniques complexes et du mercure.
Il y a ensuite l'effet stroboscopique qu'elles génèrent et qui est dû au courant alternatif. Dans les ampoules classiques, c'est à dire à incandescence, l'effet stroboscopique est amorti par le filament de tungstène, qui éclaire. Un défaut qui peut provoquer chez des personnes prédisposées des phénomènes de fatigue visuelle, maux de tête, accélération du rythme cardiaque…
Troisième problème : les rayonnements radioélectriques importants qu'elles émettent et qui sont dus aux nombreux composants électroniques intégrés dans leur culot. Une pollution qui n'intervient que lorsque l'ampoule est allumée.


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