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Des chiffres et des lettres
Ennahdha

La liste Nabeul 1 du mouvement Ennahdha a invité avant hier au centre culturel Néapolis la société civile, les hommes d'affaires, les hôteliers et les industriels à débattre son programme économique visant à mettre en place un modèle de développement national qui concrétise l'essor économique et le progrès social
Devant une assistance nombreuse, Ridha Chekandali professeur universitaire et économiste a essayé avec des mots simples de présenter le programme économique d'Ennahdha et les réformes fiscales proposées par le parti. L'objectif recherché est de garantir la prospérité à toutes les catégories de la société tunisienne, la répartition équitable des richesses, la création d'emploi, le développement régional, la lutte contre la corruption et l'incitation à l'investissement dans tous les domaines. Dans une salle comble Pr Chekandali a estimé que la Tunisie passe par une période difficile, héritée des politiques de développement initiées par l'ancien régime : un climat des affaires biaisé, une inefficacité des mécanismes de financement de l'économie, une persistance du chômage, une constance de la pauvreté dans les régions. Notre modèle de développement vise à relancer notre économie, instaurer l'équité entre les régions en termes de développement social, rehausser le niveau du pouvoir d'achat, et assainir l'environnement économique. Pour cela il est primordial précise Pr Chekandali de consolider et s'élargir les partenariats dans le but d'ouvrir des perspectives à l'économie « Nous soutenons l'ouverture et l'intégration dans l'économie mondiale et nous appelons à la diversification des partenaires économiques de la Tunisie. Il s'agit en outre d'instaurer un marché maghrébin commun et renforcer les relations avec l'Union Européenne dans la perspective d'accéder au statut de partenaire privilégié, de renforcer les investissements et les échanges commerciaux avec les pays arabes, tout en s'ouvrant sur les marchés africains, de développer les relations de partenariat économique avec les Etats-Unis d'Amérique, le Canada et le Japon et les élargir aux forces économiques émergentes en Asie et en Amérique du Sud.
Un taux de croissance de 7%
Dans son programme, le parti Ennahdha table d'abord sur une croissance de 7% en 2012-2016. Un chiffre crucial: le dynamisme de l'économie conditionne directement les recettes des impôts, donc le rythme de réduction du déficit et le financement des mesures. Les économistes sont toutefois peu nombreux à oser une prévision aussi optimiste. Le parti se base sur une autre hypothèse : une inflation à 3% en 2013 contre 5,5% en 2011,la création d'environ 590 mille emplois au cours du prochain quinquennat, ramenant ainsi le taux de chômage de 14.4% en 2011 à environ 8,5% à l'horizon 2016, un taux d'investissement de 31% du PIB en 2016, contre 25% en 2011 et un besoin de financement de l'économie nationale évalué à 163 Milliards de dinars sur toute la période 2012/2016 qui sera assuré à hauteur de 67% par l'épargne nationale, de 6% par le financement extérieur générateur d'intérêt de la dette, alors que plus du quart de l'ensemble du financement extérieur sera assuré par le financement extérieur non générateur d'intérêt de la dette (soit 27%). Réduire massivement le déficit et favoriser l'investissement productif pour accélérer la croissance tel est le programme d'Ennahdha « Nous estimons a précisé Pr Chekandali élargir la tranche des revenus exonérés de l'impôt sur les personnes physiques de 1500 à 2500 dinars et augmenter les déductions communes au titre de chef de famille de 150 à 300 dinars, de 150 dinars pour tout enfant à charge au lieu d'un maximum de 90 et de 150 à 300 dinars pour tout parent à charge, procéder à une révision périodique du barème de l'impôt sur les revenus des personnes physiques, simplifier les conditions de restitution des reports en matière de TVA, porter les délais de déduction des pertes de quatre à cinq exercices, et permettre la déduction de celles réalisées au cours de l'exercice 2011 sans limitation de délai et revoir les dispositions du code d'incitation aux investissements dans le cadre d'une démarche de contractualisation qui lie l'octroi des avantages fiscaux à l'atteinte des objectifs économiques et sociaux » Mais comment faire de la Tunisie un centre financier régional à rayonnement international. L'expert économiste d'Ennahdha propose plusieurs projets « Il faudrait assainir le climat des affaires pour inciter les hommes d'affaires à introduire leurs sociétés en bourse afin de transformer l'économie tunisienne d'une économie d'endettement à une économie de transformation, renforcer l'autonomie de la Banque Centrale et promouvoir son rôle dans le développement du secteur bancaire, prendre les dispositions nécessaires pour récupérer les biens pillés du peuple et les affecter aux priorités sociales, notamment l'emploi, la santé et le logement, instaurer la législation appropriée permettant la création de banques islamiques ou des fenêtres dans les banques existantes pour attirer des nouveaux produits financiers (sukûk), oeuvrer pour l'adoption des normes comptables internationales pour les entreprises cotées en bourse, faire évoluer la législation, notamment celle touchant l'assurance maladie et l'assurance des moyens de transport vu leur impact sur le secteur de l'assurance et aménager le cadre juridique de l'assurance solidaire et encourager à en ouvrir des fenêtres au sein des sociétés existantes.
Le développement régional : vers un rôle essentiel des régions dans la politique de développement
Le Parti Ennahdha privilégie des solutions adaptées aux problèmes locaux afin d'assurer le développement des régions. Il est vrai comme l'a souligné Pr Chekandali l'inégalité régionale est passée de la dualité « Nord-Sud » vers une nouvelle dualité « zones côtières zones intérieures »Cette situation, a-t-il ajouté, a contribué à l'augmentation de la tension, ce qui a favorisé le déclenchement de la Révolution dans les régions les plus affectées par la pauvreté, le chômage et l'inégalité. C'est pour quoi dit–il faudrait instaurer des réformes immédiates pour atténuer ce fossé régional notamment par l'élection des conseils locaux et régionaux et leur implication dans l'élaboration des plans de développement, la mise en place de mécanismes d'investissement destinés au financement des grands projets dans les régions intérieures, le renforcement les établissements publics locaux et régionaux par les cadres nécessaires et l'élargissement progressif de leurs prérogatives pour la mise en œuvre des projets de développement, l'élaboration de plans de développement locaux et régionaux qui tiennent compte des spécificités, des besoins et des ressources humaines et naturelles selon une approche participative, l'identification des zones d'intervention prioritaires et l'encouragement des investisseurs privés à s'installer dans ces zones, la création des micro projets générateurs de revenus, tout en veillant à assurer le financement de ces projets et l'encadrement indispensable à leur réussite, la mise en oeuvre dès 2012 d'un programme urgent de développement local, destiné à améliorer les conditions de vie de la population dans les régions démunies. Ce programme concernera essentiellement l'amélioration de l'infrastructure de base, des services publics et de la couverture sanitaire. Pr Chekandali devait clôturer son intervention en présentant les politiques sectorielles envisagées par Ennahdha dont notamment une agriculture moderne visant à sécuriser les besoins et développer les exportations, une industrie fondée sur les activités à forte valeur ajoutée et les nouvelles technologies, un secteur du tourisme désendetté et rénové, un appel aux IDE et, au besoin, à l'emprunt extérieur. Toutes ces stratégies ont pour objectif essentiel : la création d'emplois et l'élévation du niveau de vie. Durant le débat qui s'en est suivi, les intervenants ont plaidé pour la préservation des acquis économiques et pour leur renforcement. Bref un programme ambitieux mais est-il utopique ? Non répond Pr Chekandali qui estime que ce modèle économique est adapté à la réalité tunisienne. Il a été réalisé par 21 commissions formées d'experts, d'économistes et de financiers. Nous restons ouverts à toute proposition visant à l'enrichir et à le consolider. Notre objectif est de relever les défis actuels de l'économie tunisienne et instaurer l'égalité des chances pour une Tunisie ouverte, entreprenante et ingénieuse.
K.B.


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