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Procédés orduriers
Tension Ennahdha / UGTT
Publié dans Le Temps le 23 - 02 - 2012

Des jeunes Nahdhaouis nettoient devant les locaux de l'UGTT… Mais qui a osé y déposer les ordures ?
Ettakatol, le PDP, Ettajdid et d'autres partis condamnent
Hassine Abassi : «Personne ne peut délimiter l'espace d'intervention de l'UGTT»
Rached Ghannouchi : «Ce n'est pas le fait des militants d'Ennahdha et il faut que les forces politiques au sein de l'UGTT cessent de faire de la surenchère»
Une commission administrative extraordinaire de l'Union Générale Tunisienne de Travail (UGTT) devrait se tenir aujourd'hui, à Tunis.
La convocation de cette réunion a été décidée par le bureau exécutif lors de sa dernière réunion tenue sous la présidence de son nouveau secrétaire général Hassine Abbassi. La tension est montée d'un cran entre Ennahdha et l'UGTT suite à la grève de quatre jours décidée par les agents municipaux dans toute la République.
Au premier jour de la grève, les habitants de Tunis furent surpris de voir les ordures ménagères amoncelées sur la Place mythique Mohamed Ali qui avait été le théâtre de beaucoup de rassemblements tout au long des cinquante dernières années. Plusieurs autres unions régionales ou locales n'ont pas été épargnées par ces actes de mauvais goût. Aux plus forts moments de désaccord entre le pouvoir et la centrale syndicale, jamais un tel comportement incivil n'a été signalé.
L'UGTT s'élève contre les agressions subies par plusieurs bureaux locaux et régionaux dont le bureau de Fériana où des documents ont été brûlés par des inconnus. L'UGTT met en garde contre les incitations de certaines parties au pouvoir qui veulent réinstaurer une nouvelle dictature. L'UGTT tient à jouer son rôle national et social souveraine et loin de toute ingérence. C'est une manière de dire qu'elle tient à assurer pleinement son devoir politique dans le pays. L'UGTT appelle toutes les parties à se consacrer aux problèmes fondamentaux du pays comme la sécurité, la situation économique difficile, l'emploi, la hausse des prix et ce, à travers un dialogue responsable et transparent entre les différents partenaires sociaux, tout en invitant le gouvernement actuel à respecter les engagements conclus avec les autres gouvernements de la période transitoire. L'UGTT continue à appeler le ministère de l'Intérieur à accorder la prime spécifique aux agents municipaux au même titre que leurs collègues du même ministère. Dans une déclaration télévisuelle, Hassine Abassi a précisé que « personne ne peut délimiter l'espace d'intervention de l'UGTT ». Sans faire ouvertement de la politique, ni faire partie du gouvernement, celle-ci a néanmoins le droit d'émettre des avis touchant au domaine politique, vu l'interférence entre le politique, l'économique et le social. « Se trompe celui qui croit pouvoir mettre au pas l'UGTT », dira-t-il. L'UGTT a toujours joué le rôle de contre-pouvoir. Avec ses ramifications dans le pays elle a une grande capacité de mobilisation. Tous les gouvernements ont fini par négocier avec elle. C'est une donnée historique que la Révolution du 14 janvier n'a fait que confirmer, sinon renforcer.
Les réactions de soutien à l'UGTT se multiplient
Ettakatol, parti au pouvoir dans le cadre de la Troïka, n'a pas manqué de dénoncer les actes perpétrés dans le noir contre le siège de l'UGTT et d'autres bureaux, tout en demandant aux autorités de dévoiler les auteurs de ces méfaits. Il dénonce tous ceux qui sont derrière de tels agissements qui ne font pas honneur à la Révolution du 14 janvier. Il rappelle que l'UGTT est l'un des plus grands acquis historiques et nationaux du pays, à sauvegarder. Il est l'un de ses symboles. Le porte-parole d'Ettakatol, exprime à la direction de l'UGTT son entière solidarité contre ces pratiques qui rappellent l'ancien régime.
Le Parti Démocrate Progressiste (PDP) a exprimé son rejet de ces pratiques.
Le Parti Ettajdid, le Parti du Travail Tunisien (PTT) et des militants du Pôle Démocrate Moderniste, ont pratiquement exprimé la même position. Ils dénoncent ces pratiques qu'ils qualifient « d'anarchiques » et réitèrent leur appui à l'UGTT et leur solidarité totale aux revendications des travailleurs, tout en appelant toutes les forces démocratiques et progressistes et les organisations de la société civile à se tenir au côté de l'UGTT dans la défense de son indépendance et son rôle dans la réalisation des objectifs de la Révolution et la réussite de la transition démocratique.
Amna Mnif du mouvement citoyen (Kolna Tounes) considère dans un communiqué, que ces gestes déplacés salissent la mémoire collective des syndicalistes tunisiens, en portant atteinte à un haut symbole de lutte contre le colonialisme et de militantisme syndical. « L'attaque de l'organisation syndicale est un signal inquiétant pour les libertés syndicales et le travail des associations de la société civile. Elle fait suite à d'autres atteintes aux libertés constatées dernièrement ». Emna Mnif réitère son soutien à l'UGTT qui avait participé à tous les combats du peuple tunisien.
Les Mouvement Echâab et El Bâath ont exprimé le même refus de ce genre de pratiques, ainsi que le Mouvement des Patriotes Démocrates et le parti de l'Action Patriote et Démocrate.
De son côté Rached Ghannouchi, président d'Ennahdha, a réagi en disant que son mouvement ne remet pas en cause le droit de grève. C'est un droit constitutionnel. Son mouvement respecte toute grève légale. Il tient à rappeler que le feu n'a pas été mis dans le local de Fériana. « Le déversement des ordures ailleurs que dans les endroits qui lui sont réservés, est un acte incivique ». Il considère que ce n'est pas le fait de militants d'Ennahdha et précise que des forces politiques au sein de l'UGTT font de la surenchère, à des desseins politiques connus.
Des jeunes portant des teeshirts où le logo d'Ennahdha est imprimé se sont attelés à ramasser des déchets pour les déverser ailleurs.
A-t-on enfin compris qu'on ne peut engager pour longtemps, un bras de fer avec la Centrale syndicale ?
Pourquoi, ces jeunes ont-ils osé dès le début s'adonner à des gestes inciviques ? Que faisaient les adultes ? Les agents de l'ordre ne pouvaient-ils pas intervenir à temps ? Jusqu'à quand cette manie de réagir par des actions parallèles, à chaque mouvement de contestation ? Croit-on servir ainsi, le gouvernement ? La situation du pays a-t-elle besoin de ce genre de tensions ?


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