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Rafic Abdessalam prend ses rêves pour des réalités
Il veut instaurer un nouvel ordre mondial basé sur la justice
Publié dans Le Temps le 08 - 04 - 2012

Un exposé pour le moins rébarbatif et assommant est celui qui a été donné vendredi en fin d'après midi par Rafik Abdessalam, ministre des Affaires étrangères devant une assistance d'anciens diplomates.
Le ministre nahdhaoui des Affaires étrangères qui agissait certes avec diplomatie pour éviter les dérapages verbaux, annonce au tout début qu'il n'avait pas l'intention de donner une conférence pour se lancer par la suite dans un soliloque qui ne durera pas moins d'une demi-heure. Trop d'informations tuent l'information, certes. Et Monsieur Abdessalam n'a pas pu éviter le verbiage et l'étalage de connaissances au risque de voir l'assistance décrocher. Soit .l'invité de l'Association des Etudes internationales et celle des anciens diplomates et consuls généraux n'est certes pas un bon orateur mais cela ne l'empêchera pas d'observer de la mesure dans ses propos. « La diplomatie tunisienne a des traditions qui remontent au lendemain de l'indépendance» dit-il. On est bien gardé pour une fois des déclarations désobligeantes rejetant en bloc ce que les prédécesseurs ont fait. « L'avènement de la Révolution tunisienne n'a pas fait table rase de ce qui existait. Nous avons un Etat. Cela n'a pas été le cas dans ce qu'on appelle l'année 0, celle des Jacobins dans la Révolution française. » L'objet de la conférence était en fait de répondre à la question « Quelle diplomatie pour la Tunisie de l'après Révolution ? » Et Monsieur Abdessalam ne se fait pas prier pour nous rappeler celle des autres pour faire remarquer au final que la nôtre était pacifique et qu'elle a donné lieu à une véritable démocratie et non pas une démocratie de façade celle qui régnait du temps du « déchu », pour reprendre le terme qui lui est cher. « Nous vivons maintenant dans la stabilité. La vraie. » continue-t-il
Quelle diplomatie pour la Tunisie ?
Pour ce qui est de la diplomatie de l'après Révolution Abdessalem fait remarquer qu'une autre forme de diplomatie non encore exploitée à souhait en Tunisie sera mise en ligne de mire à savoir « la diplomatie populaire » qui fera participer nos compatriotes vivant à l'étranger lesquels seront des ambassadeurs de la Tunisie dans leurs pays d'accueil. A cela s'ajoute la diplomatie classique qui fera consolider les traditions tunisiennes en la matière.
S'agissant de qualifier la diplomatie tunisienne, Rafik Abdessalam estime que la Tunisie est un pays peu étendu de point de vue superficie mais ayant de l'influence à l'étranger. Dans ce même ordre d'idées, le conférencier a parlé de la « soft power » ( terme qui peut être traduit par ‘'la force tranquille'' ) pour évoquer de l'influence culturelle de certains pays.
Qu'en est-il de notre relation avec les pays voisins frères et amis ? Rafik Abdessalam n'oubliera pas d'insister sur le fait que les pays maghrébins restent un allié stratégique pour la Tunisie. Il annonce dans la foulée la prochaine échéance du sommet de l'Union du Maghreb arabe prévue pour le mois d'octobre. En vue de raviver cette union. Idem pour ce qui est du partenariat entre la Tunisie et l'Union européenne. On pardonnera, dans la foulée, le lapsus que notre diplomate n'a pu éviter malgré l'effort qu'il a fait pour être dans son rôle de diplomate « De point de vue géostratégique, la Tunisie appartient à l'Europe et elle ouvre sur la mer » (Sic)
Le ministre a évoqué également la relation de la diplomatie tunisienne avec les pays du Golfe en signalant qu'il « n'est pas honteux de chercher un partenariat avec les pays du Golfe en créant par exemple de nouveaux produits touristiques ciblant ces clients potentiels. Mieux vaut profiter des richesses arabes que d'aller frapper à la porte des bailleurs de fond étrangers. »dit-il.
Et puis, un petit mot sur la souveraineté tunisienne ? Rafik Abdessalem a une vision différente des choses quelque peu importée de La Grande Bretagne pays où il a poursuivi ses études « La souveraineté n'est pas un terme figé. Un pays se doit de s'ouvrir sur les autres. Il ne peut en aucun cas se suffire à lui-même. Il invoque le cas de la Grande Bretagne qui a fini par intégrer l'Union européenne. Raison d'Etat oblige, même si ce pays a toujours défendu son exception.
Qu'en est-il de l'exception tunisienne ? « La Tunisie a certes fait l'exception avec une Révolution qui lui a conféré un capital image et a donné toute sa splendeur à notre diplomatie », commente Rafik Abdessalem qui rappelle pour ne pas trop faire dans le chauvinisme, l'idée d' Edward Saïd, qui soutient que « toutes les cultures se valent et qu'aucune n'est meilleure qu'une autre. » dit-il en ajoutant « qu'être de culture arabe ne veut pas dire qu'on ne peut pas être démocrate en rejetant la thèse raciste qui prétend que la dictature est une caractéristique génétique chez les arabes. »
Rafik Abdessalam ‘' has a dream''
Rafik Abdessalam en ‘'humble démocrate fera remarquer par la suite que nous « vivons actuellement une véritable démocratie et non pas celle de façade qui caractérisait la Tunisie à une époque révolue », commente-t-il en expliquant dans un autre contexte que « la diplomatie au temps de la Révolution consiste à trouver un juste milieu entre la diplomatie qui fait triompher la Raison d'Etat et la Révolution porteuse de rêves qui tiennent parfois de l'utopie. » Cela n'empêchera pas Abdessalem de nous en livrer un, à la fin de son exposé « Nous ferons de notre mieux pour instaurer un nouvel ordre mondial basé sur la justice. » Pourvu que le rêve éveillé du ministre nahdhaoui retrouve tout son sens dans les actes du gouvernement, pour éviter que les choses ne tournent au cauchemar. Car nous aussi avons notre « dream ».
Mona BEN GAMRA
Daoud
yasser Dhouib
Hésa


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