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Le gouvernement rattrapé par de vieux démons
L'inévitable constat
Publié dans Le Temps le 26 - 01 - 2013

La montagne tarde d'accoucher de la souris promise. En fait, il n'y a ni l'une, ni l'autre ; le gouvernement est loin d'avoir cette carrure et le remaniement n'aura pas de consistance, étant donné qu'il n'aura aucun effet, ce sera un simple mirage dans ce vaste désert dans lequel nous a transposés « Ennahdha » et associés.
Ils continuent à rouler le peuple dans la farine faisant fi de son intelligence et de son aptitude à discerner le bon grain de l'ivraie. Ils ne cessent pas de le traiter comme un incapable mineur qu'ils placent sous leur tutelle et décident à sa place dans tout ce qui touche à son intérêt. Et maintenant qu'ils l'ont non seulement compromis mais annihilé, ils se présentent comme les sauveurs en proposant un petit décor : un petit changement d'acteurs, question de chasser les démons qui entravent le fonctionnement du gouvernement qui refuse de reconnaître que les raisons de son échec sont à attribuer à ses choix économiques et sociaux, à l'insécurité qu'il sème par le biais de ses milices qu'il s'entête à présenter comme les protecteurs de la Révolution dont ils ignorent même l'acception.
Régner sans gouverner
Certes, « Ennahdha » est le grand responsable du fiasco que connaît le pays à tous les niveaux et toutes les souffrances des Tunisiens, cependant, elle ne supporte pas seule cette responsabilité, ses partenaires, « Ettakatol » et le CPR en assument une grande part. C'est grâce à leur apport qu'elle a pu se faire une bonne santé et prédominer la vie politique, leur apport était déterminant dans le décompte final des voix. Cette prépondérance, « Ennahdha » l'a exercée contre ses opposants, mais aussi contre ses associés dont elle a, toujours, minimisé l'action qu'elle reléguait, systématiquement, au dernier plan pour mettre en valeur la sienne. Depuis le début, il était clair qu'elle se servait de ces deux partis juste pour conforter sa position et exhiber un simulacre de démocratie en donnant l'impression qu'elle ne gouverne pas seule. La limitation de prérogatives qu'elle a imposée au président Marzouki en est la parfaite illustration ; d'ailleurs, il n'était pas le seul parmi les responsables du CPR à être dépourvu de pouvoir, Abbou l'était également, ce qui l'a poussé à présenter sa démission. Ils règnent sans gouverner, tous sans exception aucune, et là, on ne parle pas que des ministres de ce parti, mais aussi de ceux de « Ettakatol ». Et si le comportement de plusieurs d'entre les premiers est compréhensible, puisque certains observateurs les considèrent comme les réservistes de « Ennahdha » et voient dans le CPR, d'une façon générale, l'antichambre de cette dernière, il n'en est pas de même pour celui des seconds. « Ettakatol » s'est engouffré dans l'entonnoir où il s'est enfermé à jamais, selon les mêmes observateurs, à cause de sa « cupidité » ; et en politique, une telle tare est chèrement payée.
Changement d'aspect
L'une des conditions de « Ettakatol » pour maintenir leur édifice factice, qui est en train de s'écrouler comme un château de cartes, c'est un partenariat d'égal à égal faute de quoi il quitterait la « Troïka ». C'est la position qu'il a exprimée par la bouche de son porte-parole. On ne sait pas si l'on devait prendre au sérieux de telles menaces ou bien s'il faudrait les mettre sur le compte d'un constat d'échec et d'un rôle amoindri et réduit à néant dans la coalition gouvernementale. Car on voit mal comment un parti aussi affaibli, aussi effrité pourrait impressionner et menacer un parti de l'envergure de « Ennahdha », si, toutefois, il est encore possible de parler en terme de parti politique pour un rassemblement de quelques individus que cette dernière pourrait très bien dénicher ailleurs. Justement, face au nenni-da de l'opposition, « Ennahdha » recourt à des personnalités, comme Fathi Touzri et Mohamed Goumani, qu'elle fait déloger de leurs partis respectifs en leur miroitant une place au paradis. Par ce procédé, elle voudrait donner à son remaniement l'écorce faute du fond. Ce qui veut dire que la menace de retrait de « Ettakatol » n'aurait pas d'impact sur la coalition qui serait, ainsi, renforcée par une mosaïque qui serait de nature à changer la teinte de la couleur pour la rendre meilleure.
Redorer le blason
Cette thèse est confortée par la volonté du parti noyau de se faire entourer de plus de satellites pour donner l'impression d'un vrai changement dont il a une acception autre que celle de l'opposition : pour lui, un élargissement serait suffisant juste pour sauver la mise et sortir de la crise, alors que pour celle-ci il n'en est pas un tant qu'il ne touche pas au fond, c'est une question de programme et non pas de noms. Ce n'est pas ce qui intéresse « Ettakatol », sinon il n'aurait pas intégré la « Troïka » depuis le départ, il s'est, sciemment, engagé dans cette option, c'était un choix délibéré, puisqu'il savait, pertinemment bien, que cette coalition ne reposait pas sur un programme, mais sur des quotas partisans, et ce n'est pas maintenant qu'il va essayer de nous persuader du contraire, à moins qu'il ne veuille se racheter. Mais après quoi ? Après avoir servi de fard et de complice à « Ennahdha », après lui avoir aplani le terrain. Il est difficile d'accepter une telle contrition et de pardonner un comportement qui a occasionné de graves dégâts... L'histoire ne pardonne pas...


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