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«Médecins frustrés et système d'assurance risquant sa continuité !»
Enquête CNAM
Publié dans Le Temps le 14 - 02 - 2013

Une mesure unilatérale d'augmentation des honoraires des consultations serait adoptée en ce mois, au cas où le corps médical ne serait pas encore une fois écouté.
répond le syndicat. Consultations fictives :
«sur six cent médecins, en cinq ans, vingt cas ? Il n'y a pas de quoi fouetter un chat», Notre récente enquête, datée du 5 février 2013, intitulée « Malades imaginaires et médecins de famille à l'index », semble avoir suscité l'intérêt des parties prenantes dans le système naissant d'assurance maladie, géré par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM). A commencer par le corps qui veille sur la santé de nos sacrés corps. Et qui tient toujours, l'âme chevillée au corps, à ce qu'aucun diable ne puisse habiter le sacré corps, si cher à Hippocrate, l'angélique ténor.
Consultations fictives et rétention du patient
Il importe de rafraîchir la mémoire des uns et mettre dans le bain les autres. Qui ont pris le « train de la bonne santé » en marche. Il s'agissait en somme, d'une enquête reposant sur deux axes :
- L'un a porté sur le cas des toubibs pour qui les belles leçons d'Hippocrate apprises, pour la circonstance par cœur, n'ont pas laissé de trace, ni dans l'esprit, ni dans le cœur ! Ceux qui profitent d'une brèche par ci et d'une brèche par là, ont fait ce qu'avait jadis dit Rabelais : « Fais ce que (tu) voudras ». Et ils ont fait ce qu'ils ont voulu, faisant de cette littérature une « règle » de conduite et une culture. N'en déplaise à la grande âme historique et ancienne des bonnes âmes contemporaines tenant à ce que tout un âme ait « bon pied, bon œil et bonne santé », comme disait l'illustre honoré (Balzac).
Le mal aurait « mis à mal » Hippocrate, qui, au fond de sa tombe, se serait brusquement retourné ! comme « s'il avait par miracle oublié » qu'il est mort et enterré, depuis déjà une éternité !
Au fait, qu'est-ce qu'il en est ? Des consultations imaginaires et des bulletins de soins « fabriqués » par des médecins de famille, aux noms de patients, dans le cadre de la filière du « Tiers payant ». Et, c'est le cas des assurés, fichés comme malades plafonnés, bien que très rarement examinés, qui a mis la puce à l'oreille et réveillé en sursaut, ceux supposés ne pas dormir sur leurs oreilles.
Une tempête dans un verre d'eau !
Le second axe a porté sur la propension de certains médecins à retenir leurs patients dans la même « station » en tant que passage obligatoire de départ dans leurs parcours de soins. Et hésitent « subjectivement » à les virer à temps vers la spécialité leur convenant...
Ceci dit, nous avons cherché à tendre attentivement l'oreille à l'organe qui est tout yeux et tout oreille à tout ce qui se produit et se dit, sur l'honorable confrérie. C'est-à-dire, au syndicat des médecins libéraux, qui a répondu présent allègrement, dès noter premier « allo ! ».
Nous avons ainsi pris langue avec celui qui n'a pas la langue dans sa poche. C'est du docteur Mounir Jerbi qu'il s'agit, médecin généraliste, de son état et porte parole dudit syndicat, ayant pignon sur rue, là où les coups de canon ont annoncé l'évacuation se sont tus. Du cœur battant de Bizerte, le toubib-« bouclier » met du baume au cœur de tout être censé. Par son réalisme à revendre, sa logique et sa désapprobation pour la polémique.
A la question qui brûle les lèvres, notre interlocuteur n'a pas desserré les lèvres. Et en a plein la bouche. Pour lui, le problème des médecins déconventionnés, pour fraudes dûment constatées et criées haut est une tempête dans un verre d'eau ! Il n'y a pas dans ce cas, de quoi s'inquiéter et fouetter un chat. Et ça ne casse pas trois pattes à un canard !
Le phénomène est aussi rare qu'un mouton à cinq pattes. S'agissant d'une vingtaine de « moutons » ayant choisi d'errer hors des rangs... Et nul être conséquent ne défend par conséquent. Vingt cas de dérives en l'espace de cinq ans, ce n'est pas si scandaleux en définitive !
Et le zéro cas serait peut-être atteint si... On va le voir plus loin...
Le plus, sécurisant de la « carte-puce»
Il nous a été précisé que tous les systèmes d'assurance maladies avec tiers payants, mis en place sous d'autres cieux, comportent malheureusement des failles diverses, susceptibles de provoquer de temps à autres des dérives.
La faille principale dont souffre notre système réside d'après le porte-parole et secrétaire général adjoint du syndicat concerné, dans l'absence d'un support de nature à matérialiser la consultation médicale. Celle-ci est, jusqu'ici, justifiée et concrétisée par une seule délivrance de l'ordonnance. Qui suit un circuit et un itinéraire préétablis : médecin, patient, pharmacien et enfin CNAM, comme étape décisive et finale.
Il nous a été révélé à cet effet que la convention sectorielle avait pourtant prévu depuis 2006, la mise en place de la « carte-puce » ou un système équivalent, chose demeurée un simple vœu pieux, malheureusement !
Ce qui aurait eu le mérite de permettre une traçabilité plus fiable et une matérialisation efficiente de la consultation médicale.
Notre interlocuteur rappelle que l'expérience tunisienne fait ressortir que les rares cas de « dérives » relèvent de la faute conjointe des divers intervenants : en premier lieu le patient, puis les prestations de services, dont les médecins et, in fine, les services administratifs de la CNAM. Et l'on s'étendra peut être sur le « comment », dans d'ultérieures occasions.
La rétention du malade : vrai ou faux problème ?
Par ailleurs, pour ce qui concerne le second axe, c'est-à-dire, l'éventuelle rétention du malade par le médecin de famille pour raison de profit personnel, il nous a été précisé que la prise en charge du patient par un spécialiste, en cas de nécessité, se fait systématiquement dans le cadre de son admission en APCI (affections prise en charge intégralement). Dans ce cas, le malade est dispensé du passage obligatoire ordinaire par le médecin de famille. Et le risque de rétention dont il est question ne se présente aucunement.
Mais.... Grand « mais », objecte-on. Toutes les maladies nécessitant des soins continus dans les diverses spécialités, ne sont pas admises en APCI. Seules vingt quatre affections, arrêtées dans la nomenclature officielle du Département de la Santé publique, sont reconnus en tant que telles par la CNAM. Or, bien d'autres maladies chroniques, hors nomenclatures, sont de nature à soumettre l'intéressé à une navrante navette, entre l'incontournable généraliste (de famille) et l'indispensable spécialiste (opérant évidemment dans le cadre du tiers payant). Et c'est là où réside le risque de rétention.
A cet effet, les praticiens « Cnamistes » s'accordent à convenir que, d'après les conclusions tirées de leur vécu professionnel quotidien, bien d'autres maladies chroniques graves méritent d'être ajoutés. Sans oublier les cas des complications pour les maladies admises en APCI et nécessitant l'hospitalisation, pour soumission à une thérapie à la fois intensive et lourde.
Exceptés les cas des complications cardio-vasculaires, d'après ce qu'on a nous dit.
APCI : le beurre et l'argent du beurre
Il va sans dire qu'il ne serait peut être pas très sage de réclamer l'élargissement de la liste des maladies admises en APCI sans nous résoudre à nous unir pour nous prémunir contre les abus de ceux qui boiraient l'eau et les poissons, pour se faire de l'argent si salement. Sans laisser aux autres la chance de se faire soigner la « carcasse » sans beaucoup de casse. Et c'est à « Madame CNAM », avec tous ses messieurs-dames, de renforcer les garde-fous, pour maîtriser les fous de tous bords, friands du beurre, de « l'argent » du beurre et, peu importe le sourire ou la grimace de la crème ..., pardon... de la caissière !
Du mot à mot avec les points et les virgules
Cela dit, voyons ce que nous dit le toubib bouclier des siens, bouclier de notre santé. Là, on ne badine pas avec le corps qui ne badine pas avec la santé de nos corps. Et on reprend mot à mot et point par point ce que précise le syndicat des médecins.
- «Depuis l'entrée en vigueur du système d'assurances maladies, les dépassements sanctionnables des médecins conventionnés colligés durant les 5 dernières années et étudiés dans le cadre des commissions paritaires sont non significatifs car de l'ordre de près de la vingtaine de cas, pour plus de... 6000 médecins conventionnés.
- Il convient de rappeler que la responsabilité structurelle de ses dérives comme précisé plus haut incombe entièrement à la CNAM qui a manqué à son engagement lors de la signature de la convention sectorielle en 2006 de doter les assurés sociaux du moyen électronique de matérialisation de la consultation à savoir la carte à puce dans les plus brefs délais.
- Il est injuste d'occulter les efforts du corps médical représenté par le STML visant à rationaliser les dépenses de santé puisqu'en l'absence de référence nationale, il a promulgué unilatéralement des guides de bonnes pratiques médicales validées par la CNAM dans le care de l'avenant-7 et a décidé tenant compte de la situation précaire de notre pays après la révolution du 14 janvier, de surseoir durant une année (2011) aux négociations pour la révision des tarifs conventionnels avec la CNAM pourtant prévus contractuellement pour juin 2010.
- Enfin, les médecins conventionnés sont eux-mêmes victimes de dérives plus graves pratiquées par la CNAM des suites de l'application erronée des dispositions de l'avenant-7, en substituant une maîtrise comptable stricte à la maîtrise médicalisée, adoptée conventionnellement et en privant les médecins en cas de contestation de toute possibilité pratique de recours, avec à l'arrivée des retards de paiement de plusieurs mois et des amputations injustes des honoraires médicaux ce qui met gravement en danger la poursuite même du système d'assurance maladie ».
Sinon ? Bonjour
l'augmentation !
Enfin, ceci dit, et après cette plaidoirie, mauvaise nouvelle pour la galerie ! Et aussi un scoop agrémentera noter écrit. L'on apprend de bonne source que les médecins conventionnés, prendraient unilatéralement l'initiative d'augmenter leurs honoraires à partir du premier mars prochain. Au cas où la réunion CNAM-syndicat des médecins libéraux, prévue pour le 20 du mois courant, le courant (du consensus) ne passerait pas. Il serait question, dit-on, d'une augmentation de dix dinars, échelonnée sur trois ans. C'est au malade souffre-douleur d'accuser seul le coup, en réglant « douloureusement » rubis sur l'ongle le supplément de sous.
Quant à « Madame CNAM », devant ce dossier tracassant elle n'a pas à faire chou blanc et à ce faire du mauvais sang ! Elle saura certainement ménager la chèvre et le chou Pour que l'assuré puisse respirer la santé, sans grever davantage son maigre budget.


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