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La Tunisie rend hommage au métèque
Musique: Georges Moustaki à la MC Ibn Rachiq
Publié dans Le Temps le 08 - 06 - 2013

Il n'est pas métèque, ni juif errant encore moins pâtre grec, le musicien Belhassen Chenoufi interprétera les plus beaux succès de George Moustaki, aujourd'hui samedi à 18h30 à la Maison de la culture Ibn Rachiq et ce dans le cadre d'un hommage rendu au chanteur grec disparu le 23 mai à l'âge de 79 ans des suites d'une longue maladie.
Il est connu comme étant un chanteur français alors qu'il est d'origine grecque né en Alexandrie (Egypte) le 3 mai 1934. Son vrai nom est Yussef Moustaki. Il passe son enfance à Alexandrie, dans un environnement multiculturel. A la maison, ses parents pourtant d'origine grecque, parlent uniquement en italien. Dans la rue, les autres enfants, avec lesquels il joue, s'expriment en langue arabe. Enfin, ses parents, très attachés à la culture française, l'inscrivent dans une institution scolaire française. Dès lors, il se passionne pour la littérature et la musique francophone (Charles Trenet, Edith Piaf, Tino Rossi). Cet environnement cosmopolite est à l'origine de son désir de voyages.
A l'âge de 18 ans, il débarque à Paris où il enchaîne différents boulots pour gagner sa vie : journaliste, vendeur de livres en porte à porte, barman dans un piano bar. La musique l'interpelle. A ses heures perdues, il compose sur sa guitare et écrit des chansons. En fréquentant le cabaret des « Trois baudets », il assiste au tour de chant de Georges Brassens, première partie d'Henri Salvador. C'est la révélation. Il le recroise plus tard, par un heureux hasard, dans la librairie de son beau-frère et parvient à lui faire écouter ses compositions. Brassens estime que ses œuvres sont de « qualité » et encourage le jeune artiste à persévérer. En hommage à son "maître", Yussef Moustaki se rebaptise Georges Moustaki.
Le premier à accepter d'interpréter ses chansons, est Henri Salvador. Mais c'est une nouvelle rencontre qui vient bouleverser sa vie. En 1958, Henri Crolla, célèbre guitariste, lui présente Edith Piaf. Georges Moustaki tombe amoureux de la "môme" de la chanson française et lui écrit un de ses plus grands succès "Milord". La passion est intense et dure plus d'un an. Mais les excès de la chanteuse décident Georges à la quitter. Désormais, il se met un peu en retrait tout en poursuivant son apprentissage de la musique. Il écrit également pour différents artistes : Yves Montand, Colette Renard, Dalida et son amie Barbara. De 1960 à 1965, il s'essaie même à la chanson et sort quelque 45 tours sur le label Pathé Marconi. Mais ces enregistrements ne marquent pas les mémoires.
Barbara est également une belle rencontre de sa vie. Il lui écrit le texte de "La longue dame brune". La chanteuse pense que cette chanson les lie. Ils l'interprèteront en duo quelque temps plus tard sur la scène de l'Olympia. En 1966, elle lui présente Serge Reggiani. Cette rencontre est l'occasion d'une nouvelle étape dans la carrière de Georges Moustaki. L'acteur qui désire devenir chanteur, lui commande plusieurs titres qui sont tous des succès. "Sarah", "Ma liberté", "Ma solitude", contribuent à faire connaître les talents d'auteur compositeur de Moustaki. Un titre est cependant refusé par Reggiani. Il s'agit du "Métèque". Georges Moustaki, se décidera à l'enregistrer. Sorti en 1969, "Le métèque" est immédiatement un succès qui se vend à un million d'exemplaires en France. Le 33 tours, qui porte le même nom, est récompensé par le Grand Prix de l'Académie Charles Cros. L'apprenti chanteur sort de l'ombre et se retrouve propulsé sur la mythique scène de Bobino.
En 1972, il sort un nouvel album « Danse » et rempile pour un nouveau tour de chant à Bobino. C'est au cours du Festival International de la Chanson Populaire de Rio de Janeiro que débute son histoire d'amour avec le Brésil. Il rencontre de grands noms de la musique brésilienne tels Chico Buarque, Gilberto Gil ou Jorge Ben. Dès son album suivant, « Déclaration », les influences brésiliennes apparaissent. "Les Eaux de mars" est une sublime reprise d'"Aguas de março" d'Antonio Carlos Jobim. A partir de ce moment, Georges Moustaki ne cesse de faire des tournées à travers le monde. Il parcourt le Japon, l'Afrique, le Canada et se retrouve à l'affiche, le 28 octobre 1973, de la prestigieuse salle du Carnegie Hall. Malgré ses voyages, il n'oublie pas ses origines et participe en 1974 à un opus hommage à Georges Brassens, Georges et ses amis.
Rarement, un artiste n'aura été aussi prolifique. Il sort jusqu'à deux albums par an. Entre 1972 et 1981, paraissent neuf albums originaux. Ces compositions s'imprègnent de ses voyages et des différentes cultures qu'il y côtoie. A la fin de l'année 1987, il publie son premier roman « Les Filles de la mémoire ». Dans les années 1990, Georges Moustaki continue à enchaîner tournées et enregistrements studio. Il obtient le Prix National de la Chanson pour «Méditerranéen » et sort une intégrale en dix cd en décembre 2002 qui lui permet de mesurer le chemin parcouru. En 2004, la SACEM le récompense pour son apport à la chanson française en tant que créateur interprète. Le dernier album du voyageur infatigable sort en septembre 2005 : il s'intitule « Le Vagabond ». Enregistré au Brésil, cet album parle d'un thème cher au chanteur : les sentiments.


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