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« Messieurs les Politiques : Ayez pitié de notre économie »
Entre crise politique et foudre économique : Appel à témoin : Taïeb Souissi, Homme d'affaires
Publié dans Le Temps le 19 - 09 - 2013

• Un plan de secours s'articule autour de cinq points à savoir : remettre l'outil de production en marche, faire appel au capital national et étranger, valoriser les compétences, élaborer une nouvelle législation de travail et promulguer un code d'investissement qui réponde aux aspirations de l'actuelle génération aussi bien qu' à celles des générations futures.
Presque deux ans après les élections du 23 octobre 2011, les Tunisiens s'habituent tant bien que mal à la douche écossaise comme on dit. D'une onde de choc à l'autre, le peuple tunisien est toujours à la recherche de la solution miracle qui puisse débarrasser le pays de tous les collapsus. Entre temps et toujours en l'absence de remèdes radicaux, le dossier économique et social continue de broyer son pain noir, un dossier laissé à la traîne des objectifs établis de la Révolution. Et devant la guerre des chiffres et les divisions qui malmènent la scène économique (entre alarmistes et optimistes), il y a lieu de s'enquérir de la situation auprès des hommes de terrain, des hommes de première ligne : les hommes d'affaires et les acteurs économiques ?
Loin de tout calcul politique et pour répondre à cette question nous avons accordé la parole à Taïeb Souissi, Homme d'affaires qui nous a présenté son approche, celle d'un homme de terrain rompu et chevronné sur la situation économique du pays pour proposer un plan de sortie de la crise.
Le Temps : Comment vous percevez la situation économique du pays ?
Sans verser dans le pessimisme, les différents indicateurs nationaux, classements internationaux et notations convergent vers une réalité implacable : l'économie nationale s'enlise. Devant la guerre des chiffres et le contraste de couleurs politiques, je pense en tant qu'homme d'affaires que l'invisibilité, la grisaille et la foudre caractérisent aujourd'hui la scène économique tunisienne. Je dirais que nous frôlons même le palier de la catastrophe économique et qu'il y a bel et bien péril en la demeure, à moins de pouvoir rattraper le temps perdu. Les preuves alarmantes sont là et menaçantes : à n'en retenir que la dégradation de la note souveraine du pays, la dégringolade de la Tunisie et de l'économie tunisienne dans les différents classements internationaux et le cumul des déficits au niveau des grands équilibres fondamentaux. Je parlerais même d'une République de déficits : déficit de production, déficit budgétaire, déficit commercial, déficit de paiement, déficit de productivité…Avec cette culture de non travail qui s'est confirmée dans la Tunisie post-Révolution, l'accumulation des déficits et l'explosion des crédits étrangers, une question s'impose d'elle-même : comment parviendra-t-on à payer la saignée d'endettement ?
Il faut dire que les différents gouvernements de transition ont échoué à trouver les solutions idoines pour juguler la crise économique. Passant de la politique d'austérité de Kamel Nabli pour arriver à la politique dite expansionniste de Chedly Ayari, deux politiques qui n'ont pas réussi à changer la donne. A savoir : endiguer la poussée inflationniste, contenir le taux de chômage, améliorer la liquidité bancaire et surtout relancer la machine de la production et de l'investissement. A mon sens, l'éventuel recours à la planche de billet, ne permettra pas à l'économie nationale de sortir du gouffre. Nous avons besoin de décisions politiques courageuses. Je lancerais à ce titre un appel solennel à nos politiciens : Messieurs les politiques ayez pitié de notre économie et n'oubliez pas que partout dans le monde les élections se jouent sur l'économie!
Quel plan de secours proposerez-vous alors pour faire sortir l'économie nationale du gouffre ?
L'opinion publique déplore à l'unanimité aujourd'hui l'incompétence du gouvernement, notamment en matière de résolution des problèmes économiques. Nous sommes à la recherche d'un leadership politique fort capable d'orienter et de concilier toutes les tendances présentes actuellement sur la scène. Le consensus général est la seule alternative valable par les temps qui courent. Par ailleurs, il est inévitable de changer le schéma de développement et de repenser le modèle économique actuel. Du fait, il faut rompre avec les nominations partisanes. Il faut que notre économie considère le mérite. Mon plan de secours s'articule autour de cinq points à savoir : remettre l'outil de production en marche, faire appel au capital national et étranger, valoriser les compétences, élaborer une nouvelle législation de travail et promulguer un code d'investissement qui répond aux des aspirations de la présente génération et des générations futurs.
Autre point focal, il faudrait instaurer de nouvelles relations entre le syndicat et les entreprises pour décamper de la phase de revendications et renouer avec les vraies valeurs : les incitations au travail et à la production de richesse qui devrait être à son tour équitablement répartie pour éviter toute explosion sociale. Je dirais qu'il faut toujours faire attention parce que : « le jour où les jeunes se réveilleront, le pays tremblera».
Le mot de la fin ?
Aujourd'hui, il est impératif de sortir de l'impasse et d'en finir avec ce climat d'attentisme et de suspicion qui est en train de détruire l'économie. Durant cette phase de transition, les politiques ont délaissé l'économie. Or, il ne faut pas perdre de vue que les politiques n'ont pas d'avenir sans l'économie. La situation actuelle ne peut plus durer. Nous n'avons d'autre salut que de travailler 24/24 et de valoriser le mérite pour établir la justice économique. Je ne comprends toujours pas comment les gens qui ont abusé autrefois de l'économie et amassé des fortunes sous le règne de Ben Ai, se désintéressent aujourd'hui de leur responsabilité citoyenne et manquent toujours de patriotisme pour contribuer activement dans le renflouement du trésor public et par la même se réconcilier ainsi avec le peuple tunisien. Le patriotisme ce n'est surtout pas des slogans.
Propos recueillis par Yosr GUERFEL AKKARI


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