Entretien téléphonique Najla Bouden-Abdelhamid Dbeibah    Les relations tuniso-libyennes: Cafouillage diplomatique    8ème Sfax Marathon International 2021, dimanche 7 Novembre    Aides exceptionnelles de 300 dinars: Les objections pourront être émises dés la semaine prochaine    Sidi Bouzid : corruption et falsification de documents    TRANSTU: Le métro léger n°4 roulera sur une seule voie du 22 au 28 octobre 2021    Attijari Leasing : Mises en force en hausse de 21%    "La présidence du Parlement" appelle les députés à défendre leur droit au travail    Foot Europe – Programme TV jeudi    UEFA Champions League : statistiques d'après J3    NBA : Les résultats des 11 matchs de la nuit de mercredi    Sommet virtuel de la FIFA le 20 décembre    Tunisie-Daily brief du 21 octobre 2021: Prise en charge sanitaire de deux députées    BNA : Le Produit ne bancaire en hausse de 27%    ATB : Un PNB de 206,4 Millions de dinars à fin septembre    Sousse- Démolition de parasols et de cabanes appartenant à un hôtel [vidéo]    Abdellatif Mekki appelle les médias à ne plus utiliser le terme de "Député gelé"    Europa League (Poules / 3è J) : les matches de ce jeudi    Elyès Jouini : Le temps des quicks-wins est révolu, nous sommes désormais «dans le dur»    Samar Samoud : Nous ne devons pas crier victoire face à la situation pandémique !    Sfax sans déchèterie, sans eau courante et sans électricité !    La Tunisie s'est-elle fait avoir sur le dossier de la Libye ?    Najla Bouden reçu au Palais de Carthage    Les déclarations contradictoires de Kaïs Saïed à propos de la Ligue arabe    Djaili Amadou Amal lauréate de la sixième édition du prix Goncourt en tournée en Tunisie    La nouvelle ministre de l'Equipement et de l'Habitat veut des logements abordables    Monde- Daily brief du 20 octobre 2021: Poutine décrète une semaine chômée payée pour freiner l'épidémie de Covid-19    Sénateur Bernie Sanders: Palestinians lives matter    La scène artistique tunisienne perdre le scénographe et artiste pluridisciplinaire Kais Rostom    FMI: Des entretiens sont prévus dans les prochains jours avec des membres du nouveau gouvernement tunisien    Donald Blome proposé ambassadeur auprès de la République Islamique du Pakistan    Vers une coopération entre le ministère de la Jeunesse et la Fédération du sport pour tous    Kaïs Saïed remercie la Ligue arabe pour son soutien à la Tunisie    Zammour Trekking de retour pour une 4e édition du 4 au 8 novembre 2021 à Médenine    JCC- Des détenus produisent leur propre film court métrage    Sopra Banking Summit 1er festival au service du monde financier de demain    BT : Légère hausse du PNB    Tunisie – Météo: Des pluies attendues et légère hausse des températures    Ministre des Affaires culturelles: La situation sociale des artistes est notre priorité    LC Europe (poules / 3è J) : les matches de ce mercredi    Kairouan: Le ministre du Tourisme appelle à renforcer davantage le tourisme religieux et spirituel    La légende de Carthage en superstar à la Fashion Fair de Stockholm    Tunisie – Allemagne : Niels Annen reçu par Othman Jerandi    Monde- Daily brief du 19 octobre 2021: Etats-Unis: Une femme victime d'un viol dans un train, aucun passager n'intervient    Cycle de films Villes Tunisiennes et découvertes du 19 au 28 octobre 2021 par la Cinémathèque Tunisienne    Mahdia Des tensions suite au naufrage d'un bateau transportant des clandestins    Moncef Marzouki confond Khaled Mechaal et Ismaïl Haniyeh!    Des hauts gradés de la marine d'Europe et d'Afrique en conclave à Tunis    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Tunernuc», vous connaissez ?
Promenade dominicale
Publié dans Le Temps le 06 - 10 - 2013

Ces promenades peuvent être faites presque toute l'année. Mais, la mandragore fleurit principalement en automne. Aussi, la fin de l'été est-elle particulièrement propice à la réalisation de ces randonnées aussi agréables que faciles.
Le voisinage
Il pourrait être superbe. On ne sait pas pour quelles raisons, il laisse une impression assez pénible à certains endroits.
Grombalia est une ville très dynamique. Elle est à une quarantaine de kilomètres d'Hammamet et de Tunis. Tous ses environs pourraient être parcourus, par des milliers de touristes, étrangers et tunisiens, surtout au moment où la température de la mer ne permet plus la baignade. Cette ville veut se faire connaître et promouvoir les produits de son terroir en organisant, chaque année, une sorte de festival de la vigne qui est la culture principale de la région. Les chais voisins : les « domaines » Atlas, Saint Augustin, Ceptunes, en particulier, ont aménagé des aires de repos et de dégustation agréables pour les visiteurs éventuels.
Pourtant de gros « manques » subsistent encore, à notre avis. A l'heure actuelle, l'accent est mis sur une politique globale de tourisme culturel visant à accompagner, voire à remplacer, un tourisme balnéaire de masse qui, de l'avis général, n'est pas « payant ». Pourtant dans la région de Grombalia, aucun effort ne semble être fourni pour, au moins, protéger le Patrimoine afin d'éviter sa disparition définitive.
Les sites antiques forment une véritable couronne tout autour de Grombalia et à une vingtaine de kilomètres à la ronde, au maximum. Certains connus : Tubernuc, Vina, Jémajeur, Neferis ont été, en partie, fouillés puis délaissés. D'autres : Carpis, Cilibia, Furc, Chul sont abandonnés au pillage et aux fouilles clandestines. Trois historiens tunisiens éminents : Messieurs Taher Ghalia, Samir Aounallah et Mounir Fantar les ont répertoriés et présentés dans deux ouvrages récents : « Le Cap Bon – El Watan El Qibli » et « A la découverte du Cap Bon ». Tous les trois affirment que le patrimoine environnemental et culturel court des risques de dégradation et d'atteinte à son intégrité. Ils pensent qu'il faut mettre rapidement en place une stratégie d'intervention visant à sa réhabilitation, d'abord, à sa valorisation ensuite et à son intégration, enfin, dans des projets de développement durable. Même le « quartier andalou », au cœur de Soliman n'est guère mis en valeur.
Quels beaux circuits touristiques pourraient être organisés ! Ils présenteraient non seulement le patrimoine tunisien mais aussi les actuels produits du terroir. Les visiteurs en seraient les meilleurs publicitaires dans leur pays.
L'approche
Nous quittons donc Grombalia par la petite route qui passe par-dessus l'autoroute et se dirige, à l'Ouest, vers Aïn Tébournok. Nous dépassons la voie carrossable qui mène au barrage de Tahouna. Un autre barrage a été construit au voisinage du bourg d'Aïn Tébournok sur l'Oued Masri. Les deux lacs de retenue sont bien connus des chasseurs et des pêcheurs. Ils pourraient être fréquentés avec intérêt et plaisir par les amis des oiseaux et les amateurs de chasses photographiques. Les oiseaux d'eau migrateurs y sont nombreux de l'automne au printemps.
Puis, à une dizaine de kilomètres de Grombalia, la ruine imposante mais désolante d'une grande « ferme coloniale » se dresse à droite de la route. Elle nous désole parce qu'elle est laissée à l'abandon alors qu'à notre avis elle fait partie du Patrimoine. Des ouvriers tunisiens ont contribué à la faire construire en enrichissant son propriétaire par leur labeur. Elle est donc le témoin d'une époque et d'un mode d'exploitation. Ce pourrait être le site antique de « Ciliba ».
Les grandes maisons restaurées, par exemple, par la famille Lamouchi à Mateur et par les propriétaires du domaine Saint Augustin voisin, prouvent que ces vestiges du Protectorat, peuvent être réhabilités.
Nous dépassons l'entreprise Ceptunes dotée d'une grande aire de repos et de dégustation agréable où l'on pourra revenir pique-niquer.
Nous passons devant les vestiges de Tubernuc complètement abandonnés dans le bourg d'Aïn Tébournok et nous arrivons, quelques kilomètres plus loin, au pied du Jebel Bou Choucha situé légèrement à l'Ouest du Jebel Behelil.
Les promenades
Trois pistes permettent d'arriver au pied des collines. La première, à 1,5 kilomètre d'Aïn Tébournok, mène à une carrière intermittente. Le gardien surveillera les véhicules qui ne risquent rien même si personne ne veille sur eux.
La deuxième, à 1,5 kilomètre de la première, suit d'abord le petit Oued Krem qui devient, plus loin, l'Oued Masri. Elle mène à une troisième piste, plus importante, qu'on découvre, toujours à gauche de la route à 2 kilomètres de la deuxième. Cette dernière piste escalade les pentes Sud-Ouest et Sud du Jebel Bou Choucha puis celles du Jebel Mangoub qui porte un grand site à haouanet. Elle arrive jusqu'au marabout de Sidi Mohamed Latrech aux haouanet très connus.
Cette promenade de 6 à 7 kilomètres est parfaitement praticable aux véhicules 4x4 et même aux « vététistes », bien qu'elle comporte quelques « grimpettes » assez raides.
La mandragore
Nous avons placé ces randonnées sous le signe de la mandragore (Mandragora autumnalis) appelée en arabe « Tefah El Ghoul » : la pomme de l'ogre parce qu'elle est aussi belle que toxique. Ses longues trompettes d'un bleu céleste émergent d'une collerette de larges feuilles charnues d'un vert presque bleuté. Elle s'épanouit dès les premières pluies d'automne dans les sillons d'une olivaie qu'on découvre, en arrivant au pied du Jebel Bou Choucha.
Méfiez-vous : ne touchez pas aux mandragores ! Une légende médiévale affirme qu'elle pousse un cri qui tue quand on l'arrache ! Elle contient des alcaloïdes que la médecine emploie pour soigner les maladies nerveuses.
En arrivant au pied du Jebel Bou Choucha, vous découvrez sur votre droite, de petites falaises étagées comme les marches d'un escalier géant. C'est par là qu'on peut revenir ou partir !
Au dernier tiers du flanc du Jebel, en face de soi, on constate qu'une grande piste coupe la forêt, d'Ouest en Est, presque à l'horizontale. On la suivra dans un sens ou dans l'autre, au milieu de la randonnée.
A gauche de la carrière, après avoir traversé l'olivaie en direction des premières pentes, on croise une piste qui court autour du Jebel Bou Choucha puis gagne le flanc de son voisin : le Jebel Behelil. On se promène en pleine forêt, en longeant le bord d'un versant assez raide. Souvent, on lève des perdrix qui « se pouillaient » dans le sable chaud du chemin. Parfois un renard ou un chacal, en chasse, s'enfuit à votre approche.
En début d'automne ou au printemps, la forêt « vibre » des roucoulements des tourterelles. L'air embaume des parfums du thym et du romarin ainsi que des senteurs balsamiques de la résine de pin. Les cistes aux fleurettes blanches ou mauves et les genets dorés mais très piquants protègent, au printemps, de très belles orchidées sauvages ! Chardonnerets, Verdiers, Linottes et bien d'autres Passereaux vous tiendront compagnie durant la « rando ». Vous croiserez de nombreux jeunes gardiens de troupeau qui pourront vous renseigner.
N'ayez aucune crainte : vous ne pouvez pas vous perdre. Vous voyez, tout le long des promenades, la vallée d'Aïn Tébournok, où se trouve votre véhicule.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.