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AYO enflamme la scène
Publié dans Le Temps le 15 - 07 - 2015

Le théâtre de Hammamet était à son comble pour applaudir la belle artiste Ayo visiblement émue de l'accueil qui lui a été offert. Ce soir on ne venait pas pour écouter ou danser, même les adolescents et ils étaient nombreux, mais pour savourer ce que communique cette chanteuse germano-nigériane.
Accompagnée par le guitariste Sherrod Berneo et le pianiste Ondrej Pivec, elle a réchauffé le théâtre de Hammamet avec quelques titres de son nouvel album Ticket to the World, qui oscille entre soul et rap. De "choukrane" à "merci", Ayo remerciait son public par un concert sans fausse note : electro ou acoustique, elle a su se diversifier avec brio, sans jamais nous laisser dans l'ennui ou l'expectative d'autre chose. Avec un accent africain, elle nous parlait ce soir des gens qui n'ont pas leur « ticket to the world » donc pas de passeport et qui ne sont pas libres de voyager et de découvrir le monde comme nous. Elle leur fait un cadeau avec son nouvel album en leur donnant la possibilité de voyager librement, d'être libre de leurs mouvements grâce à la musique. Le public de Hammamet était sous le charme soumis à la ferveur sans trop demander pourquoi ni comment cette star arrivait à communiquer l'émotion, le plaisir à la fois et l'envie de partager, et d'écouter. Il suffit d'une introduction musicale assurée par Sherrod pour mettre les gradins en ébullition. La voix d'Ayo inspire un profond sentiment de sérénité et de douceur. Sa musique est à mi-chemin entre Jazz vocal, Folk et Soul. Ce public qui connaissait bien ses chansons « I'm walking » « Sometimes » «Love and hate » « It suppposed to be love » ne cessa pas tout au long du concert de lui donner la mesure. Son succès ne se fit pas attendre. Il faut dire qu'elle avait tout pour être applaudie un mélange de rock, de soul, de sons et de solo pétillants. Son style est inimitable. Les improvisations, les danses, les qualités vocales, etc....Le concert était d'une grande qualité. Morceaux mélancoliques, tendres ou cadencés se sont enchaînés à un rythme intense. Ayo voulait à chaque fois s'adresser au public. En anglais ou en français, ses textes évoquent le racisme, la paix, l'amour des autres. Ayo mentionne aussi, au fil de ses titres, l'Afrique, la Tunisie et le Nigeria. « Quand on arrive dans un pays étranger dit-elle et qu'on ne parle pas la langue, une connexion différente se met en place à travers le corps, les gestes mais aussi le regard... C'est cela qui est enrichissant. Quand je vois des personnes à terre dans une rue où passent des gens qui feignent de ne pas les voir, je suis scandalisée. Je souhaite qu'ils n'aient jamais peur d'aller vers les autres, car l'indifférence est vraiment ce qu'il y a de pire »
Le public, le pied tapant la mesure, les têtes marquant le rythme, était comblé. L'ambiance était à la fois sur scène et dans le public. Ayo plaisantaient avec le public, rigolait et s'amusait. Elle séduisait l'assistance par ses tubes « Who » « Rebel » « Help is coming » et « complain »
La communion était totale et à chaque morceau, on se met debout, car il y a quelque chose d'émotionnel. Cet enthousiasme s'est transmis aux musiciens partis chacun dans des improvisations superbes. Ayo raconte toujours le sourire aux lèvres, dans un français parfois approximatif mais charmant - qu'elle voulait retrouver ses racines africaines. Elle est concernée par le monde actuel, et les problèmes que rencontrent les personnes qui vivent malheureusement dans un état possédant un régime politique strict. Elle prend un nouveau virage dans "Fire", premier extrait de "Ticket to the world", son quatrième album. Ayo est dans le constat d'urgence. "The cities are on fire", les villes brûlent et personne n'entend dit-elle avec sa voix bien reconnaissable. Seule l'évasion semblerait pouvoir lui faciliter la vie et à chaque fois elle espère trouver une issue .: « I'm callin', I need a hand, Pray for me, Caress my soul, I need a friend, Please don't go » des mots pour sortir de l'impasse, de l'étouffement et respirer librement. Finalement, Ayo appelle à partager les cultures, à voyager, ou simplement rêver d'ailleurs. Cette belle nigérienne a tenu à clôturer la soirée avec ses deux belles chansons « Life is real » et « Let i train » « Je ne m'attendais pas à un tel accueil, merci Hammamet » annonce t-elle à la fin de son spectacle.


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