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Bruits et chuchotements
Publié dans Le Temps le 15 - 05 - 2016

«Le théâtre national optera pour une ouverture sur le théâtre mondial en 2017»
Le directeur du théâtre national tunisien, Fadhel Jaaibi, a souligné que le théâtre national optera pour une ouverture sur le théâtre mondial au cours de l'année 2017, et ce à travers la production de nouvelles oeuvres communes avec des hommes de théâtre connus à l'échelle internationale.
Jaibi a indiqué, lors d'une conférence tenue mercredi soir au centre des arts dramatiques et scéniques de Gafsa dans le cadre de la 4ème édition du festival du spectacle vivant de Gafsa, que la production de pièces communes avec les troupes internationales permettra au théâtre national de tirer profit des expériences théâtrales mondiales.
"Le pays a besoin de la culture théâtrale qui ne se réalise qu'à travers l'acquisition de connaissances artistiques et théâtrales nécessaires " a-t-il dit.
Il a, en outre, présenté un aperçu sur sa carrière artistique qui a démarré en 1972 à Gafsa où il a passé 4 ans et dont les oeuvres produites ont été inspirées du vécu des travailleurs du bassin minier et des préoccupations quotidiennes des habitants de cette région. Jaibi a également passé en revue les difficultés qu'il a rencontrés au cours de son expérience dans le secteur public avec un nombre d'hommes de théâtre tels que Raouf Ben Amor, Raja Farhat, Mohamed Idriss et Fadhel Jaziri. Il a aussi rappelé l'oppression exercée, auparavant par les politiciens sur les hommes de théâtre, à travers la censure des textes et des scènes et les difficultés financières . Il a parlé de la fondation de la troupe "al masrah jadid", pemier noyau théâtral privé créé en 1976 et ses fondateurs: Ezzzedine Gannoun, Mohamed Idriss et Raja Farhat . "Cette troupe est née dans un contexte politique marqué par l'oppression et la censure", a-t-il dit, et notre objectif était de bénéficier d'une marge d'autonomie et de liberté pour décrire la situation socio politique dans le pays.
Plusieurs pièces de théâtre ont été mises en scène par Fadhel Jaibi, comme "el ers" (le mariage) et "arab". Après 18 ans avec "al masrah jadid", Jaibi a créé la société "Familia production" avec la dramaturge et actrice Jalila Baccar, qui a produit plusieurs oeuvres théâtrales dont "khamsoun" (corps otages), "Yahia Yaaich" (amnesia) et "Tsunami". En 2014, il a été nommé directeur général du théâtre national.
"Le noir est une valeur", spectacle sur la discrimination raciale et sociale
Dans la salle de spectacles presque obscure de l'espace artistique et culturel
"Lang'art" se faufilaient les silhouettes de jeunes chorégraphes, filles et garçons, qui se lancent sur scène dans une danse rythmée par leur soupirs et leurs corps entrelacés.
Intitulée "le noir est une valeur", cette nouvelle création, présentée, jeudi soir, est réalisée par l'espace Lang'art avec l'appui de plusieurs partenaires, notamment, l'Union Européenne dans le cadre du projet d'aide au théâtre des jeunes.
Le spectacle aborde la question identitaire au sein de la société tunisienne rangée par plusieurs maux, dont la discrimination raciale, régionale et sociale.
Dans la fiche de présentation, ce spectacle est défini comme "un genre de comédie musicale qui vise à montrer la contribution de la culture noire dans le patrimoine culturel tunisien avec une approche universelle se basant sur la musique (Jazz, Blues et R&B) ou la danse (Hip hop).
L'objectif recherché, est de convaincre le public de l'importance de la diversité culturelle dans la construction de la richesse humaine".
Côté artistique, certains éléments doivent être améliorés pour hisser cette œuvre au rang d'une vraie comédie musicale, pourvue qu'elle soit prête à la première du spectacle prévue, au cours du mois de juillet prochain.
S'agissant du traitement de la question des noires et de la discrimination dans certains milieux sociaux en Tunisie, le spectateur se trouve dans une situation d'inconfort devant certains mots osés.
Coexistence, cohabitation, amour et paix, le message est noble, mais la façon de le transmettre, sur le plan artistique, devra implicitement montrer que '' le noir reste une valeur".
Niché dans un ancien dépôt situé dans un coin de la rue de Lénine au Centre ville de Tunis, "Lang'art " est un espace culturel géré, depuis près d'un an et demi, par Bahri Ben Yahmed qui se présente comme chorégraphe et cinéaste.
Selon Ben Yahmed, "l'espace est créé par les membres de l'association « Danseurs citoyens » composée d'un collectif de chorégraphes et danseurs afin d'accompagner les jeunes issus des quartiers populaires dans le cadre d'une formation en chorégraphie qui correspond à leurs besoins."
Ce travail de groupe est réalisé par les chorégraphes eux-mêmes, précise l'artiste, ajoutant que "la plupart d'entre eux sont des jeunes issus de milieux modestes qui ont quitté les bancs de l'école".
Pour Ben Yahmed, l'idée est de "leur permettre de s'exprimer autrement sur certains problèmes dans la société."
Fruit d'une première formation au sein de Lang'art, cette création est une nouvelle tentative de rapprocher l'art du vécu et d'évoquer certains aspects de la culture des populations noires de Tunisie, qui, dans certaines régions du pays, souffrent toujours du regard de l'autre.
Journées féministes maghrébines: "Fatima Mernissi"
Un hommage posthume sera rendu à Fatima Mernissi, sociologue et activiste féministe marocaine décédée le 30 novembre 2015, au cours des "Journées féministes maghrébines", prévues les 20 et 21 mai courant au club Tahar Haddad à Tunis.
Cet événement, organisé à l'initiative d'un collectif formé de féministes maghrébines tunisiennes, algériennes et marocaines, vise à raviver le souvenir d'une femme dont la pensée a largement influencé la pensée féministe maghrébine des années 1980-1990.
Témoin privilégié de la montée des mouvements féministes Maghrébins et arabes, Fatima Mernissi est une avant-gardiste qui a beaucoup travaillé sur des problématiques liées à la femme, à la sexualité et au pouvoir en Islam.
Ses écrits et sa force de conviction ont aidé à l'émergence de la voix féminine arabe. Deux volets seront abordés au cours de ces journées dédiées à la mémoire de Mernissi. Le premier volet est scientifique et abordera l'œuvre de Mernissi ainsi que la pensée féministe maghrébine des années 1980-1990 et l'avenir du mouvement féministe dans la région. Quant au second volet artistique, il comportera une exposition, des lectures théâtrales d'extraits de l'œuvre de Mernissi et un récital de musique et chants.


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