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Douze films récents au Ciné-Vog
Publié dans Le Temps le 01 - 10 - 2016

Pour leur seconde édition, les Journées du cinéma italien proposent de découvrir une nouvelle vague de cinéastes en douze films répartis entre fictions et documentaires. Quatre jours de projections pour retrouver humour, engagement, drames humains et échos des grands cinéastes de la péninsule.
Les Journées du cinéma italien auront lieu au Ciné-Vog du 6 au 9 octobre, avec un programme des plus alléchants. Organisé par Medfilm et l'Institut culturel italien, ce rendez-vous se tient pour la seconde fois en Tunisie et propose de découvrir des oeuvres récentes de la cinématographie italienne.
Le Ciné-Vog renoue
avec son histoire italienne
En effet, tous les films au programme - au nombre de douze - ont été produits en 2015 et 2016 et seront présentés en version originale sous-titrée en français. A tout seigneur, tout honneur, la salle du Ciné-Vog, récemment rénovée par le cinéaste Moncef Dhouib, retrouvera des couleurs italiennes et se souviendra des Lombardo, fondateurs en 1948 de ce cinéma qui a fait les beaux jours du Kram et effectue un retour remarqué à la vie culturelle. Ainsi après avoir accueilli la première de "Zizou" de Férid Boughedir, c'est au tour du cycle des Journées du cinéma italien de trouver le chemin du Ciné-Vog.
Les douze oeuvres qui seront au menu de ces journées recèlent une grande diversité. Le public pourra voir en soirée à partir de 19h quatre films de fiction. Quant aux matinées, elles débuteront à 15h30 et seront consacrées à des longs métrages documentaires, précédés par la projection de courts métrages de quelques minutes.
L'immigration,
un thème devenu central
Ce qui retient l'attention dans le programme de ces journées, c'est l'intensité humaine des films sélectionnés. Drames migratoires, drames de la vie et métaphores sur le pouvoir structurent ces oeuvres que le public pourra découvrir la semaine prochaine.
Le traitement des questions liées à l'immigration par le cinéma italien contemporain devrait retenir l'attention des cinéphiles. En effet, quatre oeuvres sont installées dans cette vaste problématique. "Mediterranea" de Jonas Carpignano revient sur la révolte des immigrés à Rosarno et sa répression. Ce film qui est la première oeuvre de Carpignano - un cinéaste issu de la nouvelle diversité italienne - suit l'odyssée de deux frères qui quittent le Burkina Faso et échouent au camp de Rosarno. Cette oeuvre poignante et cruellement vraie avait été très applaudie à l'ouverture du Med Film Festival l'année dernière.
Trois documentaires traitent aussi de questions liées à la migration, un thème désormais récurrent dans l'ensemble du cinéma européen. "Dustur" de Marco Santorelli suit un groupe de détenus musulmans dans la prison de Bologne alors qu'ils sont en cours d'initiation à la constitution italienne. Pour sa part, "Delta Park" de Mario Brenla revient sur le quotidien d'un hôtel dans le delta du Pô qui évite la faillite en se transformant en centre d'hébergement pour migrants. Enfin "Sponde" de Irene Dionisio met en valeur l'amitié qui lie un sculpteur tunisien et un fossoyeur italien. Ce duo improbable réuni par les drames de l'émigration déclinera actes et idées sur la marginalité et la dignité.
Un cinéma créatif,
vibrant et engagé
Seul le quatrième et dernier documentaire au programme rend compte d'autres réalités. Il s'agit de "Matrimonio" de Paola Salerno qui pose sa caméra dans une famille calabraise en pleins préparatifs de mariage. Ce seront alors les derniers jours de célibat de Checco et ses noces qui seront restitués par la caméra de sa propre soeur.
Quant aux trois autres oeuvres de fiction au programme, elles sont autant représentatives du nouveau cinéma italien que des liens des auteurs de la nouvelle génération avec les grands réalisateurs d'hier. Ainsi, "Non essere cattivo" de Claudio Caligari répond à un dispositif très pasolinien en mettant en scène Vittorio et Cesare, deux marginaux en pleine rédemption grâce aux figures féminines et salvatrices de Linda et Viviana. Ce film a été sélectionné pour les oscars 2016 au nom de l'Italie et se caractérise par un regard d'une grande lucidité sur les marginaux et les laissés pour compte de la société moderne.
"Le confessioni" de Roberto Ando évoque à sa manière le cinéma vibrant et engagé de Elio Petri en proposant une singulière métaphore autour du pouvoir. Dans ce film, des ministres de l'Economie sont réunis avec le directeur du FMI pour prendre des décisions vitales. La réunion sera toutefois suspendue à cause d'un événement tragique. Dans ce huis-clos, Ando met face à face les décideurs avec un moine, une rock star et un écrivain pour enfants...
Bientôt, la semaine
de la langue italienne
Enfin "Per amor vostro" de Giuseppe Gaudino se déroule dans une ville de Naples sublimée par les images de ce réalisateur qui en est à sa deuxième oeuvre de fiction. Le film suit le parcours d'une femme de cinquante ans, Anna, en proie à des difficultés de tous ordres. Alors qu'elle broie du noir et survit avec ses trois enfants, elle décroche un poste de souffleuse dans une production et sera séduite par un comédien. Là encore, la subtilité du réalisateur et les textures humaines de cette oeuvre renouent avec certains classiques de la comédie italienne et des grands ténors que furent Dino Risi ou Luigi Comencini.
Créatif, actuel et engagé, le cinéma italien fait sa rentrée en Tunisie et devrait mobiliser un public de cinéphiles et d'italianophones. Une belle entrée en matière pour l'Instituto italiano di Cultura qui met actuellement la dernière main aux préparatifs de la semaine de la langue italienne...


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