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Le rideau tombe ce soir sur l'édition du cinquantenaire
Publié dans Le Temps le 05 - 11 - 2016

Le palais des congrès accueillera ce samedi 5 novembre la cérémonie de clôture des JCC 2016. Quelle sera la configuration du palmarès? Quelles seront les oeuvres primées? Le public retient
son souffle, tout en poursuivant le marathon des films et des hommages... Avec des gros plans sur les oeuvres de Ouedraogo et Kiarostami, plusieurs pépites dans les différentes sections et une ovation pour l'Egyptien Adel Imam...
Décidément, cette session des JCC oscille sans arrêt entre la mémoire et la nouveauté! Depuis l'ouverture du festival, ce sont des bribes de mémoire qui surgissent sous la forme de films, de rencontres et d'hommages. En même temps, les oeuvres nouvelles s'affichent aux quatre coins de la ville et font planer un public plutôt jeune, qui se fait un devoir de remplir les salles, visionner les films et applaudir les réalisateurs présents.
Un hommage aux pionniers et à l'immense Idrissa Ouedraogo
Ce pas de deux entre mémoire et avenir a trouvé de nombreuses illustrations ces derniers jours. Ainsi, un hommage était rendu à quelques pionniers qui ont suivi le festival dès ses débuts. Aux côtés des Tunisiens Jelila Hafsia et Moncef Charfeddine, plusieurs cinéastes étaient honorés de la sorte à l'image du Soudanais Goballa Gubara dont les habitués des JCC se souviennent du port altier et dont la fille recevait en son nom l'hommage du festival.
Ce sont des pages d'histoire qui défilaient avec le Camerounais Dikongue Pipa, l'Ivoirien Timite Bassori, l'Ethiopien Solomon Bekele ou le Gabonais Imunga Ivanga. Mais la plus grande des ovations est allée au Burkinabé Idrissa Ouedraogo.
Ce dernier est connu à Tunis comme le loup blanc et a toujours laissé dans son sillage des oeuvres de premier plan qui ont recueilli les suffrages des publics des JCC et aussi du festival de Cannes dont il est un habitué. Tous les cinéphiles se souviennent encore de ses films d'une grande puissance comme "Daabo" ou "Yaaba". Plus récemment, Ouedraogo enchantait le public avec "Le cri du coeur", "Kini et Adams" ou encore ses nombreuses oeuvres documentaires de vulgarisation. A ce titre, il a réalisé une impressionnante série sur les dangers du sida.
L'hommage à Ouedraogo s'imposait car il s'agit bien d'un des géants du continent, un grand artiste dont les méandres de l'oeuvre se confondent avec l'histoire des JCC. Ce devoir de mémoire auquel s'est astreinte cette édition du cinquantenaire des JCC est de bon aloi car il vient rappeler que l'arbre-festival a des racines profondes et qu'elles prennent leur ancrage partout dans le continent.
Entre Adel Imam et Abbas Kiarostami...
Sur un autre plan, l'Egyptien Adel Imam a fait sensation en arrivant à Tunis. Honoré par le président de la République, décoré de l'ordre du mérite culturel, adulé par le public, Adel Imam est une incontestable star du grand et du petit écran.
Sa présence fait resurgir les images de Doraid Laham, Raghda, Faten Hamama et tant de vedettes orientales qui ont fait les beaux jours du festival dont les ancrages sont aussi bien dans le Maghreb, le Machrek que l'Afrique de l'Ouest. Cette présence de Adel Imam souligne aussi la vocation des JCC à fédérer tous les publics du cinéma tout en gardant cette dimension militante qui fonde le festival. Tout en gardant aussi cette fonction de défrichage et de découverte qui transparait dans les nombreuses sections parallèles à la compétition officielle.
Ce n'est pas tous les jours que le public a autant l'embarras du choix! Cinéma russe ou cinéma asiatique, films tchadiens, mozambicains ou sénégalais, rencontre avec les cinémas d'Europe qu'ils soient polonais ou néerlandais...
Devant cette vaste palette, c'est toutefois l'Iranien Abbas Kiarostami qui s'adjuge haut la main la palme du public. En effet, la rétrospective de ses oeuvres ne désemplit pas et le public en redemande. C'est vrai que le choix des films est excellent et que les oeuvres sélectionnées permettent d'embrasser du regard la filmographie de ce géant asiatique, récemment disparu à l'âge de 76 ans. Avec ses cinquante films tournés en Iran même, ce cinéaste a connu une célébrité mondiale et convaincu les publics les plus difficiles. Juste hommage à un cinéaste essentiel, un artiste fondateur d'une manière de filmer qui aime contempler, observer, évoquer...
En attendant le palmarès...
Et la compétition officielle? Elle poursuit son bonhomme de chemin avec des coups de cœur à répétition pour les films les plus inattendus.
Les Tunisiens se défendent bien et le "Chouf" de Karim Dridi fait sensation alors que "Thom" du Burkinabe Tahirou Tassere est une oeuvre digne d'intérêt que l'on pourrait retrouver sur le podium final. Même chose pour "Starve your Dog" du Marocain Hicham Lasry. Evidemment, le marathon de films est des plus épuisants mais les oeuvres sont belles et diversement inspirées.
Qui sera sur le podium ce samedi soir? Nous n'allons pas tarder à le savoir puisque la cérémonie de clôture aura lieu ce soir au palais des congrès à partir de 18h. Il sera alors temps de découvrir le palmarès d'une session pas comme les autres puis se retrouver le lendemain à la Maison Ibn Rachiq pour voir ou revoir les trois Tanits programmés à 16h30 pour le bronze, 18h30 pour l'argent et 20h30 pour l'or.
Alors, le rideau pourra retomber sur une session qui, pour le moment, aura tenu ses promesses, en attendant le palmarès, ses confirmations ou ses surprises...


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